Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


jeudi 13 mai 2010

Y’a pas que la politique dans la vie ! (quoique...)

Hé ! Salut les assoiffés de commentaires politiques acerbes !

(Heu... Ce sont les commentaires qui sont acerbes, pas les assoiffés... Enfin, je veux dire... pas vous quoi ! C’est bon ? Z’avez pigé ?)

Voilà, je voulais juste vous informer que, ce n’est pas parce que JVVD se repose aujourd’hui que le Gwen s’abstient d’écrire pour autant.
Alors rejoignez-moi sur la Boiteuse, le frêle esquif de mes rêves intérieurs, où il y a de la lecture qui vous attend.

Je sais, j’avais dis que le blog de voyage ce serait pour plus tard, mais je suis du genre impatient comme garçon. Donc, si vous voulez en savoir plus sur le projet (The Project !) de la Boiteuse, n’hésitez pas à venir faire un tour sur le blog dédié, ça me fera plaisir. En plus du lien que je viens de vous mettre, je vous signale aussi qu’il y a un petit widget juste en haut à droite pour vous y rendre quand vous le voulez.

Ah oui j’oubliais... Ça se lit comme un manga. En commençant par la fin.

Bon, et puis si ma petite vie ne vous intéresse pas et que vous êtes obnubilés uniquement par la politique, je vous mets quand même une petite vidéo de Didier Porte. Ça comblera votre faim du jour... Enfin j’espère.


Voilà, c’est tout. On est comme ça chez JVVD : De temps en temps on se fait sa propre autopromotion !

mardi 11 mai 2010

Le casier judiciaire : Nouveau sésame pour l’emploi ?

Salut tout le monde.

Bien, aujourd’hui je voulais aborder avec vous un sujet qui me prend la tête depuis... hier.
Ok, vous allez me dire que si ce n’est que depuis hier, on ne peut pas vraiment dire que c’est une vraie prise de tête. Tout juste un titillement cérébral, on va dire alors...
Alors voilà, je vous raconte.

Hier, j’étais à ma séance de l’atelier de réinsertion comme il sied à un lundi, lorsque j’ai été interpellé par l’expérience d’un collègue. Celui-ci nous disait, à tous, qu’il avait dû présenter un extrait du casier judiciaire pour pouvoir postuler à un emploi de, tenez-vous bien, manœuvre en bâtiment.
Aussitôt, comme j’étais relativement en forme après avoir visionné la vidéo de Méluche (voir l’article d’hier), j’ai commencé à monter dans les tours et à m’insurger contre cette inique et, le croyais-je, illégale demande.

La Madame D qui officiait ce jour-là, m’explique alors qu’il n’y a rien d’illégal là-dedans et qu’il est légitime de s’enquérir du passé judiciaire d’un futur employé... Et de supposer par exemple, que ledit employé pourrait être amené à prendre en charge un véhicule de la société et que savoir si le type à eu un retrait de permis pourrait être utile à l’employeur...

Mouais... Et le droit à l’oubli alors ? Et le principe de rédemption qui sous-tend le système judiciaire français, ce ne serait que du vent ?

Bref, je n’étais pas vraiment convaincu par les explications de Madame D, et j’ai donc décidé de fouiner un peu et d’aller chercher l’information à la source. C'est-à-dire dans le code du travail et le code de procédure pénale.
Après une petite heure de recherche, navigant de forums en explications contradictoires, j’ai finalement réussi à faire une petite synthèse, et je me suis dit que je pouvais vous en faire profiter.

Ouais je sais. Je suis hyper sympa comme mec.

Bien, alors voilà :

Effectivement un employeur peut demander à un « postulant » de fournir un extrait de son casier judiciaire. Je sais c’est malheureux mais c’est comme ça.
Mais tout dépend en fait de quelle partie du casier judiciaire on parle, car il en existe trois.

Bulletin n°1
Il comporte l'ensemble des condamnations et des décisions portées au casier judiciaire (certaines de ces informations sont retirées après expiration de délais, amnisties, réhabilitations).

Le bulletin n°1 n'est remis qu'aux autorités judiciaires.

Bulletin n°2
Il comporte la plupart des condamnations figurant au bulletin n°1 à l'exception notamment des condamnations prononcées à l'encontre des mineurs, des décisions étrangères, des contraventions, et des condamnations avec sursis lorsque le délai d'épreuve a expiré.

Le bulletin n°2 est destiné à certaines autorités administratives et militaires pour des motifs précis : accès à un emploi public, obtention d'une distinction honorifique par exemple.

Bulletin n°3
Le bulletin n°3 ne comporte que les condamnations pour crime ou délit à un emprisonnement de plus de deux ans sans aucun sursis (ou dont le sursis a été entièrement révoqué), les peines d'emprisonnement inférieures à deux ans si la juridiction a ordonné leur mention au bulletin n°3.

Ce bulletin ne peut être remis qu'à l'intéressé lui-même, ou à son représentant légal.

Le seul bulletin qu’un employeur peut être susceptible de demander c’est le numéro 3. S’il en fait la demande auprès de l’employé, celui-ci doit s’exécuter.
Il fut un temps ou l’on demandait cet extrait uniquement pour des emplois dits « sensibles ». A savoir certain services publics, l’armée, les casinos, les transporteurs de fonds, et cætera. Cependant, et ceci explique peut-être mon étonnement, il semblerait que sa demande se soit généralisée ces derniers temps. Ainsi, comme vous pouvez le voir ici, il en est fait la demande même pour des emplois aussi anodins que vendeur en prêt à porter, cuisinier ou même opérateur téléphonique.

C’est carrément du délire ! On navigue dans le grand n’importe quoi. Le climat sécuritaire de ce pays est parvenu à contaminer même le marché du travail, ou la règle d’or est maintenant la suspicion.

Mais là où ça devient kafkaïen, c’est que ces nouvelles pratiques sont totalement inutiles. En effet, le bulletin n° 3 ne comportant que les délits les plus graves, ayant occasionnés une peine minimum de deux années d'emprisonnement sans sursis, rien n’indique véritablement que le futur employé est clean pour le boulot auquel il postule. Si le type est un voleur multirécidiviste qui n’est jamais allé en prison plus de deux ans, rien n’apparaitra sur le bulletin n°3. De même les infractions au code de la route n’y figurent pas : Donc, pour ce qui est du prétexte de vérifier les antécédents du conducteur, l’employeur en sera pour ses frais.

A moins bien sûr qu’un juge n’est spécifié expressément que la condamnation figure au bulletin n°3. Ce qui pourrait s’apparenter à une double peine...

Autre débilité. Un employeur a le droit de demander le casier judiciaire, soit. Et il a le droit également de ne pas vous embaucher si vous refusez de le lui montrer. Par contre, et là on frise le grotesque, il n’a pas le droit de refuser un emploi à la vue de ce même casier si celui-ci comporte des délits n’ayant rien à voir avec le métier visé ! Si puisque je vous le dit ! Ce serait de la discrimination à l’embauche, ni plus ni moins !
De même, un arrêt de la Cour de Cassation du 25 avril 1990 (Bull. n°186 p113) précise que le salarié n'a pas « l'obligation de faire mention d'antécédents judiciaires » et que le silence gardé à ce niveau « n'avait pas de caractère dolosif ». (Dolosif = frauduleux, malhonnête).

En clair, vous n’avez pas obligation de déclarer votre passé judiciaire si vous en avez un, mais si on vous le demande vous êtes obligé de le dire et on ne peut pas vous virer pour ça...

Là on n’est même plus dans le Grand-Guignol, c’est quasiment la Fête à Neuneu !

lundi 10 mai 2010

Mélenchon versus Touati : Le libéralisme Ko debout !

Grâce à l’ami Pseudo j’ai eu le bonheur de découvrir cette émission qui, n’ayons pas peur des mots, restera dans les annales de la sphère médiatico-politico-économique.


Un combat pied à pied, vision du monde contre vision du monde, idéologie contre idéologie... Un régal pour les neurones donc, et un incontestable vainqueur en la personne de Jean-Luc Mélenchon qui renvoie le Touati et son pragmatisme cynique et libéral à ses chères études.

Cette émission, c’est du caviar et je vous invite à la regarder dans son intégralité. Tout y passe : La Grèce, les retraites, tous les récents événements économiques sont décortiqués, analysés, critiqués...

Vous voulez que je vous dise. C’est beau.

samedi 8 mai 2010

Le tabou de la rigueur

Je vous parle souvent, du moins aussi souvent que je le peux, des éléments de langage qui ponctuent le discours de nos politiques. Ces petites formules toutes faites qu’il convient de distribuer à l’envie afin de faire passer un message, ou de changer l’optique que l’on peut avoir sur un événement...
En fait, vous et moi savons qu’il ne s’agit rien de moins que de travestir la vérité en ne la nommant pas. Et lorsqu’on ne peut plus nommer quelque-chose, on ne peut alors plus la critiquer. C’est aussi simple que ça, et ça marche très bien, même auprès des esprits les plus instruits.

Les éléments de langage s’utilisent d’autant plus que dans la bouche de nos gouvernants il y a des mots qu’il ne faut jamais, mais alors jamais, prononcer... Sous peine de déchainer je ne sais qu’elle justice divine.

On pourrait appeler ça des tabous verbaux.

Et parmi ces tabous, il en est un qui domine tous les autres de la tête c’est le mot rigueur.

Ah, la rigueur... Que de sens négatifs s’attachent à ce simple mot ! Ce mot, c’est du concentré d’hiver à lui tout seul ! Cela nous ramène à des époques que la droite comme la gauche veulent à tout prix nous faire oublier !

La rigueur, c’est ce mot tabou qu’il ne faut surtout jamais prononcer sous peine de passer pour un sinistre corbaque de mauvais augure. Dire ce mot honni c’est réveiller des souvenirs cuisants dans la tête des gens, des trucs pas beaux comme le choc pétrolier sous la gouvernance de Raymond Barre, ou encore le virage libéral de Mitterrand... La Rigueur, et son corollaire le Plan de Rigueur, ça pue comme un gros mot vulgaire.

D’ailleurs, si nous n’étions pas convaincu de la malfaisance qui entoure ce mot, la vigueur avec laquelle nos politiques se défendent de l’utiliser devrait pour le moins nous mettre la puce à l’oreille. Ainsi, le Premier Sinistre Fillon c’est empressé de déclarer hier : «La rigueur, c'est quand on réduit les dépenses et qu'on augmente les impôts. Nous, nous avons choisi, le plan de relance mis à part, de réduire la pression fiscale lorsque c'était possible et de diminuer la dépense publique. Nous sommes donc dans une gestion qui n'est pas celle d'un plan de rigueur.»

C’est cela oui... Le gouvernement n’a pas augmenté les impôts, mais les taxes (ce qui n’est aaaabsolument pas pareil vous en conviendrez), et a sérieusement obéré le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Résultat, on en revient exactement au même.
Mais non, jamais au grand jamais il ne faut dire le mot tabou... Même si ce faisant on passe pour un con.

M’enfin, vous me direz que c’est pas grave si c’est Fillon qui passe pour un con, vu qu’il est payé pour ça. Son chef lui, se contente enfin de prendre de la « hauteur » après trois ans de... De quoi d’ailleurs ? De petitesse ?
Pensez-donc, son nouveau truc c’est de vouloir « moraliser les agences de notation » ! Comme moraliser le capitalisme ça n’a pas marché, il s’est dit qu’il fallait dorénavant moraliser ceux qui notent le capitalisme...

Confondant n’est-il pas ?

Allez ! Faut pas vous laisser abattre les gens ! Demain les agences de notation jugeront que la France n’est plus en mesure de payer sa dette, et nos guignols n’auront alors « plus d’autre choix » que de nous imposer le libéralisme mondialisé !
Et comme il faudra alors appeler ça avec un élément de langage adéquat, ils trouveront sans doute une formule de derrière les fagots propre à enfumer les grouillots que nous sommes....

Je ne sais pas moi, ça pourrais s’appeler un plan de relance amélioré pour plus de justice économique... ou un truc dans le genre.

De toute façon, on s’en fout un peu puisqu’au final c’est le populo qui aura mal au cul.

PS : Alors que je m’apprête à publier ces mots, je me rends compte avec une petite satisfaction ironique que Là-bas si j’y suis dans son émission de jeudi a traité peu ou prou du même sujet. C’est beau les coïncidences, hein ?

jeudi 6 mai 2010

Quand le MEDEF fait la loi

Vous vous souvenez tous de cet article que j’avais écris il y a deux ans, presque jour pour jour, relatif à ce que j’appelais Le salaire de l’exil ?
Mais si ! Souvenez-vous ! Il s’agissait de cette proposition carrément indécente qu’une entreprise d’informatique, via les services de l’ex-ANPE, s’était permise de faire auprès de ses salariés : Un poste d’informaticien débutant à 159 € par mois ?

Ça-y-est, vous vous rappelez ? Parfait...

Bon, depuis cette époque, ce genre d’insanité n’étonne plus personne. On ne compte plus le nombre d’entreprises qui délocalisent et se voient « obligées » de proposer un reclassement dans un pays étranger à ses futurs-ex-employés. C’est la loi, qu’ils disent pour se justifier.
Oui, effectivement c’est la loi. Ou plutôt, si on veut être plus précis, un effet pervers de la loi qui, s’il part d’un bon sentiment, met surtout en lumière le cynisme des patrons.

Au final donc, on se retrouve avec une obligation légale qui a deux effets indésirables : Insulter les salariés et faire de la mauvaise presse au patronat.

Il fallait donc changer dare-dare cette loi débile aux effets si pervers.

Aussi, un député, en l’occurrence François SAUVADET du Nouveau-Centre (Arf !), a déposé en mai 2009 un projet d’amendement à la loi, histoire de supprimer du code du travail cette obligation ubuesque. Amendement qui fut voté en juin de la même année par les députés et hier par les sénateurs.
C’est bon ? Jusque-là vous suivez ?
Bien...

Que dit cet amendement

Le code du travail est ainsi modifié :
1° La première phrase du deuxième alinéa de l'article L. 1233-4 est complétée par les mots : « assorti d'une rémunération équivalente » ;

2° Après l'article L. 1233-4, il est inséré un article L. 1233 4-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 1233-4-1. – Lorsque l'entreprise ou le groupe auquel elle appartient est implanté hors du territoire national, l'employeur demande au salarié, préalablement au licenciement, s'il accepte de recevoir des offres de reclassement hors de ce territoire, dans chacune des implantations en cause, et sous quelles restrictions éventuelles quant aux caractéristiques des emplois offerts, notamment en matière de rémunération et de localisation.

« Le salarié manifeste son accord, assorti le cas échéant des restrictions susmentionnées, pour recevoir de telles offres dans un délai de six jours ouvrables à compter de la réception de la proposition de l'employeur. L'absence de réponse vaut refus.

« Les offres de reclassement hors du territoire national, qui sont écrites et précises, ne sont adressées qu'au salarié ayant accepté d'en recevoir et compte tenu des restrictions qu'il a pu exprimer. Le salarié reste libre de refuser ces offres. Le salarié auquel aucune offre n'est adressée est informé de l'absence d'offres correspondant à celles qu'il a accepté de recevoir. »

Bon, le 1° s’ajoute donc à l’article préexistant qui disait : « Le reclassement du salarié s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent. »
A première vue, l’ajout me semble explicite et va dans le sens des salariés. Il indique donc que l’offre de reclassement doit être équivalente à ce que le salarié faisait avant, aussi bien en termes de qualification que de rémunération.

Vous me direz qu’on aurait pu s’arrêter là... Et bien non ! Il a fallu qu’un petit malin, sans doute appointé par le MEDEF, se croit obligé de rajouter un alinéa qui pour le coup vide complètement de son sens l’ensemble de l’article.
En effet, si on lit bien cet alinéa si joliment intitulé L. 1233 4-1, on remarque que le cas de l’entreprise qui délocalise y est pris en considération. Ok, mais ensuite que lit-on ?

« L'employeur demande au salarié, préalablement au licenciement, s'il accepte de recevoir des offres de reclassement hors de ce territoire, dans chacune des implantations en cause, et sous quelles restrictions éventuelles quant aux caractéristiques des emplois offerts, notamment en matière de rémunération et de localisation. »

En clair et pour traduire ce langage juridique, cette phrase ne dit rien de moins que dans le cas ou l’entreprise possède des succursales à l’étranger, l’employé a le choix d’accepter, ou pas, de se voir proposer des postes dans ces pays... Mais que s’il accepte ces offres de postes, il accepte aussi les salaires locaux qui vont avec...

En encore plus clair, ce n’est plus le patron qui encule le salarié, c’est le salarié qui décide si oui ou non, il accepte de se faire enculé.

C’est beau la liberté, hein ?

Il ne reste plus qu’un petit vote à l’Assemblé Nationale et cette loi scélérate sera définitivement adoptée. Ce qui devrait être fait avant l’été.

Bon, l’avantage, c’est que dorénavant on ne devrait plus voir le grouillot s’offusquer dans les médias devant une offre de reclassement à pétaouchnoque payée avec un lance-pierre. Il ne pourra plus râler car dans les faits, c’est lui qui aura demandé ces propositions...

Sont futés au MEDEF quand-même...

mercredi 5 mai 2010

Les malpolis

Allez ! Comme je suis un type d’un naturel sympa et partageur, je vais vous faire un petit cadeau.

Hier, en écoutant Mermet, mon oreille a été titillée par une petite bluette musicale que j’ai trouvé extrêmement... comment dire... pertinente.
Oui, c’est ça, pertinente.

Du coup, je suis allé m’enquérir sur les auteurs de la dite bluette pour vous la faire partager à mon tour !
Il s’agit du groupe toulousain les Malpolis.

J’ai trouvé :
Un site internet : Les Malpolis.

La bluette en question intitulée « Impôt et charité » (spéciale dédicace à Monsieur Goux !)

Découvrez la playlist les malpolis avec Les Malpolis


Et un petit clip sur le débat actuel sur les éoliennes à l’assemblée national !


Ouais, tout ça ! Je vous l’avais dit que j’étais un type sympa !

Allez! Bonne journée à tous !

mardi 4 mai 2010

Charité bien ordonnée commence par soi-même

Seize milliards huit cent millions d'euros : c'est la somme que la France va prêter à la Grèce sur trois ans pour l'aider à sortir de la crise. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a souligné « l'incroyable effort de solidarité » des pays de la zone euro qui vont prêter 80 milliards d'euros(dont 20 milliards uniquement pour la France. ndla) à leur voisin européen, sous la menace d'une nouvelle attaque des marchés financiers.
« Un incroyable effort » ? Le prêt n'a pourtant rien d'un cadeau. La France est « en mesure d'emprunter sur les marchés entre 3 % et 3,3 %. Or elle devrait faire à la Grèce un prêt à 5 %, s'accordant au passage deux points de bénéfice », rappelle Eric Heyer, économiste et directeur adjoint de l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE). « La France se rémunérera environ 200 millions d'euros par an », prévoit Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE.

Voilà, c’est ainsi que commence cet article du Monde. Quand j’ai lu ça, je me suis dit que ce n’était vraiment pas la peine que je me casse le ciboulot (ça se casse un ciboulot ?) pour vous dire ma pensée, tant cette entrée en matière était claire et limpide.

Et l’auteur d’enchaîner sur la question éthique que soulève cette pratique...

Éthique ? Quelle éthique ? Se demandent de concert Sieur Strauss-Kahn et Dame Lagarde. Le bonus de 200 millions d’euros par an, c’est juste pour « rémunérer le risque » ! Au cas où ces culs-terreux de bouffeurs de feta ne rembourseraient pas... Il n’y a là rien d’immoral ni d’abusif... Ce sont les règles du jeu qu’ils disent...

Et mon cul c’est du poulet ?

Bien sûr qu’il y a un foutu problème d’éthique (ou de morale, appelez-ça comme vous voulez), à faire son beurre sur le dos de ceux que l’on est sensé aider !
Bien sûr que ce genre de pratiques confine à l’usure et au racket !
Décidément ces gens-là (entendez ces libéraux de merde) salissent tout... Même la charité, cette qualité merveilleuse qu’ils aiment à cultiver dans leurs bréviaires, ne vaut que si elle rapporte des espèces sonnantes et trébuchantes.

C’est comme les microcrédits... Même cette belle idée inventée pour les paysans bangladeshis se retrouve reprise et dévoyée par l’ADIE (Association pour le Droit à l'Initiative Économique) qui transforme alors le chômeur en vache à lait.
A ce sujet, je vous conseille d’écouter l’émission d’hier de Là-bas si j’y suis. C’est édifiant.

Alors cette nuit, dans un hémicycle d’une vacuité désarmante face à l’enjeu, umpistes et socialistes ont voté l’aide à la Grèce...Seuls les communistes et Dupont-Aignan ont eu le courage de dire que certaines choses ne se font pas.

Et après on va me dire que l’UMP et le PS sont deux entités différentes et opposées ?
Certainement pas lorsqu’il s’agit de s’enrichir au dépend des plus pauvres.