Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mardi 8 juillet 2008

The Gossip en live

Ce week-end je me suis accordé une petite virée Rock and Roll et je suis tombé sur ça ! Oh, je vous rassure, je ne suis pas allé à Belfort pour assister aux Eurockéennes… Quoique j’aurais bien voulu, mais non, je me suis contenté de regarder je ne sais plus quelle chaîne qui les diffusait en direct. Et croyez moi, je n’ai pas regretté. The Gossip, je connaissais vaguement mais sans plus. Je savais qu’ils avaient la réputation d’être géniaux sur scène, et que cela était dû surtout à la chanteuse Beth Ditto. Cette version de “Standing in the way of control” m’a scotché sur mon canapé !
Et le fait de voir Beth assumer ses rondeurs pour le plus grand plaisir de ses fans ne m’a pas laissé indifférent non-plus.
Alors voici exactement ce que moi j’ai vu à la télé ce samedi soir. Ca déménage un max, c’est de la pure rock-attitude, et putain que c’est bon…



Par contre, je suis pas trop sur pour le son... Vous me direz si il est assez fort ou pas...

samedi 5 juillet 2008

Ingrid : Beaucoup de questions, peu de réponses

Bon, cela va faire maintenant trois jours qu’Ingrid Betancourt est libre. Quelques heures après sa libération, les premières critiques tombaient sur les blogs, les sites et les forums. Les premiers doutes, les premières récupérations, bref, que des trucs qui me faisaient gerber tant l’événement était proche dans le temps et proche dans mon cœur. Je me suis insurgé contre de tels abus de mots, prônant le fait de profiter au maximum de ces moments. Pour moi il serait toujours temps de gloser sur cette libération, d’analyser ses retombées, de décrypter ses utilisations… Oui, mais plus tard. Comme après un deuil, je crois qu’il est de bon ton de respecter une période uniquement consacrée au ressenti. La froide analyse et la controverse ne sont pas de mise en de tels moments. Mais bon, nous vivons à l’heure d’internet (quand celui-ci fonctionne correctement ! GRRRR !!!), et donc les choses vont plus vite (trop vite peut-être ?). Donc, cela fait trois jours… Et bien, chers amis, pour moi trois jours de liesses populaires c’est suffisant. La télévision nous abreuve « ad nauseam » de pathos et de gros bisous baveux et moi, j’ai l’estomac fragile et la nausée commence à poindre. Dans il est temps de faire le point sur ce qui se passe.
La première utilisation de la libération des otages s’est vue quasiment tout de suite, sur le tarmac de l’aéroport de Bogota. Les militaires d’Uribe orchestraient, bien maladroitement puisque cela se voyait, cette libération pour redore leur blason et ce pour le bénéfice du président colombien. Sur le moment on se dit, c’est de bonne guerre. Vu l’apparente sophistication de l’opération, ils le méritent bien, etc.… Même si certains s’interrogent sur les capacités de l’armée colombienne à mener une telle opération, on se rassure en évoquant une aide américaine et israélienne…
Puis notre Glorieux Président Elu à 53% saute lui aussi sur l’aubaine. D’ailleurs, qu’il ne le fasse pas nous aurait étonnés. Là, les ficelles sont grossières et n’abusent plus personne. Même si l’on devine derrière l’apparente communion des sentiments une certaine déception… Ben oui, la France qui tentait de se mettre en tête des chantres de la paix et de la négociation diplomatique se voit doublée par une opération militaire à laquelle elle n’est absolument pas conviée. Il y a de quoi être fumasse.
Jusque là, rien de vraiment critiquable. On apprécie le moment présent et on profite de la joie des retrouvailles. Et puis, les choses commencent à déraper. C’est d’abords le Figaro.fr qui commence en se faisant piquer en flagrant délit de bidonnage vidéo, en coupant au montage les remerciements d’Ingrid envers Chirac et de Villepin... Pour ceux qui ne connaissent pas l’affaire reportez vous à cet excellent article de Dedalus.
Puis Ségolène Royal, en voyage au Québec, ouvre sa grande bouche pour, dit-elle : Mettre en garde contre toute récupération politique éventuelle de la libération d’Ingrid Betancourt. Tout de suite, c’est haro sur l’ânesse, Fillon et Raffarin lui tombe sur le râble critiquant son manque d’aménité. En même temps, il faut bien avouer qu’elle disait tout haut ce que beaucoup pensaient en leur for intérieur. Mais bon, comme le disait Jean-Michel Aphatie sur son blog : « Il ne faut pas négliger le plaisir que procure un bonheur collectif partagé. Rompre le charme, c’est endosser la tunique de la méchanceté et sembler torturé par la jalousie. ». Bref, dans une affaire comme celle-ci, quitte à tirer sur le corso fleuri, autant ne pas se faire prendre à être la première.
Enfin, comme pour illustrer cet aura de suspicion, c’est de la très belle confédération helvétique que vint la pomme de discorde. Ou le pavé dans la mare, comme vous voulez. La Radio Suisse Romande, qui est un média sérieux, dénonce ce qui est une mascarade destinée à camoufler une transaction financière orchestrée par le gouvernement américain et le président Uribe. L’article est étayé et ne manque pas de pertinence comme vous pourrez le constater dans sa version audio. (Ca y-est, vous avez cliqué sur audio ? C’est bien…).
Et bien, je vais vous dire que cette version évoquée par la RSR me plait bien. Cela sonne juste à mes oreilles, et je vais vous dire pourquoi.
Tout d’abord cette libération tombe à pique pour le président Uribe. Une telle réussite ne peut que le conforter dans son rôle d’homme fort du dernier bastion sud-américain contrôlé par les USA. Le fort Alamo de l’Amérique du sud en quelque sorte. Et je me méfie des coïncidences. De plus, n’oublions pas que lors de la libération, les médias évoquaient la présence de trois américains parmi les otages… En fait il s’agit de trois barbouzes chargés par leur gouvernement de la lutte anti-drogue. Officiellement la position des Etats-Unis est de ne jamais négocier avec les terroristes, jamais. Et mon cul c’est du poulet ? Les USA ont toujours joué sur les deux tableaux, négociation et force, et croire le contraire serait naïf. Enfin, l’apparente bonne santé d’Ingrid laisse penser qu’elle a été plutôt choyée ces dernières semaines. Comme si sa libération était programmée…
Alors je me pose la question. Si la version de la RSR recèle une petite partie de la vérité, on peut se demander si Ingrid était au courant de ce qui se tramait. Et si c’est le cas, cela expliquerait qu’elle désire apparemment se rabibocher avec Uribe et rester en France… Ca ce tient, non ? Car n’oublions pas, comme je le soulignais déjà dans mon article précédent, qu’Uribe et Betancourt ne sont pas vraiment des amis… On peut imaginer un deal du genre : Je te fais libérer en payant de ma poche, mais tu te casses de mon pays…
Bref, je peux vous le dire maintenant, après trois jours, cette belle histoire sent de plus en plus mauvais. Dans les lignes précédentes, j’ai utilisé trois fois le terme « apparente ». Cela résume bien ce que je ressens. Tout ça n’est pas clair, et je gage que nous ne tarderons pas à connaitre le fin mot de l’histoire. Vous me connaissez, je ne suis pas un grand fan des conspirations. Mais dans le cas présent, beaucoup trop de questions restent sans réponses. A suivre donc.
PS : Alors que je publie cet article, la vidéo du Figaro.fr a été supprimée du répertoire de Dailymotion. Bizarre… Pourtant croyez-moi sur parole, ce que dit Dedalus est vrai.

jeudi 3 juillet 2008

La alegria

La nouvelle est tombée à 21h16 sur toutes les chaines d’info, Ingrid Betancourt est libre ! Ma joie étant énorme je ne peux résister à vous conter ce que je faisais lorsque j’appris la nouvelle. En fait, faute de programmes intéressants je zappais allègrement d’une chaine à l’autre… Histoire de travailler un peu mon anglais je décidais de m’arrêter sur Skynews (C’est tellement plus agréable à écouter que CNN ! Pour être franc, j’ai un faible pour le bon anglais bien oxfordien… Je trouve que ça a de la classe, et c’est bien plus facile à comprendre pour moi…) Soudain, mon œil est attiré par un bandeau qui défile :
“Breaking news, French Colombian presidential candidate Ingrid Betancourt has been released by the army with…” Je n’en crois pas mes yeux et il me faut attendre un deuxième passage du bandeau pour bien prendre la mesure de ce que je lis… et zapper illico sur I-Télé. Et oui ! C‘est vrai Ingrid Betancourt est libre !
Pendant un moment je reste donc devant mon poste à suivre en direct les événements jusqu’à ce que comme des millions de téléspectateurs de par le monde je la vois surgir sur la passerelle d’un avion militaire... Je suis heureux et je ne sais pas pourquoi je repense à ce mardi 11 septembre 2001… je ne sais pas pourquoi, mais ces deux événements se superposent. Je rallume mon ordi pour suivre avec mes copains le fil des événements sur internet, mais hélas ce fichu problème de connexion recommence ! J’enrage !
Alors ce matin, même si ma connexion est encore en rade, je voulais vous dire ma joie mais aussi mes réticences. Je suis comme ça, je ne peux m’empêcher de voir le mauvais côté des choses, même si le plus important est quand même qu’Ingrid soit libre après 2321 jours de captivité. Je regrette que sa libération soit due à une opération militaire… Certes, celle-ci fut apparemment menée de main de maitre, mais une négociation aurait été, à mon avis, de meilleur augure pour l’avenir qu’un coup de main, aussi efficace soit-il. De même j’ai trouvé que Sarkozy se gargarisait de cette libération comme si elle était de son fait… Quel culot ce type ! Ou encore lorsque les otages sont sortis de l’avion et se sont exprimés devant les journalistes, de voir ces généraux colombiens diriger cette pitoyable mascarade, bousculant les familles et les otages pour se mettre en valeur… j’en ai eu la nausée. Et que dire des paroles d’Ingrid ? Obligée de féliciter ces guignols étoilés… Alors que la situation politique en Colombie est telle que la libération d’Ingrid Betancourt est probablement la pire chose qui soit pour le président Alvaro Uribe… En effet, n’oublions pas qu’Ingrid était, lors de son enlèvement, candidate écologiste aux élections présidentielle créditée de seulement 2% d’intention de vote, mais que depuis sa popularité n’a cessée de grandir. Elle est devenue une icône. Libérer Ingrid Betancourt n’était pas une priorité pour Uribe, car sa captivité, même si elle le mettait en porte à faux sur le plan de la politique extérieur, l’arrangeait beaucoup sur le plan intérieur. Comme l’a dit une des nombreuses personnes interviewées hier au soir Ingrid Betancourt sera peut-être la future présidente de la Colombie…
Bref, comme d’habitude la joie se mêle aux bémols…
Mais bon, ce matin, somme toute, je suis heureux.

mercredi 2 juillet 2008

Evanescence

Allez ! Aujourd’hui je vous fais partager non seulement de belles chansons, mais également de belles images. Du bon rock bien lourd, bien puissant, servit par une Amy Lee à la voix de cristal. Un truc qui déménage d’autant plus quand on peut le voir sur scène… Car finalement le talent d’un groupe c’est d’abords et avant tout sa prestation scénique. Et avec Evanescence on est servit !
Je vous conseille donc l’achat (oui j’ai bien dit l’achat !), de l’album live Anywhere but Home enregistré à Paris qui est vendu avec le DVD du concert… Le pied intégral !

Soyons logique !

Hier le ministre de l’Ecologie de l’Energie et du Développement Durable, Jean-Louis Borloo nous à fait une bien bizarre déclaration. Lors d’une interview accordé au Parisien celui-ci à déclaré, je cite : « Le malus des véhicules extrêmement polluants sera payé, non plus simplement à l'achat, mais tous les ans. A l'inverse, la prime de bonus pour les voitures propres représente un véritable gain de pouvoir d'achat pour les Français. ».
Comme vous le savez, je suis plutôt écolo sur pas mal de point, mais là je trouve que cette déclaration révèle, non seulement une langue de bois proche de la désinformation, mais qui plus est, une certaine injustice.
Comment ? T’as fumé la moquette Gwendal pour dire une chose pareille ? T’es malade ? C’est ton dimanche sans connexion qui t’a porté sur le ciboulot ?
Que nenni mes amis, je me permets juste d’être critique jusqu’au bout et voici pourquoi.
Le système bonus-malus inspiré du grenelle de l’Environnement et mis en place au 1er janvier 2008, consiste à taxer l’achat des véhicules neufs les plus polluants et de favoriser l’achat de véhicules « propres » sous la forme d’une prime. Ou d’une ristourne, comme vous voulez…
Jusque là, me direz-vous, pas de quoi hurler au loup, la mesure est plutôt bonne et va dans le bon sens… Cependant, il convient alors de définir ce qu’est un véhicule propre et un véhicule pas propre. La réglementation à fixé le seuil à 250g/km de CO2 émit. Plus de 250g, vous êtes un connard de pollueur. Moins de 250g, vous avez la conscience tranquille car vous êtes considéré comme un bon citoyen…
Le principe de cette réglementation étant d’inciter la population, mais pas forcément de se faire du fric sur le dos du consommateur. A ce titre, les sommes taxées et les sommes versées sont sensées s’équilibrer. Le problème, voyez-vous, c’est qu’étant donné les progrès technologiques actuels, les véhicules neufs qui émettent plus de 250 g de CO2 au kilomètre ne représentent que 1% des véhicules vendus… Pour vous dire, même une Ferrari F430 ou un Porsche Cayenne pollue moins que ça !
Donc, six mois après la mise en place de cette loi, le gouvernement s’est vite rendu compte que la mesure lui coutait plus qu’elle ne lui rapportait. Soit environ 200 millions d’euros par an ! Oups ! L’écologie s’est bien, mais faut quand même pas pousser mémé dans les orties…
Ores donc, il a été décidé que les pollueurs paieraient maintenant non seulement à l’achat, mais également annuellement à hauteur de 10% de la somme déjà prélevée lors de l’acquisition… Une double imposition en quelque sorte, et là, déjà, y’a comme un problème.
Il y a un problème parce que l’on assiste à un exemple d’ostracisme qui commence à me gonfler sérieux, comme pour les fumeurs, les obèses et les malades, et bientôt, pourquoi pas, les mangeurs d’andouillette ou les bouffeurs de camembert au lait cru… Je trouve le procédé immonde, et ce n’est pas parce que c’est bon pour la planète et que ça emmerde le bourgeois que je vais le tolérer ! Non mais !
D’autant plus que celui qui est capable de se payer un gros 4x4 bien crade peut certainement se fendre de la taxe de 260 euros par an (maxi), ce n’est pas ça qui va l’arrêter. Ce n’est donc pas comme ça que l’on change les mentalités monsieur Borloo ! Quitte à vouloir réduire les émissions de CO2, vous n’avez qu’à tout simplement baisser votre limite de 250g ! C’est pourtant pas compliqué !
Et puis, si l’on voulait être tout à fait juste, il faudrait aussi que le bonus soit versé annuellement à ceux qui roulent en véhicules propres… Non ? Soyons logique, nom d’un hobbit ! Et que dire des véhicules anciens qui polluent bien au-delà des limites décrétées ? Et bien on n’en dit rien... Car avec la baisse du pouvoir d’achat, ou la montée de la pauvreté selon la sémantique, ce n’est pas demain la veille que le français moyen pourra se racheter une voiture propre.
Alors soyons logique, et arrêtons de faire n’importe quoi, qui plus est au nom de la sauvegarde de la planète. La cause est suffisamment belle pour ne pas être ternie par des procédés antidémocratiques et bouche-trous. Oui, bouche-trous ! Ma grand-mère me disait toujours : « fait les choses correctement ou bien abstient-toi ! ». Et une grand-mère, ça a toujours raison, c’est bien connu…

lundi 30 juin 2008

Accroc au net

Et bien chers amis, en ce lundi radieux et chaud, je me dois de vous faire un aveu pénible. Je suis consterné par mon état, honteux comme un pêcheur à confesse, désespéré comme je ne l’ai jamais été depuis des années…
Mais que t’arrive-t-il Gwendal ? Vous demandez-vous. Qu’elle est donc cette vilénie qui te taraude l’esprit ? Qu’as-tu donc fait de si mal, toi que nous savons être la sérénité faite homme ?
Et bien mes amis je vous avoue ma dépendance au net. Voilà, c’est dit. Je vous offre ainsi ma honte en pâture et j’accepte vos quolibets. Ne vous gênez pas pour me huer tout votre saoul, accablez-moi de vos sarcasmes, car en mon âme et conscience, je sais que je le mérite.
Il me faut quand même vous expliquer pourquoi en ce lundi qui aurait pu être magnifique, j’ai décidé de me complaire dans la mortification. Voilà donc pourquoi, et siouplait, soyez indulgents avec moi !
Hier, dimanche donc, je me levais à l’aube, c'est-à-dire vers cinq heure du matin comme un dimanche habituel… A cette heure il faut que vous sachiez que j’agis comme un robot : Mes gestes, programmés et automatiques, sont gérés par une centrale indépendante de mon cerveau qui lui met un peu plus de temps pour se réveiller. Premier geste, je me sers un mug de café de la veille que je mets au micro-onde (C’est mon mug préféré, avec des petits chats).
Puis, dans la foulée, j’allume l’unité centrale et l’écran de mon ordi. Pendant que la bête chauffe, je lance la machine à café pour une deuxième tournée de café frai… Puis je m’assois et je bois mon café accompagné d’une première cigarette. Je saisis la télécommande et j’allume ma télé… Le processus de réveil commence alors… Doucement, sans à-coups, la machine est fragile et se doit donc d’être ménagée. Entre deux gorgées brulantes, j’introduis mon mot de passe et j’attends que ma page d’accueil s’affiche. MSN, en premier… Tiens-donc mais pourquoi ne veut-il pas s’ouvrir lui ? Va pas commencer à me gonfler de bon matin ! Déjà le processus délicat du réveil gwendalien s’enraye… Bon, on se calme ! Je prends donc un deuxième mug de café frai, et j’allume ma deuxième clope du jour. Que c’est-il passé pendant la nuit ? I-télé me le dit sans que je lui réponde… trop tôt pour commencer à causer avec sa télé. De temps en temps je glisse un œil torve vers l’écran de mon PC. Internet Explorer met décidemment un temps fou pour s’ouvrir… Mais que ce passe-t-il ? C’est trop long. Il doit y avoir une couille dans le potage… Mais bon, priorité au processus de réveil. Il sera toujours temps d’avoir une montée de tension intempestive une fois que mon troisième mug de café sera ingurgité…
Voilà, il est six heures. Après mes intermèdes déféquatoires et ablutoires je suis fin prêt à affronter cette journée et à m’atteler à ce qui se révèle être un problème de connexion internet.
Je bourre affectueusement ma pipe, l’allume et me penche alors sur le clavier, déterminer à résoudre ledit problème. Tout y passe : Vérification des branchements, au cas où ma chatte aurait voulue jouer avec les câbles. Lancement d’un diagnostique complet. Mais le fait est là, consternant, mon PC est nickel, mais il persiste un problème au niveau du serveur DNS.
Toute la matinée je vais tenter, en vain de me connecter. J’étais pathétique, je me faisais chier comme un rat mort. J’étais frustré de ne pouvoir ouvrir mon blog, de lire les commentaires de la TéléLibre, de surfer sur les forums… En plus j’avais prévu d’envoyer des mails à deux trois personnes… Bref, la matinée si tranquille se transformait soudain en un cloaque de solitude infesté d’idées noires.
Vers midi une sonnerie raisonne alors que je fais une partie de démineur (Quand je vous disais que j’étais pathétique !). C’a-y-est, ça marche ! Miracle ! Je m’empresse de jeter deux-trois commentaires ça et là avant que le système ne replante. Ce qui ne tarda pas… Une demi-heure plus tard, rebelote : Les fenêtres affichent inlassablement leur message désespérant : Internet Explorer ne peut pas ouvrir cette page, vérifiez que… RRRRRR ! J’enrage !
Je me dis que le sommeil est souvent réparateur et qu’il se peut que mon sommeil soit réparateur pour mon serveur… On ne sait jamais. Après la sieste, le problème est toujours là. Toute l’après-midi il va persister et je vais commencer à ressentir un manque. Rien ne m’amuse, je me retrouve à lire mes vieux commentaires sur LTL que je garde en mémoire… Je fais comme si… Je clique au hasard, je tente une partie de Medal of Honor qui va vite me gaver tant je ne suis pas à ce que je fais… Mon esprit est ailleurs. Finalement je vais éteindre le PC vers 20 heures et je vais passer ma soirée devant ma télé… Je m’endors en priant pour que quelqu’un, quelque part, fasse quelque-chose…
Ce matin, même processus que la veille avec une différence notoire : Je reste face à mon écran le temps que tous les fichiers s’ouvrent correctement… Ouf ! Une douce voix féminine m’indique que j’ai reçu deux commentaires sur mon blog, plus un mail ! Hourra ! Quelqu’un, quelque part, a fait quelque-chose !
Une fois que j’eu vérifié que tout fonctionnait correctement, j’en vins à me poser la question suivante : Pourquoi suis-je devenu aussi dépendant de mon ordinateur ? Est-ce que c’est grave ? Je ne suis branché sur internet que depuis le mois de janvier, et déjà le fait qu’on me coupe ma connexion me stresse au plus haut point.
Alors je vous pose la question, à vous amis internautes et bloggeurs des quatre coins de la France et d’ailleurs : Comment réagiriez-vous si du jour au lendemain votre connexion était en panne ? Peut-être cela vous est-il déjà arrivé ? Qu’avez-vous fait ? Suis-je définitivement perdu ?
Je n’aime pas ma réaction, et je me sens obligé de me remettre en question. Le pire, c’est que je ne n’arrive pas à me souvenir comment je faisais avant d’avoir cette fichue connexion…

samedi 28 juin 2008

La photo de la semaine


Ah, le volet niçois ! C’est à la fois un régulateur thermique
et un paravent pour espionner ses voisins…