Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


dimanche 2 mai 2010

Un 1er mai tiédeux

Hier c’était le défilé du 1er mai, et le moins que l’on puisse dire c’est que la journée n’a pas vraiment fait recette.
Normal, je n’y suis pas allé... et pas mal de français ont fait la même chose.

195 000 participants selon la police, de 200 à 350 000 manifestants selon le Figaro, et 350 000 tous ronds pour Libération.
On est loin du million de l’année dernière. Très loin même.

Bon ok, moi j’avais une excuse, mais les autres ? Hein ? Qu’est-ce qu’ils ont foutu les autres ? Ils sont partis en weekend ?
M’est avis que cette inassiduité est à mettre sur le dos des grandes centrales syndicales... et à leur, comment dire, tiédeur... Ou leur bêtise, au choix.
Parce que vous avouerez qu’organiser un défilé du 1er mai un samedi, c’est faire montre d’une certaine désorganisation, non ?

Pardon ? Z’avaient pas le choix ? Peut-être...

Mais il n’empêche, le choix d’arriver unis, ils l’avaient que je sache ? Hein ?
Le choix de mobiliser l’opinion public, de s’inscrire dans la lutte et pas dans la compromission, ils l’avaient aussi je pense ?

Vous voulez que je vous dise ? Tout ça ne laisse rien présager de bon en ce qui concerne la réforme des retraites, moi j’vous l’dis.

Bon, d’un autre côté... Vous allez me dire que la retraite, une fois qu’on a admis qu’on n’en bénéficiera pas... ça devient alors le cadet de nos soucis..

Et vous auriez raison.

vendredi 30 avril 2010

Ecole buissonnière et petite réflexion

Yep ! J’ai fait l’école buissonnière aujourd’hui ! 
Pour la première fois depuis le 17 février (un peu plus de deux mois donc) je ne me suis pas rendu à mon atelier de « redynamisation » Pourtant, le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été jusqu’à présent d’une assiduité exemplaire ! Trois fois par semaine depuis 10 semaines... Mais là ce matin... Pas envie.

Ça, c’est ce que j’appelle l’effet « fin de mois ». Plus un rond, le frigo vide, le tabac qui commence à manquer... (Qui manque déjà d’ailleurs !) Bref, c’est pas la période du mois que je préfère car elle a tendance à me rendre flemmard et nerveux à la fois.
Dans ces moments là, je préfère encore faire le canard et rester à la maison. C’est mieux pour moi et aussi pour les autres.

Je me demande d’ailleurs si je vais me rendre au défilé du premier mai demain... Je ne sais pas encore...

Tien puisqu’on parle de ça, j’ai remarqué une petite chose qui m’a interpellée.
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais dans la dialectique usuelle que les médias emploient, on ne dit plus « le ou les défilés du 1er mai », mais « la ou les manifestations du 1er mai ».

Encore un de ces éléments de langage qui façonnent notre société au gré de je ne sais quelle volonté obscure, et qui en dit long sur son évolution.
Les mots ont un sens dit-on, et l’emploi du mot « défilé » en disait long sur la symbolique d’une telle journée. Le peuple en marche parcourant les grands-rues des villes et villages de France, défilant dans une procession païenne au même titre que les culs-bénits le font le 15 aout et l’armée le 14 juillet...

Toutes ces marches avaient un sens... Ont un sens. Ce sont des démonstrations de pouvoir, une façon aussi de montrer une espèce de fierté...

Seulement maintenant, même si on dit toujours que l’armée défile et que les croyants processionnent, on dit désormais que les travailleurs manifestent.

A travers cette novlangue, les notions de pouvoir et de fierté ont disparues... Il ne reste que l’image d’une vulgate braillarde, anachronique... Sans aucune légitimité ni même une réelle existence.
A travers ces mots, anodins en apparence, le peuple perd sa représentativité et peut être aussi son âme.

Tout cela m’attriste profondément...

Putain d’éléments de langage !

jeudi 29 avril 2010

Escales

Je m’étais plus ou moins promis à moi-même de m’atteler à quelque analyse politique aujourd’hui... Enfin, analyse politique... n’exagérons pas. Commentaire serait un mot plus adapté.
Cela-dit, on s’en fout un peu du mot correct à utiliser puisque de toute façon il n’y a rien qui vient. Ou alors difficilement, comme ça, par petits bouts.

La Grèce ? Mouais... Mais non. Je ne comprends pas comment c’est possible que l’on laisse des fonds de placements dépiauter un pays morceau par morceau sans réagir. Et tout ça pourquoi ? Pour imposer de facto une politique libérale à un pays qui n’en veut pas.
M’en fout, de toute façon j’avais pas prévu d’y mettre les pieds alors...

Le voyage en Chine de l’autre tache et de sa dulcinée ? Je m’en tape.
Enfin... je ne m’en tape pas vraiment... Ce que je veux dire c’est que je crois avoir atteint un tel degré de honte que, quoi qu’il fasse maintenant je ne crois pas pouvoir avoir une estime aussi basse de mon pays. On touche le fond comme on dit. C’est bien simple : Plus bas, y’a pas.
Remarquez, faut bien admettre qu’il est doué le Nain pour le cirage de pompes et le suçage de queues... Juste à la bonne hauteur comme qui dirait. Et avec les chinois, c’était pas gagné !
Comptez pas sur moi pour y mettre les pieds non-plus. La position de la chèvre qui broute ce n’est pas trop mon truc.

La marée noire aux USA ? M’en fout aussi. Pour les américains j’entends. Parce que pour les zoziaux et la poiscaille c’est une autre paire de manche... Là non-plus de toute façon je n’avais pas prévu d’y mettre les pieds.

Tien, c’est bizarre. Voilà trois pays qui de toute façon ne faisaient pas partie de ma liste d’escales à venir...

Il y a de drôles de coïncidences tout de même...

mardi 27 avril 2010

Partir...

Bon, ça suffit comme ça. Y’en a marre.

Ça va faire un mois que je garde ça pour moi... Que j’élude... Que je tergiverse... Et finalement cette nuit je me suis rendu compte que si je me taisais c’était pour de mauvaises raisons... Et qu’en plus ça me pourrissait la vie.
Donc, Y’en a marre.

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques temps JVVD n’a plus la tenue à laquelle vous avez été plus ou moins habituée. Je crois même qu’on peut dire que ça part carrément en live. Je publie un jour sur trois, et encore il s’agit plus de coups de gueules plus ou moins bâclés, sans réel contenu. Je passe à côté de pleins de sujets qui mériteraient pourtant que je m’y attarde un peu... La marge de droite n’est plus tenue à jour... Bref, c’est le bordel.

Non, ne dites pas le contraire ! Vous et moi savons pertinemment que c’est vrai.

Alors les raisons pour qu’un auteur (oh putain le mytho !) laisse tomber ce qui est son activité favorite depuis deux ans peuvent être multiples... Je ne vais pas vous en faire ici la liste, mais vous seriez en droit d’imaginer des tas de trucs tous aussi tristounets les uns que les autres. Et c’est bien pour ça que j’ai décidé, enfin, de vous raconter ce qui se passe. Pour rassurer les plus proches d’entre vous d’une part, et d’autre part parce que ce blog n’est pas qu’une estrade servant à dégoiser des slogans politiques. C’est aussi ma vie que vous lisez, que vous partagez en quelques sortes. Et si ma vie doit changer, la moindre des choses est encore que je vous en avertisse. Et tant pis si ça foire.

Car c’est ça qui me pourrissait un peu la vie en ce moment... Mourir d’envie de vous parler de quelque chose, et ne pas oser le faire de peur de tout faire foirer. Et oui les amis, j’ai beau prôner l’athéisme militant, j’ai quand même un vieux fond de superstition qui s’accroche désespérément au fond de mon cortex cérébral ! Un truc qui a à voir avec une histoire d’ours et de peau qu’il faut vendre...

Bref, cette nuit j’ai réalisé que non seulement cette rétention d’information m’empêchait de dormir, mais qu’en plus ce n’était vraiment pas sympa pour vous. Donc, accrochez-vous à vos écrans et soyez attentifs, c’est l’heure de la révélation ! Vous allez enfin savoir ce qui me prend la tête depuis un mois et pourquoi depuis lors, et bien... La politique me passe un peu par-dessus la tête !

Alors voilà... Comme vous l’avez peut-être lu, le dispositif du RSA m’a plus ou moins obligé à suivre ce qu’ils appellent une formation de « redynamisation ». En clair un stage chargé de me faire reprendre pied avec le monde du travail après trois ans d’invalidité. Je vous passe les détails de l’exercice, certains d’entre vous ne le connaissent que trop bien. Bilan des compétences, grille de motivation, analyse transactionnel, pyramide de Maslow etc... Mais bon, l’équipe qui anime cette formation étant particulièrement sympathique et compétente, j’ai joué le jeu avec assiduité et même intérêt. De plus, chose rare, ils ont l’idée folle et paradoxale que dans le monde actuel, il est mieux de privilégier l’épanouissement humain avant que de s’attaquer à la réinsertion professionnelle proprement dite. Ça a peut-être l’air évident ce que je vous dis là, mais je vous prie de croire que dans le monde de la réinsertion, cette boite fait office d’ovni !

Bref, tout allait bien et j’envisageais de me réinsérer comme un grand dans le vaste monde de l’animation socioculturelle et environnementale, lorsque j’ai réalisé qu’au fond de moi ce n’était pas ce que je désirais vraiment... Car depuis quelques années je caresse le rêve un peu fou de m’acheter un bateau et de partir me balader de par les vastes océans.
Avouez que ma situation n’était pas très confortable... Comment se réinsérer dans le monde du travail alors qu’en réalité on attend qu’une chose dans la vie : L’opportunité de prendre ses cliques et ses claques et de foutre le camp ?

J’en étais là de mon dilemme, tentant de m’en accommoder lorsque, miracle ou heureux hasard, cette opportunité c’est soudain présentée à moi.

Je ne vous cache pas qu’il y a eu comme un petit (long !) moment de flottement dans ma tête. Parce que c’est bien de rêver, d’imaginer des choses, mais lorsqu’il s’agit de les faire ces choses, c’est une autre paire de manches. Surtout lorsqu’il ne s’agit rien moins que de changer totalement de vie.

Ne sachant quoi trop faire, j’ai décidé alors de la jouer franc-jeu et de m’en ouvrir auprès des gens avec qui je tentais depuis quelques semaines de monter un « projet professionnel »... Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais l’intuition qu’ils allaient peut-être pouvoir m’aider.

Là, je suis sûr que si je vous en avais parlé vous m’auriez dis que j’allais droit dans le mur avec une telle attitude. Comment voulez-vous que ces gens-là, payés par l’ANPE pour me « réinsérer » allaient pouvoir me filer un coup de main pour monter un projet qui consiste à ne surtout pas... travailler ?
Bon d’accord, je caricature un peu en disant que mon rêve consiste à ne pas travailler... C’est un peu plus compliqué que ça... Mais le fait est qu'au final ça a marché !

Je vous disais plus haut que la démarche de cette boite privilégiait le projet de vie par rapport au projet professionnel. Et bien avec le mien ils ont été cohérents dans leur démarche. Pour mon plus grand bonheur, car même si je pense que de toute façon je me serais tout de même lancé seul dans cette aventure, ça fait du bien de savoir que j’ai toute une équipe pour m’accompagner.

Car c’est décidé, je vais le faire. Je vais réaliser mon rêve.

Alors avant que cela ne se fasse, il va falloir que cette « opportunité » se concrétise réellement... Tenir un chèque entre ses doigts, ce n’est pas la même chose que la promesse d’un chèque. Et c’est bien ça qui m’empêchait de vous en parler jusqu’à présent ! J’attendais d’être sûr... Bon ok, aujourd’hui je ne suis toujours pas sûr à 100%, mais si je raisonne (enfin !) de façon cartésienne, que je vous en parle ou pas ne changera rien à l’histoire. Au mieux, tant mieux... Et au pire, et bien vous comprendrez pourquoi je tire la tronche.

Logiquement, les choses devraient se décanter d’ici un petit mois... Je vous tiendrais au courant.

Vous imaginez bien que la préparation d’un Tour Du Monde à la voile en solitaire ne s’improvise pas comme un weekend à la plage. Et ce n’est pas parce que j’en rêve depuis des années que cela rend les choses plus faciles. C’est toute la difficulté de passer du mode « si... », en mode « quand... ». Vous voyez ce que je veux dire ? Pas simple comme truc.
Il y a une foultitude de choses à envisager... Ça va de l’achat du bateau à ce que je vais faire de ma maison, en passant par les problèmes d’assurance, la (les) destination(s), la date du départ, les permis... Bref, c’est quasiment le même boulot que si j’avais à fonder une entreprise ! (et encore...). J’ai même du ressortir mes vieux cours de comptabilité analytique pour arriver à pondre un budget prévisionnel qui tienne la route, c’est vous dire !

Bref, vous le comprenez, j’ai du « boulot » par-dessus la tête, et c’est pourquoi JVVD part en couille ces derniers temps.

Voilà ! Vous savez tout maintenant !

Bon, concrètement comment les choses vont-elles se passer ?

Tout d’abord il faut que je me remette à niveau mes compétences de voileux et que je passe quelques permis. Mais avant toute chose il va falloir que je vérifie que la mécanique fonctionne. Et quand je parle de mécanique, je veux bien sûr parler de ma cheville... Je n’arrive pas à marcher plus de cinquante mètres, mais j’arrive tout de même à me déplacer dans mon 50m2 sans qu’il n’y est autant de points d’appui que sur un voilier. Donc logiquement ça devrait pouvoir le faire, mais mieux vaut tout de même vérifier avant.
C’est pourquoi au mois de juin, si tout va bien, je devrais enchaîner deux croisières de quinze jours, ce qui, je pense, me permettra de vérifier si le peton est prêt à prendre le large.
Ensuite, et bien, je vais me mettre à la recherche de ce qui deviendra ma maison pour les années à venir. A savoir un voilier de dix mètres.

Toujours dans la perspective ou tout se passe selon le plan (sic !), je devrais en prendre possession au plus tard en septembre. Le temps de le prendre en main et de le préparer pour le long-cour, cela nous emmènera vers la mi-octobre... Et c’est donc vers cette date-là que je devrais partir.
Mais je ne pars pas juste pour le plaisir de quitter ce monde de fous… Pendant mon périple je compte bien vous emmener avec moi. A cette fin, je vais créer un nouveau blog qui me servira de support pour écrire, vous raconter ce qui se passe, les gens que je rencontre, les épreuves qui sont les miennes. J’ai l’intention d’emporter avec moi une caméra HD et me mettre à la réalisation de petits reportages. Et pourquoi pas, au bout d’un moment, écrire un bouquin sur cette expérience.
Dans l’absolu, je ne vous cache pas que ce qui serait bien c’est qu’un jour j’arrive à en vivre de ces écrits et de ces films... Mais bon, on n’en est pas encore là. Je vais d’abord avoir trois ou quatre ans pour engranger des expériences et pour m’entraîner à les partager avec vous. Après et bien... On verra.

Comme je vous l’ai dis, il y aura un site internet, ou un blog de voyage si vous préférez. Je l’alimenterai au fur et à mesure de mes escales, ce qui m’obligera à ne faire que de courtes traversées.
Donc, dans un premier temps je continuerais à tenir ce blog, car j’ai encore pleins de trucs à vous dire. Je vous raconterais dans une rubrique spéciale l’avancement du projet. Et puis, lorsque l’heure du départ sera venue, je fermerais boutique pour me « transférer » vers mon nouveau chez moi. Qui deviendra je l’espère, votre nouveau chez vous, si vous le voulez bien… Bien évidemment,

Voilà chers lecteurs... J’ai réussi à vous cracher le morceau. Il me faut vous dire que j’appréhendais un peu de le faire et en même temps j’avais hâte. Car c’est un peu comme si la publication de ce billet entérinait ce projet de vie... Comment vous dire... Maintenant que je l’ai annoncé publiquement, ce n’est plus une lubie, c’est réel.
J’ai tardé à vous en parler pour la raison évoquée plus haut, la superstition, mais également parce que j’avais peut-être besoin d’être vraiment sûr de moi. Car envisager une nouvelle vie n’est pas si simple... c’est même vachement compliqué !

Et vous savez quoi ? Le plus dur, ce n’est pas tant d’appréhender cette nouvelle vie, mais plutôt de dire adieu à l’ancienne...

Allez, je vous laisse méditer là-dessus et je vous dis à bientôt. Bien évidemment, je suis ouvert à tous vos commentaires et suggestion, car comme je vous l’ai dis, ce Tour du Monde c’est aussi un peu le votre...

Ah oui ! Une dernière chose... J’ai déjà trouvé un nom pour ma future maison qui bouge. Elle s’appellera La boiteuse.

samedi 24 avril 2010

Vous prendriez bien un Porte pour le weekend ?

Pas la moindre inspiration ce matin... Rien, quedalle.

Mais heureusement, lorsque l’inspiration vient à disparaitre il me reste toujours la possibilité de me tourner vers l’ami Porte.

L’ami Porte, c’est toujours une bonne occasion de faire du remplissage intelligent !
En plus, lorsqu’il s’agit d’enfoncer Estrosi, qui est mon maire je vous le rappelle, je ne m’en prive pas.

Allez ! Bon weekend !

jeudi 22 avril 2010

Le PQ trois couleurs

Tien, allez ! On va faire un billet de paresseux histoire de rassurer ceux qui s’inquièteraient de mes silences.

Un truc rapide et de bon goût, comme il se doit.

Est-ce que cette photo vous choque ?



Petite précision, il s’agit d’un cliché sélectionné par la FNAC dans le cadre d’une exposition consacrée au « politiquement correct ».

En ce qui me concerne, c’est clairement non, le fait que l’on se torche le cul avec le drapeau de mon pays ne me choque pas. Ce qui me choque par contre, c’est qu’on en vienne à le faire... Vous voyez ce que je veux dire ?

Ce qui me choque c’est qu’un pays, mon pays, devienne tellement contraire à tout ce que j’aime, que peut-être (je dis bien peut-être) j’en viendrais à comprendre les gens qui agissent de la sorte...

mardi 20 avril 2010

La précaution pour principe

Au départ, le principe de précaution, c’est quand-même du bon sens... Ou du moins le sens de la collectivité et le désir de lui faire courir le moins de risque possible.
Il y a quelque-chose qui cloche, on ne sait pas bien pourquoi, mais dans le doute on va quand-même arrêter...
Voilà, c’est ça le principe de précaution. La mise en application de l’adage le plus populaire qui soit et qui dit que dans le doute il vaut mieux s’abstenir.

Mais, tout le monde n’est pas de cet avis... Dans le lot vous remarquerez toujours une voix ou deux, et plus particulièrement dans les médias main-stream, prêt à remettre en cause ce sacro-saint principe. Oh, pas de façon ouvertement dénonciatrice, non... Cela ressemble le plus souvent à une question. Du genre : Je me demande si parfois... on n’en fait pas un peu trop... ? Vous vous rendez compte tous ces gens bloqués, toutes ces entreprises embêtées... C’est pas bon pour le pays ça...
Bref, le principe de précaution est un principe qui à chaque fois qu’il est appliqué soulève la polémique. Un peu comme s’il n’était pas légitime. Comme si (horreur !), il était même par principe quelque peu abusif, voire dictatorial.

Et ces derniers mois, le moins que l’on puisse dire est que nous avons été confrontés à l’application (et à la contestation) de ce principe. La grippe A, les zones noires de Xinthia, le volcan qui toussote... Mais en même temps que nous l’appliquons, nous entendons encore et toujours ces mêmes voix nous susurrer à l’oreille que nous en faisons trop...

Tenez par exemple, cette insistance à nous rabattre les oreilles que chaque jour que dieu fait sans avions dans le ciel coûte des centaines de millions... J’ai même lu qu’il s’agissait « d’une crise plus importante que le 11 septembre » ! (Au passage vous remarquerez le cynisme de la référence historique...)

Bref, moi j’en étais à observer que ce foutu principe se trouvait systématiquement remis en question lorsqu’il s’agissait d’argent, quand j’ai vu il y a peu la délicieuse Sophie de Menthon s’exprimer sur le sujet...
A la question désormais basique, êtes vous pour ou contre le principe de précaution, la couguar botoxée sortie tout droit d’un soap américain a éludé la question en déclarant : « Les patrons prennent des risques ».

Waouh... Quelle déclaration ! Quel aveu ! En clair, la future (peut-être) patronne MEDEF, la reine des libéraux, l’égérie du CAC 40, déclarait en des mots à peines déguisés que le principe de précaution c’était pas pour elle et ses congénères. Les patrons sont au-dessus de ce genre de chose, mais quand-même si vous pouviez arrêter avec votre principe à la con, ça nous arrangerait bien...

Alors... Bon, vous m’arrêtez si je dis une connerie, mais je me demande si cette insistance à vouloir remettre en cause ce qui fait le b-a-ba de la conscience collective et de la responsabilité qu’incombe cette conscience. Je me demande si cela n’entrerait pas dans cette propagande incessante dont nous abreuvent les libéraux... Loin de moi l’idée de crier au complot (vous savez comme je suis réfractaire à ce genre de chose) mais quand même... Je trouve intriguant qu’à chaque fois que l’on applique ce fameux principe, on entende ces petites voix (particulièrement déplacées en ce qui me concerne) qui nous suggère avec insistance d’y voir une privation de nos libertés. Alors qu’en fait, il ne s’agit que d’empêcher la baisse des profits de certains.

Donc en clair voilà ce que je pense. Le principe de précaution est une notion antilibérale, dans le sens où le risque étant inhérent à la vie du libéral moyen, éviter de le courir reviendrait à nier son existence.
Les gens trouvent un emploi et le perdent. Les gens vivent, les gens meurent et c’est comme ça que tourne le monde. Et dans ce monde-là ne s’en sortent que ceux qui prennent des risques. Instituer un principe de précaution (dans la constitution pourquoi pas) c’est aller contre la bonne marche naturelle du monde et c’est aller contre la liberté individuelle de chacun de prendre ces risques.

Le principe de précaution est liberticide, donc antilibéral. CQFD.

Alors j’ai bien conscience qu’avec mon petit texte je ressemble peut-être à une poule qui aurait découvert un couteau... Mais que voulez-vous, il m’arrive d’être parfois un peu lent à la comprenette !
Cela-dit si vous n’êtes pas d’accord avec moi ne vous gênez pas pour me contredire ! Les discussions, il n’y a rien de tel !
Et puis si vous êtes d’accord... Et bien activez quand même vos neurones vous n’êtes pas dispensés pour autant !