Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


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lundi 4 octobre 2010

Je voulais vous dire... que j’arrête.

Il y a de cela deux et demi je commençais ce blog... Ouais, cela fait exactement deux et demi aujourd’hui. Trente mois dit-donc !

Je ne saurais vous dire si c’est long ou si c’est court, mais le fait est que pendant tout ce temps JVVD a été mon centre d’intérêt principal. Le matin, lorsque j’ouvrais un œil, la première chose qui me venait à l’esprit c’était comment j’allais bien pouvoir formuler ce que j’avais à vous dire... Et le soir je me couchais en pensant aux commentaires que vous aviez laissés.

Ensemble nous avons causé d’à peu près tout et n’importe quoi. De politique bien sûr, mais aussi de musique, d’environnement... Enfin, vous n’avez qu’à parcourir la liste des libellés pour vous rendre compte que pendant tout ce temps-là nous avons plus ou moins cerné tous les grands thèmes de société qui pouvaient bien nous venir à l’esprit. Nous avons refais le monde, posé nos petites pierres à l’édifice de nos idéaux, de nos envies, de nos utopies... Et bordel, c’était bien.

Oh bien sûr tout n’a pas été forcément excellent tout le temps, loin s’en faut, mais dans l’ensemble je considère que je ne me suis pas si mal débrouillé. Cela m’a permis de peaufiner mon expression écrite, d’ordonner mes idées, de soulager ma colère... En tous cas j’y ai pris du plaisir et c’est bien ça qui compte.

Mais toute chose a une fin dit-on, et maintenant cette énergie que je dépensais allègrement à vous balancer mes mots, j’ai besoin de la canaliser pour autre chose. Vous le savez maintenant (en tous cas les plus assidus d’entre vous), depuis six mois je monte un projet titanesque qui m’emmènera dans un tour du monde à la voile. Une idée un peu dingue diront certains, mais je m’en tape. Pour moi c’est un rêve qui se réalise, et ce rêve au fur et à mesure de son avancement réclame de plus en plus de mon attention.
Ma personne toute entière est tendue vers ce but... A un point où même les ignobles saloperies que ce gouvernement commet ne suscite plus en moi que du dégout, de la lassitude... même plus envie de gueuler, j’ai autre chose à faire.

Alors plutôt que de laisser péricliter ces pages, autant cesser officiellement de les alimenter. C’est plus propre comme procédé... Et puis cela permet de passer à autre chose sans avoir de courants d’air dans le dos.

Je ne vais pas supprimer ce blog, ainsi il restera pour l’éternité dans l’éther du web. Pourquoi ? Et bien parce que je n’ai pas honte de ce que j’ai écrit, et même pour certains articles je crois même ressentir une légitime fierté. Les gens viendront par hasard, j’imagine, et pourrons glaner ce qu’ils veulent, le bon comme le mauvais, c’est cadeau.
De plus, si parmi tous mes potes certains veulent continuer à se servir des commentaires pour discuter entre eux, je n’y vois aucun inconvénient.

Et puis, par la même occasion j’ai quelque-peu épurer la listes des blogs en marge et je n’ai laissé que ceux auxquels je suis resté abonné... Car, ne faisant pas les choses à moitié, je me suis également désabonné d’une bonne trentaine de blogs politiques... Je n’ai gardé que les meilleurs, enfin ceux qui me sont chers, et qui me suffiront largement lorsque je serais aux antipodes.

Voilà mes amis, la chose est faite. Je rumine ce texte depuis quelques jours déjà, et je vous avoue qu’il n’a pas été facile à écrire. C’est difficile de mettre fin à quelque chose qui a tenu une aussi grande place dans ma vie... Mais j’abandonne JVVD sans regret aucun.

Mais vous, mes lecteurs, je ne vous abandonne pas. Et je vous invite à embarquer avec moi sur la Boiteuse... Enfin, ceux qui le voudrons bien évidemment. Vous verrez, on va se taper le tour de la planète, naviguer par delà les océans, voir les plus beaux levés de soleil qui soient, rencontrer des gens formidables, vivre des aventures rocambolesques... Bref, on va s’enrichir autrement.

Alors, pour ceux qui le veulent c’est par ici que ça se passe, et pour les autres, et bien comme on dit : Bon vent !

vendredi 2 juillet 2010

Blog en villégiature

Villégiature... J’aime bien ce mot. Il est joli. Il sonne bien à l’oreille.

Vous l’aurez remarqué, ou pas, mais ces temps-ci j’ai plein d’autres choses en tête que de gloser sur la politique... Et les choses ne vont pas s’arranger puisque je vous annonce par le présent billet mon absence pendant une grosse quinzaine de jours.

A moi les embruns, à moi le soleil, et à moi les tapas !

En effet, je prends la mer demain en direction de la bonne ville de Barcelona, où je pense pouvoir arriver à faire abstraction de la politique Française. 

Par contre, si cela vous intéresse, vous pouvez aller jeter un œil sur mon autre blog dédié au voyage, où je vous promets de poster, autant que faire ce peut, une espèce de journal de bord. Avec des photos et tout...

Allez ! Bonne continuation à ceux qui restent !

En fait j’y pense. Villégiature, même si c’est un beau mot, n’est pas forcément le plus approprié... Marégiature serait plus juste.

mardi 15 juin 2010

Le naufrage de la Boudeuse

C’est l’histoire d’un fier et beau trois-mâts, d’une goélette hollandaise presque centenaire aux allures de la marine d’antan. Née en 1916, à une époque où la révolution industrielle avait déjà amenée les coques en acier mais pas encore trouvée mieux que le vent pour naviguer, ce bateau magnifique n’était pourtant au départ qu’un navire de commerce. Un de ces utilitaires des mers qui cabotait de villes en villes, remontant les fleuves grâce à son faible tirant d’eau et qui emportait dans ses cales les marchandises de tous les jours.

Ce navire aurait tout aussi bien pu se faire rattraper définitivement par la modernité et finir dépecé au fond d’un bras de mer anonyme. Obsolète, vendu au poids du métal... Effectivement il aurait pu.

Oui mais voilà, le destin en a décidé autrement. D’abord navire école pour la marine suédoise pendant une soixantaine d’année, la goélette fut rachetée en 2003 par le passionné Francis Franceschi qui la rénova entièrement et lui donna un nouveau nom et une nouvelle mission :
La Boudeuse, en hommage au bateau de Bougainville, devint alors une monture dédiée à l’exploration et à la pédagogie environnementale. Après un tour du monde consacré à la découverte « des Peuples de l’eau » qui fut couronné de succès et fit l’objet de nombreux reportages et documentaire (notamment diffusés sur France 5), la Boudeuse revînt en France pour se faire bichonner et se préparer à repartir...

Nous étions en 2007 et l’heure était au Grenelle de la Mer... Cette supercherie inventer pour calmer les écolos qui votent à droite comme à gauche du moment que quelqu’un fait semblant de les écouter. Le Ministre Borloo s’appuya alors sur la Boudeuse pour sa communication, allant même jusqu’à lui signer une « lettre de mission » comme le fit en  son temps le Roi de France auprès de Bougainville... Sa mission, baptisée officiellement TERRE-OCEAN du Grenelle de la Mer : Repartir sur les flots en emportant à son bord des scientifiques chargés de faire le point autour de trois thèmes majeurs, le développement durable, le dialogue des cultures et la biodiversité.

Et ils sont partis... Fin 2009, en direction du bassin amazonien.

Quelques mois plus tard la nouvelle tombe sous la forme d’un communiqué laconique :

« Hier, 1er juin 2010 à minuit, il a été officiellement mis fin à la mission TERRE-OCEAN du Grenelle de la Mer effectuée par le trois-mâts d’exploration La Boudeuse, capitaine Patrice Franceschi.
Cette décision intervient au vu de l’épuisement définitif de tout financement public ou privé pour la poursuite de la mission.
A la même heure, La Boudeuse a achevé sa participation à l’armada des grands voiliers traditionnels sud-américains rassemblés dans le port de Caracas au Venezuela pour commémorer le bicentenaire de l’indépendance des pays d’Amérique latine. Avec l’Ambassadeur de France, l’équipage et son capitaine ont délivré le message d’amitié de la France aux capitaines des navires représentant leurs nations respectives.
Ce matin 2 juin à l’aube, La Boudeuse a quitté Caracas pour un dernier voyage vers les Antilles françaises à deux jours de mer. Le navire y sera mis en vente dès son arrivée afin de permettre le remboursement des dettes contractées pour la réalisation de la première partie de la mission. »

Voilà, c’est fini. La Boudeuse se retrouve sacrifiée sur l’autel des promesses non tenues, de la crise et de la quête de profits.
Entre un gouvernement qui s’était engagé à soutenir les dépenses courantes du voyage et qui n’a toujours pas versé un sou et une banque, BNP-Paribas, qui choisit de privilégier ses traders (500 millions d’euros) plutôt que de lâcher les 500 000 euros nécessaires à la poursuite de la mission, la Boudeuse se retrouve sur le carreau et son capitaine obligé de la vendre...

C’est une honte, une véritable forfaiture.

Mais tout n’est cependant pas perdu. Les amoureux de la Boudeuse ont décidé de se battre pour elle et on créé pour se faire un site dédié ainsi qu’un groupe Facebook... Une pétition circule que je vous engage à signer.
Je crois sincèrement qu’il faut que nous fassions notre possible pour permettre à la Boudeuse de continuer son chemin, car ce bateau était en passe de devenir un peu comme la Calypso en son temps... Une invitation au rêve, mais aussi un support pédagogique et écologique de premier ordre.

Et puis, la Boudeuse c’est elle qui m’a inspiré le nom de mon futur bateau à moi... Sans elle, la Boiteuse se serait appelée autrement.

jeudi 13 mai 2010

Y’a pas que la politique dans la vie ! (quoique...)

Hé ! Salut les assoiffés de commentaires politiques acerbes !

(Heu... Ce sont les commentaires qui sont acerbes, pas les assoiffés... Enfin, je veux dire... pas vous quoi ! C’est bon ? Z’avez pigé ?)

Voilà, je voulais juste vous informer que, ce n’est pas parce que JVVD se repose aujourd’hui que le Gwen s’abstient d’écrire pour autant.
Alors rejoignez-moi sur la Boiteuse, le frêle esquif de mes rêves intérieurs, où il y a de la lecture qui vous attend.

Je sais, j’avais dis que le blog de voyage ce serait pour plus tard, mais je suis du genre impatient comme garçon. Donc, si vous voulez en savoir plus sur le projet (The Project !) de la Boiteuse, n’hésitez pas à venir faire un tour sur le blog dédié, ça me fera plaisir. En plus du lien que je viens de vous mettre, je vous signale aussi qu’il y a un petit widget juste en haut à droite pour vous y rendre quand vous le voulez.

Ah oui j’oubliais... Ça se lit comme un manga. En commençant par la fin.

Bon, et puis si ma petite vie ne vous intéresse pas et que vous êtes obnubilés uniquement par la politique, je vous mets quand même une petite vidéo de Didier Porte. Ça comblera votre faim du jour... Enfin j’espère.


Voilà, c’est tout. On est comme ça chez JVVD : De temps en temps on se fait sa propre autopromotion !

mardi 27 avril 2010

Partir...

Bon, ça suffit comme ça. Y’en a marre.

Ça va faire un mois que je garde ça pour moi... Que j’élude... Que je tergiverse... Et finalement cette nuit je me suis rendu compte que si je me taisais c’était pour de mauvaises raisons... Et qu’en plus ça me pourrissait la vie.
Donc, Y’en a marre.

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques temps JVVD n’a plus la tenue à laquelle vous avez été plus ou moins habituée. Je crois même qu’on peut dire que ça part carrément en live. Je publie un jour sur trois, et encore il s’agit plus de coups de gueules plus ou moins bâclés, sans réel contenu. Je passe à côté de pleins de sujets qui mériteraient pourtant que je m’y attarde un peu... La marge de droite n’est plus tenue à jour... Bref, c’est le bordel.

Non, ne dites pas le contraire ! Vous et moi savons pertinemment que c’est vrai.

Alors les raisons pour qu’un auteur (oh putain le mytho !) laisse tomber ce qui est son activité favorite depuis deux ans peuvent être multiples... Je ne vais pas vous en faire ici la liste, mais vous seriez en droit d’imaginer des tas de trucs tous aussi tristounets les uns que les autres. Et c’est bien pour ça que j’ai décidé, enfin, de vous raconter ce qui se passe. Pour rassurer les plus proches d’entre vous d’une part, et d’autre part parce que ce blog n’est pas qu’une estrade servant à dégoiser des slogans politiques. C’est aussi ma vie que vous lisez, que vous partagez en quelques sortes. Et si ma vie doit changer, la moindre des choses est encore que je vous en avertisse. Et tant pis si ça foire.

Car c’est ça qui me pourrissait un peu la vie en ce moment... Mourir d’envie de vous parler de quelque chose, et ne pas oser le faire de peur de tout faire foirer. Et oui les amis, j’ai beau prôner l’athéisme militant, j’ai quand même un vieux fond de superstition qui s’accroche désespérément au fond de mon cortex cérébral ! Un truc qui a à voir avec une histoire d’ours et de peau qu’il faut vendre...

Bref, cette nuit j’ai réalisé que non seulement cette rétention d’information m’empêchait de dormir, mais qu’en plus ce n’était vraiment pas sympa pour vous. Donc, accrochez-vous à vos écrans et soyez attentifs, c’est l’heure de la révélation ! Vous allez enfin savoir ce qui me prend la tête depuis un mois et pourquoi depuis lors, et bien... La politique me passe un peu par-dessus la tête !

Alors voilà... Comme vous l’avez peut-être lu, le dispositif du RSA m’a plus ou moins obligé à suivre ce qu’ils appellent une formation de « redynamisation ». En clair un stage chargé de me faire reprendre pied avec le monde du travail après trois ans d’invalidité. Je vous passe les détails de l’exercice, certains d’entre vous ne le connaissent que trop bien. Bilan des compétences, grille de motivation, analyse transactionnel, pyramide de Maslow etc... Mais bon, l’équipe qui anime cette formation étant particulièrement sympathique et compétente, j’ai joué le jeu avec assiduité et même intérêt. De plus, chose rare, ils ont l’idée folle et paradoxale que dans le monde actuel, il est mieux de privilégier l’épanouissement humain avant que de s’attaquer à la réinsertion professionnelle proprement dite. Ça a peut-être l’air évident ce que je vous dis là, mais je vous prie de croire que dans le monde de la réinsertion, cette boite fait office d’ovni !

Bref, tout allait bien et j’envisageais de me réinsérer comme un grand dans le vaste monde de l’animation socioculturelle et environnementale, lorsque j’ai réalisé qu’au fond de moi ce n’était pas ce que je désirais vraiment... Car depuis quelques années je caresse le rêve un peu fou de m’acheter un bateau et de partir me balader de par les vastes océans.
Avouez que ma situation n’était pas très confortable... Comment se réinsérer dans le monde du travail alors qu’en réalité on attend qu’une chose dans la vie : L’opportunité de prendre ses cliques et ses claques et de foutre le camp ?

J’en étais là de mon dilemme, tentant de m’en accommoder lorsque, miracle ou heureux hasard, cette opportunité c’est soudain présentée à moi.

Je ne vous cache pas qu’il y a eu comme un petit (long !) moment de flottement dans ma tête. Parce que c’est bien de rêver, d’imaginer des choses, mais lorsqu’il s’agit de les faire ces choses, c’est une autre paire de manches. Surtout lorsqu’il ne s’agit rien moins que de changer totalement de vie.

Ne sachant quoi trop faire, j’ai décidé alors de la jouer franc-jeu et de m’en ouvrir auprès des gens avec qui je tentais depuis quelques semaines de monter un « projet professionnel »... Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais l’intuition qu’ils allaient peut-être pouvoir m’aider.

Là, je suis sûr que si je vous en avais parlé vous m’auriez dis que j’allais droit dans le mur avec une telle attitude. Comment voulez-vous que ces gens-là, payés par l’ANPE pour me « réinsérer » allaient pouvoir me filer un coup de main pour monter un projet qui consiste à ne surtout pas... travailler ?
Bon d’accord, je caricature un peu en disant que mon rêve consiste à ne pas travailler... C’est un peu plus compliqué que ça... Mais le fait est qu'au final ça a marché !

Je vous disais plus haut que la démarche de cette boite privilégiait le projet de vie par rapport au projet professionnel. Et bien avec le mien ils ont été cohérents dans leur démarche. Pour mon plus grand bonheur, car même si je pense que de toute façon je me serais tout de même lancé seul dans cette aventure, ça fait du bien de savoir que j’ai toute une équipe pour m’accompagner.

Car c’est décidé, je vais le faire. Je vais réaliser mon rêve.

Alors avant que cela ne se fasse, il va falloir que cette « opportunité » se concrétise réellement... Tenir un chèque entre ses doigts, ce n’est pas la même chose que la promesse d’un chèque. Et c’est bien ça qui m’empêchait de vous en parler jusqu’à présent ! J’attendais d’être sûr... Bon ok, aujourd’hui je ne suis toujours pas sûr à 100%, mais si je raisonne (enfin !) de façon cartésienne, que je vous en parle ou pas ne changera rien à l’histoire. Au mieux, tant mieux... Et au pire, et bien vous comprendrez pourquoi je tire la tronche.

Logiquement, les choses devraient se décanter d’ici un petit mois... Je vous tiendrais au courant.

Vous imaginez bien que la préparation d’un Tour Du Monde à la voile en solitaire ne s’improvise pas comme un weekend à la plage. Et ce n’est pas parce que j’en rêve depuis des années que cela rend les choses plus faciles. C’est toute la difficulté de passer du mode « si... », en mode « quand... ». Vous voyez ce que je veux dire ? Pas simple comme truc.
Il y a une foultitude de choses à envisager... Ça va de l’achat du bateau à ce que je vais faire de ma maison, en passant par les problèmes d’assurance, la (les) destination(s), la date du départ, les permis... Bref, c’est quasiment le même boulot que si j’avais à fonder une entreprise ! (et encore...). J’ai même du ressortir mes vieux cours de comptabilité analytique pour arriver à pondre un budget prévisionnel qui tienne la route, c’est vous dire !

Bref, vous le comprenez, j’ai du « boulot » par-dessus la tête, et c’est pourquoi JVVD part en couille ces derniers temps.

Voilà ! Vous savez tout maintenant !

Bon, concrètement comment les choses vont-elles se passer ?

Tout d’abord il faut que je me remette à niveau mes compétences de voileux et que je passe quelques permis. Mais avant toute chose il va falloir que je vérifie que la mécanique fonctionne. Et quand je parle de mécanique, je veux bien sûr parler de ma cheville... Je n’arrive pas à marcher plus de cinquante mètres, mais j’arrive tout de même à me déplacer dans mon 50m2 sans qu’il n’y est autant de points d’appui que sur un voilier. Donc logiquement ça devrait pouvoir le faire, mais mieux vaut tout de même vérifier avant.
C’est pourquoi au mois de juin, si tout va bien, je devrais enchaîner deux croisières de quinze jours, ce qui, je pense, me permettra de vérifier si le peton est prêt à prendre le large.
Ensuite, et bien, je vais me mettre à la recherche de ce qui deviendra ma maison pour les années à venir. A savoir un voilier de dix mètres.

Toujours dans la perspective ou tout se passe selon le plan (sic !), je devrais en prendre possession au plus tard en septembre. Le temps de le prendre en main et de le préparer pour le long-cour, cela nous emmènera vers la mi-octobre... Et c’est donc vers cette date-là que je devrais partir.
Mais je ne pars pas juste pour le plaisir de quitter ce monde de fous… Pendant mon périple je compte bien vous emmener avec moi. A cette fin, je vais créer un nouveau blog qui me servira de support pour écrire, vous raconter ce qui se passe, les gens que je rencontre, les épreuves qui sont les miennes. J’ai l’intention d’emporter avec moi une caméra HD et me mettre à la réalisation de petits reportages. Et pourquoi pas, au bout d’un moment, écrire un bouquin sur cette expérience.
Dans l’absolu, je ne vous cache pas que ce qui serait bien c’est qu’un jour j’arrive à en vivre de ces écrits et de ces films... Mais bon, on n’en est pas encore là. Je vais d’abord avoir trois ou quatre ans pour engranger des expériences et pour m’entraîner à les partager avec vous. Après et bien... On verra.

Comme je vous l’ai dis, il y aura un site internet, ou un blog de voyage si vous préférez. Je l’alimenterai au fur et à mesure de mes escales, ce qui m’obligera à ne faire que de courtes traversées.
Donc, dans un premier temps je continuerais à tenir ce blog, car j’ai encore pleins de trucs à vous dire. Je vous raconterais dans une rubrique spéciale l’avancement du projet. Et puis, lorsque l’heure du départ sera venue, je fermerais boutique pour me « transférer » vers mon nouveau chez moi. Qui deviendra je l’espère, votre nouveau chez vous, si vous le voulez bien… Bien évidemment,

Voilà chers lecteurs... J’ai réussi à vous cracher le morceau. Il me faut vous dire que j’appréhendais un peu de le faire et en même temps j’avais hâte. Car c’est un peu comme si la publication de ce billet entérinait ce projet de vie... Comment vous dire... Maintenant que je l’ai annoncé publiquement, ce n’est plus une lubie, c’est réel.
J’ai tardé à vous en parler pour la raison évoquée plus haut, la superstition, mais également parce que j’avais peut-être besoin d’être vraiment sûr de moi. Car envisager une nouvelle vie n’est pas si simple... c’est même vachement compliqué !

Et vous savez quoi ? Le plus dur, ce n’est pas tant d’appréhender cette nouvelle vie, mais plutôt de dire adieu à l’ancienne...

Allez, je vous laisse méditer là-dessus et je vous dis à bientôt. Bien évidemment, je suis ouvert à tous vos commentaires et suggestion, car comme je vous l’ai dis, ce Tour du Monde c’est aussi un peu le votre...

Ah oui ! Une dernière chose... J’ai déjà trouvé un nom pour ma future maison qui bouge. Elle s’appellera La boiteuse.