Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


vendredi 10 octobre 2008

Les conséquences

Depuis quelques semaines, le péquin moyen assiste, impuissant, à l’énorme crise financière qui secoue la planète. Enorme ? Peut-être pas pour tout le monde. En effet, j’ai regardé hier deux reportages, genre micro-trottoir, sur l’impact de la crise sur certaines personnes de la rue… Deux reportages sur deux chaines différentes : Tf1 et France 2.
Ces deux instantanés sont peut-être orientés, sûrement même. Je veux dire par là, qu’il s’agit de restaurer la confiance des petits épargnants en ces temps troublés, et quoi de plus efficace que de montrer l’insouciance de la rue ? La vie de tous les jours plutôt que des traders à la mine déconfite ? Car, en substance, il ressortait du questionnement proposé ; que les français étaient, certes inquiets, mais n’avaient pas vraiment conscience d’être réellement en danger.

Pour eux, ce qui se passe en ce moment ne les concerne pas, ou du moins pas directement. Les bourses qui flanchent une à une, les taux d’intérêts qui baissent, tout ça c’est loin de la réalité concrète de la vie quotidienne. Pour ces personnes interrogées, ce ne sont que les riches, ceux qui possèdent des actions, des entreprises, ceux qui boursicotent et qui vivent de la sueur des autres qui en prennent plein la figure… parce que le péquin moyen, il n’a pas plus de 70 000 euros à la banque ! Le péquin moyen il est protégé par l’état ! Mais si, c’est le président qui l’a dit ! Pour eux encore, il s’agit d’une crise FINANCIERE. C'est-à-dire qui touche les financiers. Pas eux.

Alors je sais, vous qui me lisez, vous vous dites dans vos petites têtes bien faites, que ces gens-là ont tort. Et que le tort tue.
Nos politiques nous rabâchent à longueur de JT que la crise est financière et non pas économique. Qu’il convient de bien faire la part des choses, que les mécanismes ne sont pas les mêmes… Et cetera. Ce que ces bons messieurs oublient de nous dire, c’est que, oui se sont deux choses différentes, mais se sont également deux phénomènes liés entre eux. De l’un découle l’autre.
Lorsque les financiers auront bien accusés le coup, les conséquences pour notre économie se feront alors ressentir. Fermeture d’entreprises, chômage, pauvreté, hausse des prix de l’énergie et de l’alimentaire… Les gens qui se baladent en se gaussant des conséquences de cette crise ne veulent pas imaginer ce futur-là.

Mais, le point qui m’inquiète le plus n’est pas celui-ci. Il est plus général. Le péquin se dit que puisqu’il n’a rien, contrairement aux financiers, il n’a donc rien à perdre. Et ça on sait que c’est faux. Le financier lui, aura toujours de quoi remplir sa gamelle. Le péquin, c’est moins sûr.
Et que dire de ceux de par le monde qui crèvent déjà de faim ? Car, dans cette affaire, finalement, nous n’allons perdre que quelques degrés de confort et de niveau de vie.
Pour eux, les fermetures, le chômage, la hausse des prix se transformeront en famines, en guerres, en révolutions, en émeutes…
Car il ne faut pas se leurrer, c’est ce qui nous attends à court terme ! Oh, peut-être pas nous, ici en France, mais dans des endroits autrement plus importants que notre petit village gaulois. L'Afrique, le Moyen Orient, l’Asie du sud est, les Balkans, l’Europe de l’est…
Le péquin moyen, verra alors se pointer devant sa porte les vraies conséquences de cette crise, et il en sera forcément affecté. La question sera alors de savoir comment il va réagir de le péquin… Sera t’il solidaire et humain, ou défendra t’il son pré carré ?
Alors je veux dire à ces messieurs qui nous gouvernent, les dames aussi d’ailleurs, que je comprends leur discours rassurant. Il vaut mieux mentir au peuple pour qu’il reste calme, plutôt que de lui décrire par le menu ce qu’il va lui arriver. Je comprends, mais je ne cautionne pas pour autant. Car c’est cette absence de connaissances des faits et de ses conséquences qui feront que ce système pourri perdurera. Si les gens avaient un peu plus conscience de ce qui va se passer, peut-être mettraient-ils plus d’entrain pour revoir carrément le système.
Une image me vient à l’esprit : Le navire coule et l’équipage se contente de démonter les cloisons pour boucher les trous… Alors qu’il suffirait de prendre les chaloupes pour rejoindre l’île qui se trouve à l’horizon, et construire un nouveau bateau…. Différent. Plus solide. Plus humain.

mercredi 8 octobre 2008

J'suis sec !

Je sais… Cela va faire une semaine que je n’ai rien publié et franchement, ça me culpabilise un peu. Je sais bien qu’il ne faut pas, que ce qui compte c’est que, d’abords et avant tout, je me fasse plaisir. Je sais… Mais bon, depuis une semaine il ne se passe rien qui m’interpelle plus que ça. J’y suis pour rien !

La crise est là. Les bourses bondissent et rebondissent de lundis noirs en lundis noirs, l’immobilier s’effondre, les français ont peur de devenir SDF…
Bref, la bête meurt, mais elle prend son temps la salope ! Mais va-t-elle vraiment mourir ? Des fois je me demande… La connerie universelle qui régit notre monde fera peut-être que les hommes resteront dans ce système à bout de souffle… Pourquoi ? Ben, parce que c’est plus simple. C’est pas parfait, la preuve, mais au moins ça n’est rien en comparaison de la terreur qu’inspire la création d’un système entièrement nouveau, plus juste, plus responsable… L’inconnu fait toujours peur.
Ailleurs on continu à se faire la guerre, à foutre des gens en prison pour délit de cerveau… Par exemple en Algérie, quatre ans de prison ferme pour avoir mangé pendant le ramadan ! Vlan ! En plein dans les libertés !
Aïe !
C’est drôle, avec le temps j’ai l’impression d’avoir moins mal… Comme quoi, on s’habitue à tout.
Sinon, le Prix Nobel de médecine vient d’être décerné conjointement à deux français ; Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, pour leur découverte du virus de sida ! Eh les mecs, c’était il y a 25 ans ! Faudrait voir à être sur le coup là ! On aurait préféré qu’ils récompensent la découverte d’un vaccin ou d’un traitement efficace… Mais non, c’est pas pour tout de suite. Trop cher qu’ils disent. Ou plutôt, qui ne rapporte pas assez. Vous voyez la nuance ? Encore une conséquence de la loi du marché et du libéralisme économique… Comme quoi, tout est lié finalement.

Moi, en se moment, j’aimerais bien me retrouver sur un voilier au mouillage dans une Crique bien protégée. Une provision de pate, un harpon, quelques hameçons et de l’huile d’olive. Du tabac pour ma pipe aussi… Ben oui, ça serait bien… Mais pour avoir tout ça, il me faut encore participer au système et payer en euros sonnants et trébuchants la base même de mon rêve. Et quand j’aurais plus de tabac ? Je fais comment ? On n’en sortira pas…
Au moins, les couchés de soleil, eux seront gratuits !

Allez ! Bonne journée quand même !

jeudi 2 octobre 2008

Cachez ces enfants que nous ne saurions voir

Bon, je voudrais revenir sur un incident survenu la semaine dernière, dans une école primaire du Val d’Oise. Vous en avez peut-être entendu parler, mais un élève de 11 ans s’est retourné contre son institutrice, et l’a frappé à coup de pied et de poing suite à un incident que des témoins qualifient de « malentendu ». Les infos réelles sont peut claires car, comme toujours lorsqu’il s’agit d’enfant et du milieu scolaire, on se doit de respecter une certaine retenue. Mais bon, en fouillant un peu, on arrive à avoir une vue plus ou moins correcte de la chose. Donc, si vous n’êtes pas au courant de l’affaire, reportez-vous à cet article dans Le Point.fr, ou bien celui-ci dans Le Parisien.fr.
Si je vous parle de ça, c’est que lorsque j’ai vu cette information à la télé, c’était hier, je me suis surpris à avoir une montée de tension ! Vous savez ? Ce genre de phénomène qui se produit quand quelque-chose m’énerve.
Allons bon ! Qu’est-ce qui a bien dû énerver notre Gwendal, vous dites-vous ?
Alors voilà, je vous raconte. A la télé on voyait des vues de l’école primaire, avec une voix off qui narrait l’incident en précisant que l’enfant faisait l’objet d’un suivit « pédagogique particulier ». Puis le journaliste interroge des mères de familles inquiètes, je dirais même apeurées, qui s’exprimaient sur le fait qu’un enfant « comme lui » n’avait pas sa place dans l’école. J’ai même entendu des propos encore plus directs, du genre – Il ne devait pas être là, mais dans un « endroit » spécialisé… (!). Une mère a même déclaré : « Cela fait des années que cela dure Cela aurait pu être un de nos enfants. Imaginez que ma fille lui marche sur le pied : comment aurait-il réagi ? On pense être tranquille parce qu’on laisse ses enfants à l’école, mais ce n’est pas le cas. » Au passage vous remarquerez dans ces derniers propos l’habituelle démission parentale…

Là, mon sang n’a fait qu’un tour ! J’avais l’impression de me retrouver vingt ans en arrière, lorsque je m’occupais d’enfant handicapés mentaux dans un centre de vacance « mixte ». J’avais sous les yeux l’expression même de la peur, de l’intolérance que j’avais bien connue à l’époque, face aux enfants dits « différents ».
Depuis des années, l’école s’est fait une règle d’accueillir en son sein les enfants plus ou moins handicapés. C’est un progrès immense autant du point de vue social qu’humain. Car avant cette démarche, le choix de scolarisation pour ce type d’enfants était on ne peut plus restreint… C’était le placement d’office dans un « établissement spécialisé » ou même, parfois, aucune scolarisation du tout… Bref, je vous laisse imaginer les conditions de vie de ces enfants : L’exclusion d’Etat. Cachons ces gosses que nous ne saurions voir !
Heureusement les choses ont évolués. Pas forcément dans la tête de ces mères interrogées devant l’école, mais en tous cas, maintenant on laisse une plus grande place aux enfants pourvus d’un handicape léger physique ou mental. Pour ce faire il existe ce qu’on appelle « un suivit pédagogique particulier », en clair, l’enseignant dispose de l’aide d’un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS). Mais pas toujours. Mais en tous cas l’incorporation du handicape dans l’école est devenu quelque-chose de courant. Et c’est tant mieux, même si l’on pourrait avoir à redire sur le nombre d’AVS disponibles, leur formation et leur motivation… En effet, ce ne sont souvent que de simples emplois précaires, sous-payés, et leur formation n’est que de 300 heures… Bref, y’a encore du boulot à faire de ce côté-là.

Pour moi, cette histoire illustre bien la problématique du handicape et de sa place dans notre société.
D’un côté nous avons les pouvoirs publics qui tentent de faire une place à ces enfants, de les intégrer au mieux, mais sans vraiment s’en donner les moyens (comme d’hab), et de l’autre nous avons l’hostilité des parents voir même parfois celle de certains enseignants. Et ça franchement, ça me gonfle.
De plus, j’aimerais bien qu’on m’explique comment quelques bleus sur les bras et les jambes, infligés par un garçonnet de 30 Kg tout mouillé, peuvent entrainer une ITT de huit jours… Non ? Pas vous ?

Et enfin, je m’interroge VRAIMENT sur cette institutrice qui, non-contente de se faire porter pâle pendant une semaine, a portée plainte contre l’enfant à la suite de l’incident ! Non, vous ne rêvez pas. Cette dame se retourne judiciairement contre un gamin, qu’elle n’a pas sût gérer ! Mais c’est son boulot bordel ! Si cette instit a un problème avec un élève, qu’elle le règle entre l’établissement, les parents et elle-même ! Pas besoin de mêler les juges et la flicaille à l’histoire ! Quand je vous parlais de l’hostilité de certains enseignants, ce n’était pas des paroles en l’air. Elle existe belle et bien.
Cerise dans le clafoutis, la presse s’en donne à cœur joie pour monter cette histoire en épingle. Les médias jouent sur la désormais « grande peur » contemporaine de ces enfants violents, peut-être même délinquants, voir basanés, en tous cas susceptibles de s’inscrire dans un fichier de sinistre mémoire.
Pour preuve, si vous lisez un peu les commentaires laissés à la suite des articles sur l’incident, peu de personnes s’interrogent comme je le fais aujourd’hui devant vous. On ne lit que des messages transpirants la peur, voir la haine… En tout cas une immense méconnaissance de la question.
Et ça mes amis, plus que tout, je trouve ça navrant.

lundi 29 septembre 2008

Suggestions

Lorsque j’entends, de ci de là tralala, les ténors de l’opposition à la voix curieusement et lamentablement si atone, parler de la politique économique de Nicolas Sarkozy et de sa responsabilité concernant la crise financière qui frappe notre pays : Je me gausse un petit peu.
Depuis le discours de Toulon, ce ne sont que critiques molles et rabâchages stériles dont l’argument principal et plutôt fallacieux est l’hypocrisie du discours de Sarko et la sempiternelle rengaine concernant le cadeau fiscal de 15 milliards d’euros fait au début de la mandature… Je n’entends pas de contre-propositions constructives, ni de suggestions un tant soit peu utiles. Rien. Quedalle.
Si je vous parle de ça, c’est parce que récemment j’ai entendu le député Vert Noël Mamère, en pleine promotion de son dernier bouquin « La tyrannie de l’émotion », critiquer notre Président Glorieusement Élu en lui reprochant essentiellement de tenir un double discours et en mettant en exergue cette réflexion : Comment peut-on adopter une position économique interventionniste et critiquer les parachutes dorés et les salaires mirobolants ET en même temps faire de jolis cadeaux fiscaux ?
L’argument n’est pas faux en soi, mais pour le coup je trouve qu’il est à côté de la plaque.
En face, tout un chacun nous explique que ce qui arrive à notre beau pays n’est surtout pas la faute de Sarkozy ni de ses décisions stupides. Les responsables sont à rechercher de l’autre côté de l’Atlantique, chez les méchants cowboys. Eux n’y sont pour rien, d’ailleurs si on va s’en sortir c’est justement grâce à la politique de Sarkozy… Bon là, je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi de tels propos sont débiles…

Bon, le moins que je puisse dire, c’est qu’ils s’y prennent comme des manches… Alors si je puis me permettre, voici quelques petites réflexions de mon cru.

Que peut-on exactement lui reprocher à Sarko ?
Bon, on ne va pas lui reprocher la crise systémique globale… Faut quand même pas exagérer, il n’y est pour rien le pauvre… On peut, à la rigueur, lui reprocher d’avoir cautionné le libéralisme à outrance, mais c’est tout.
Par contre, ce qu’on peut lui reprocher c’est de n’avoir rien fait pour prévenir cette crise ! En effet, nous savions tous, nous les petits internautes citoyens et fureteurs, que quelque chose allait nous tomber sur le coin de la gueule. Depuis le début de l’année, les informations concernant l’imminence d’un effet domino à l’ampleur mondiale, circulaient sur le net. Dans les forums de discussion, sur les sites des think-tanks (voir Europe2020), on SAVAIT qu’en septembre il n’y aurait pas que les feuilles qui tomberaient… Et si nous, nous savions, on peut raisonnablement supposer que le gouvernement également. Non ? Si, bien sûr… Alors ? Pourquoi personne n’a pris de mesures préventives ?
Ensuite, pour contrer l’argument de droite qui dit que Sarko n’y est pour rien, on peut toutefois lui rétorquer qu’à partir du jour où le gouvernement a prit acte de la crise et entreprit de réagir (?!!), c'est-à-dire le 25 septembre 2008, notre PGE devient effectivement comptable des conséquences de cette crise. Là oui, il existe un point sur lequel taper.

Alors, messieurs-dames de l’opposition, faites un peu votre boulot, il est plus que temps. De même, utilisez des arguments logiques et constructifs pour contrer la communication hors paire de l’Elysée ! Le coup du paquet fiscal, c’est usé à force…
Voilà ! C’est tout ! Bonne journée !

Les dessins sont de Xavier Lacombe.

samedi 27 septembre 2008

CALICO

Un jour, il n’y a pas si longtemps, au hasard d’un clic nonchalamment et négligemment appliqué sur la signature d’un commentaire laissé sur un site, j’ai découvert Calico
Calico, c’est une bouffé d’oxygène qui sent bon la Bretagne. Des textes magnifiques servis par une musique rock intelligente et sensible. Le genre de musique qui sonne bien dans les oreilles, et qui explose littéralement une fois sur scène.
Calico, c’est une formation basique de rock. Un batteur (Gildas Le Goff), un claviériste (Hervé Le Goff), un guitariste (Vincent Crenn), un bassiste (Fabien Autret) et un chanteur touche à tout (Jean-Marie Le Goff). Cinq, le chiffre magique. La base.
Alors oui, je sais, quelques-uns parmi vous se disent : Mais je le connais lui ! Hervé Le Goff, ça me dit quelque-chose ! Et ben oui ! C’est lui qui, parfois, lorsque le groupe lui en laisse le temps, nous gratifie de quelques réflexions savoureusement humanistes sur les fils de La TéléLibre ! C’est lui, le maigrichon planqué derrière son clavier !
Alors, à l’occasion de la sortie du DVD enregistré lors du festival des Vielles Charrues, je vous présente une vidéo qui donne l’eau à la bouche !



Et puis, il y a celle-là que j’aime bien…



Bien sûr, il y a aussi celle-ci ou bien encore celle-là

J’espère que Calico va vous plaire, autant que ça me plait à moi. D’ailleurs, si parmi vous quelqu’un connait une maison de disque, n’hésitez pas ! Ca tombe bien, ils en cherchent une !

vendredi 26 septembre 2008

Les vérités de Sarkozy

Bon, j’en ai marre. Cela va faire maintenant quatre heures que j’essaye de tenir ma promesse et de vous pondre un article sur le discours de notre président, hier au soir à la télé, et je galère comme un fou. Ca va faire trois fois que je m’y reprends, avec à chaque fois un ton différent, et je n’arrive toujours pas à vous pondre quelque chose de correct ! ‘Tain de Dieu, ça me gonfle ! Alors pour cette quatrième mouture, je vais essayer de vous la faire courte et me fixer sur mon ressenti, plutôt que d’essayer de vous faire une explication de texte en bonne et due forme. Avec ou sans humour. Dramatisante ou pas, décalée ou détaillée… On va le faire simple et direct. Cash !
Hier, j’ai donc regardé l’autre tache… C’était du bon Sarkozy, il me faut bien l’avouer. Il faut dire aussi que notre PGE (Président Glorieusement Elu), il aime bien cette ambiance de meeting électoral et qu’il y est très à l’aise. C’est sa came.
La première chose que j’ai remarqué c’est ce qu’il y avait de marqué sur le pupitre : « Discours de Toulon ». Un peu comme si celui-ci devait dorénavant correspondre à une date historique que nos enfants auront l’obligation d’apprendre à l’école… Il y a eu Latran, Dakar, et maintenant il y aura le discours de Toulon…

Le discours de Toulon donc, c’est le discours sensé rassurer les français. Car les français ont peur et pour empêcher cette peur il faut leur dire la VÉRITÉ ! Ben oui, c’est bien connu, lorsque l’on est au bord du gouffre, il est très important de savoir exactement la profondeur dudit gouffre. Ca aide quelque part.
Sauf que là, le nain il a mal commencé son discours puisque qu’il a dit, deux points, ouvrez les guillemets : « Nous sommes passé à deux doigts de la catastrophe ». Ah bon ? Moi qui croyais bêtement que le pire était à venir, nous serions donc maintenant à l’abri de ce tsunami financier qui ravage notre planète ? Puisque nous somme passé « à deux doigts », la catastrophe, elle est donc derrière nous ? Non, mais faut être précis là. C’est devant ou c’est derrière ? Parce que, après, Sarko il nous dit les yeux dans les yeux que les mois à venir vont être plutôt galère… Mais bon, pas de panique ! L’état sera là pour garantir aux petits épargnants qu’ils vont pouvoir récupérer leurs billes. Re-Ah bon ? Je croyais que la loi obligeait déjà les banques à assurer les placements à hauteur de 70 000 euros… M’enfin, puisqu’il nous dit qu’il va veiller à ce qu’on ne perde pas un centime… On va le croire, non ?
Ensuite, il nous dit que « L’idée de la toute puissance des marchés est une idée folle ». (Ça je le savais déjà, merci !).
Il nous dit également, en substance que nous sommes face, non-pas à la faillite du capitalisme mais à la faillite du système. Car le capitalisme reste une démarche extraordinaire, mais pas son système… Comprenne qui pourra. Le coupable, c’est le système. Le Système, avec un S majuscule. Celui qui permet aux traders de s’en mettre pleins les fouilles sans se préoccuper des petites gens. Celui qui permet de quitter son poste avec un parachute en platine et de ne pas assumer ses conneries. Ça-y-est on les tient nos responsables ! Brulons-les en place publique et on sera sorti de l’ornière ! Car le capitalisme est bon, le capitalisme est sain. Ce sont ses types qui ont tout foutu par terre. Ils ont profité bassement des mannes célestes et ont profanés de leurs mains sales ce beau capitalisme « qui a permis l'essor extraordinaire de la civilisation occidentale depuis sept siècles. » (Au passage on reconnaitra là la patte de Guaino, et son concept de civilisation.)
Ors donc, point n’est besoin de blâmer le capitalisme. D’ailleurs ceux qui seraient tentés de le faire seraient dans l’erreur. Une erreur Historique ! « Je veux le dire aux Français : l'anticapitalisme n'offre aucune solution à la crise actuelle. Renouer avec le collectivisme qui a provoqué dans le passé tant de désastres serait une erreur historique ». Ca c’est pour les imbéciles à la courte vue qui seraient tenté de voté Besancenot aux prochaines élections. Et pan dans les dents au Postier !
Mais tout n’est pas perdu non ! Rassurez-toi, peuple de France, Nicolas est là ! Il a plein de mesures à nous proposer/imposer pour qu’on s’en sorte ! Mieux ! Grace à lui, on va même pouvoir profiter de cette crise pour être encore plus puissants et plus riches qu’avant ! Si-si !
Comment ? Et bien, c’est tout simple : En faisant exactement comment on a fait depuis 2007. Ben oui, la solution, nous l’avons sous les yeux, elle est là ! La politique du présent gouvernement tombe pilepoil pour nous aider dans ces temps difficiles.
« Quand on veut dire la vérité aux Français, il faut la leur dire jusqu'au bout et la vérité c'est que l'Etat ne peut pas indéfiniment financer ses dépenses courantes et ses dépenses de solidarité par l'emprunt. Il faut bien un jour payer ses dettes. »
Alors on va faire des économies : Dès l’année prochaine 30 600 emplois supprimés dans la fonction publique, Carte judiciaire, carte militaire, réforme des hôpitaux, etc, on va continuer à tout casser parce que cela coûte cher. Bientôt, vous verrez que si les choses empirent, les nouveaux coupables seront ses faignants de fonctionnaires qui n’ont pas voulu être solidaire avec les français !
Et puis attendez vous à payer plus cher les énergies, car : « Dans le monde de la rareté, il va falloir payer plus cher le pétrole, le gaz, les matières premières », et chacun devra payer « le juste prix de ce qu’il consomme ».
On va aussi aider les patrons. Voui ! C’est le président qui l’a dit ! Comme ce n’est pas une politique d’austérité (Bouh le vilain mot !), il n’y aura pas de hausse d’impôts de taxes ou de charges sur les entreprises. Mieux, à terme, on devrait supprimer la taxe professionnelle ! Là je suis sûr que Parisot, elle a dû mouiller sa culotte !

Plus loin, plus vite, plus fort ! Il n’y a que comme ça que le Président compte nous sortir de la merde. La fuite en avant.
Enfin, Sarkozy nous dit que cette crise est finalement une chance. Et oui ! C’est une chance, car ses derniers mots furent :
« Alors que les vieilles idées et les vieilles structures sont balayées, nous devons être imaginatifs et audacieux. Nous avons le choix de subir ce changement ou d'en prendre la tête. Mon choix est fait. Françaises, Français, au milieu des difficultés nous devons précéder la marche du monde et non la suivre. Vive la République ! Vive la France ! »

Donc, si je comprends bien, les français vont devoir se serrer la ceinture en attendant des jours meilleurs, pendant que les patrons vont voir leurs activités facilitées… C’est très capitaliste ça… Ben oui, il l’a dit au tout début le président C’est le capitalisme qui a raison et c’est lui qui va nous sauver… Les français vont devoir faire des efforts, mais grâce à la politique de réformes engagée par le gouvernement on va s’en sortir mieux que les autres. Mieux, on va prendre la tête du monde.
Ben, si avec ça on n’est pas sauvé…

Alors voilà. On en est là. Des déclarations d’intention, des postures, mais au final rien de vraiment nouveau. Sarkozy va continuer à faire du Sarkozy, et tout ira bien pour peu que nous acceptions encore plus de réformes iniques et de décrets débiles… Pour peu que nous acceptions également de faire tous les sacrifices « nécessaires »…
Alors mes amis, si c’est tout ce que notre PGE a à nous proposer, je propose à mon tour, de nous exiler vers le Venezuela. Le voilier partira du port de Nice le 20 octobre en fin de journée, et il y aura de la place pour huit passagers. Pas plus… Sauvons-nous avant que ce type ne mette notre pays à feu et à sang !

lundi 22 septembre 2008

L’automne

Plop-plop-plop fait la pluie ce matin, comme si c’était besoin de nous rappeler que nous sommes le 22 septembre. Le 22 septembre, c’est le premier jour de l’automne… C’est drôle, moi j’ai toujours cru que c’était le 21 que les saisons changeaient. Mais bon, on va pas chipoter pour une journée… Surtout que l’automne, il est déjà là depuis longtemps… Enfin, je veux dire que l’été est partit depuis un bail, donc que l’automne est forcément là puisque l’été est partit… Non ? M’enfin, on est plus sûr de rien… Y’a plus saison ma pôve dame !
Donc, c’est l’automne.
Voilà-voilà…
C’est bien…
Y’a ma chatte qu’est revenue dormir à la maison. Normal, puisque c’est l'automne… J’espère qu’elle va pas me bouffer les deux geckos qui ont débarqués cet été… Y sont planqués derrière la télé pour l’instant… Normal, y fait chaud, derrière la télé.
Bon, j’vois bien que je tourne en rond là… Pourtant, lorsque je me suis réveillé, j’ai tout de suite pensé à la teneur de mon billet du jour. Pendant cinq bonnes minutes, le temps que j’émerge, les idées se sont bousculées dans ma tête. Nombreuses. J’avais plein de choses à vous dire… Mais là, franchement j’vois plus…
Bon, c’est pas grave, on va reprendre les fondamentaux : Clique droit sur marque-page, Info, clique gauche « ouvrir dans un nouvel onglet » le Figaro.fr….
Ben oui ! J’y peux rien si c’est le figaro que je lis le matin en me levant ! Franchement c’est le site le mieux foutu… C’est rageant mais bon… Faut pas être sectaire non-plus… Je renouvèle la manip, et j’ouvre successivement Libération.fr et Le Monde.fr. Voilà, c’est prêt. J’ai mes trois sites principaux ouverts. Je peux commencer ma revue de presse. Zou ! C’est parti !

Bon, alors… « Sénat : la gauche progresse au-delà de ses espérances ». ? Ah oui ! C’est vrai ! Hier c’était les élections sénatoriales ! Tout le monde s’en tape, mais bon, ça fait quand même plaisir. 23 sièges supplémentaires dont un communiste… Moyenne d’âge qui descend de 65 à 62 ans… Mouais… C’est bien. Plus de femmes, c’est bien aussi. Qu’est-ce qui disent sur Libé ? « Sénatoriales: la gauche fait mieux que prévu », même chose quoi… Et Le Monde ? Les centristes en galère, Chevènement revient…
En résumé, ce n’est pas demain la veille que le sénat jouera l’alternance ! Même si on attend les prochaines élections en 2011, il restera quand-même à droite… C’est quand même mal foutu ce truc ! Non ? Je trouve pas ça très démocratique moi…
Ensuite qu’est-ce qu’on a… ?
Ah ben oui ! Je savais bien qu’il y avait quelque chose de pas banal aujourd’hui ! On est le 22 septembre, c’est donc aujourd’hui que le Parlement se réuni pour débattre et voter sur la présence militaire française en Afghanistan. Je crois que je vais regarder ça aujourd’hui… Non pas que je doute de la majorité présidentielle qui va faire front derrière Sarkozy, mais la gauche elle est plutôt divisée sur le sujet…A quelle heure ils commencent à bosser ces feignasses ? Oùssque j’ai foutu le raccourci vers les services de l’état déjà ? Ca-y-est… 17H30. Chouette ! J’ai largement le temps de faire une bonne sieste. Ouais, mais en même temps y’aura C dans l’air sur France 5… Bon, on verra bien.
C’est important ça… Et pendant ce temps là, y sont où les patrons ? Fillon, en Russie, et Sarko à New-York… Ouais… Le premier fait des ronds de jambes à un dictateur pour être sûr qu’on ait du gaz pour l’hiver et le second se renseigne sur ce qu’il va bien pouvoir nous dire dans trois jours sur comment il compte empêcher la crise financière globale de frapper la France… Tien ! Ca me rappelle le nuage de Tchernobyl…
Bon ben… Moi j’vais vous laissez là… Je crois que je vais me commencer une bonne partie de SWAT 4 et dégommer un max de terroristes islamistes… Ca va peut-être me réveiller ?

Plop-plop-plop fait la pluie ce matin, comme si c’était besoin de nous rappeler que nous sommes le 22 septembre. Le 22 septembre, c’est le premier jour de l’automne…