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Je voulais vous dire…
Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!
Après tout, il n’y a pas de raison que je ne vous parle pas de ça… Il n’y a pas que la politique dans la vie, et si jamais vous l’oubliez, la vie justement se charge de vous le rappeler.Tout a commencé ce mardi. Un toc-toc timide à la porte de la maison, et voilà la voisine qui m’annonce qu’elle a vu ma Gaëlle ce matin et que celle-ci n’allait pas très bien… Elle a essayé de mettre la main dessus, mais la fieffée catin s’est échappée pour se planquer et depuis elle la cherche.Elle commence à pleurer parce qu’elle aime bien ma chatte la voisine… Moi, calme et raisonnable, je la rassure comme je peux… Gaëlle est une chatte indépendante, elle vit sa vie et jusqu’à présent cela lui a plutôt réussit… C’est qu’elle a 19 ans la bougresse.Ce n’est pas la première, ni la dernière fois que cette chatte passe un mauvais moment, et jusqu’à présent, ça c’est toujours bien terminé… Mais elle arrive quand même à me culpabiliser cette pauvre dame. Face à ses larmes, j’ai l’air d’un monstre d’indifférence avec ma froideur. Plus pour rassurer la vielle que pour autre chose, je m’habille et je vais jeter un œil dans le quartier. Peine perdue. Va retrouver une bête qui considère la troisième dimension comme une chose acquise !J’ai donc laissé tomber.C’est vers les quatre heure de l’aprèm’ que l’on retoque à la lourde… Les yeux pleins de sommeil j’ouvre et je retrouve la voisine, accompagnée de son fils qui me tend une boite en carton dans laquelle se trouvait Gaëlle… Là, j’ai pris une grande claque dans la gueule.
Ma Gaëlle était là, prostrée. Elle avait l’air groggy et elle râlait… Sans la sortir de sa boite, je promène mes mains sur son corps comme si je savais ce que je faisais. La queue, le bassin, les côtes, les épaules, tout avait l’air d’être à sa place. Elle gardait la tête baissée et c’est pourquoi je vis en dernier ce qui n’allait pas… En relevant sa tête, je découvris son minois d’ordinaire si joli, complètement ravagé. Sa mâchoire inférieure ne ressemblait plus à rien. Ses yeux mi-clos et son nez disparaissaient sous des amas purulents de mucus sanguinolent.Je remerciais la voisine qui pleurait de plus belle, et 10 minutes plus tard j’étais dans le bus direction la clinique vétérinaire.Dans le bus je gambergeais comme un fou. J’imaginais le pire : Cancer foudroyant, tumeur explosive… (Elle a dix-neuf ans quand-même). Et puis ça allait certainement me couter un bras… Comment faire pour la soigner alors que je n’ai même pas de quoi faire deux repas par jour ?J’arrivais donc à la clinique passablement sur les nerfs.La réceptionniste fit les frais de mon énervement. Agacé par ses questions à la con, je lui répondais assez sèchement avant de me rendre compte qu’elle n’y était pour rien et de m’excuser. Elle a compris et n’a rien dit…Puis le véto est arrivé et au bout de quelques secondes le verdict est tombé : Accident avec une voiture, traumatisme de la face.Moi qui avais imaginé des saloperies de maladies longues et douloureuses, je me sentis comme soulagé…Je balbutiais « Dieu Merci ! Alors vous pouvez faire quelque-chose pour elle ? »Il me répondit qu’il fallait attendre les radios. Il prit la boite en carton et disparu par une porte.
Je me retrouvais donc seul avec la réceptionniste. Je remarquais qu’elle était toute jeunette et très jolie… Sans doute une de ces stagiaires à peine nubile que l’on exploite pendant une semaine ou deux, histoire de leur montrer ce qu’est le monde du travail… J’eu honte pendant un instant de l’avoir regardé comme une femme, et pour dissimuler mon trouble, aussi stupide qu’incongru, je me mis à lui parler de Gaëlle…Je lui racontais quel animal merveilleux c’était. Que nous vivions ensemble depuis bientôt vingt années… Je lui parlais de ses habitudes, de ses lubies de vielles fille… Combien elle pouvait être chiante… Et c’est là que j’ai craqué.Je me suis mis à chialer comme une madeleine. Tout à coup, le sang-froid dont j’avais fait preuve jusqu’alors s’est effondré et toute la place que cette fichue bête tenait dans ma vie s’est révélée.J’avais beau essayer de me contrôler, ça ne s’arrêtait pas. Je ne sais pas qui était le plus gêné, la gamine ou moi.Lorsque le véto est revenu avec la radio, je me suis un peu calmé. Les radios ça me connait, j’ai l’habitude. C’est quelque chose de concret sur lequel on peut s’appuyer et quelque-part, ça me rassure.Il m’expliqua qu’il avait décelé une fracture complexe de la mandibule inférieure, ainsi qu’une autre plutôt moche du palais. A part un problème de déshydratation, tout le reste avait l’air ok. Pas de fracture du crâne, pas de traumatismes…Il me dit aussi qu’il fallait l’opérer. Tout de suite.Je lui ai alors demandé quel genre de vie elle allait avoir après ça… Pour lui, si elle survivait à l’intervention, il n’y avait pas de raison pour qu’elle ne vive pas. Il était prudent cependant. Désespérément prudent.Je lui ai alors dit que je n’avais pas d’argent. Il m’a répondu que ce n’étais pas le plus important… Il m’a donné deux ou trois adresses d’associations qui prenaient en charge ce genre de cas. A moi de plaider ma cause. L’opération coutait 150 €.
Et c’est ce que j’ai fait. Alors que la pauvre chérie se faisait opérer, je me suis rendu chez l’une de ces assos. Là, je suis tombé sur une charmante dame constamment occupée à placer des chats par téléphone… Entre deux coups de fil, je commençais à lui raconter mon histoire, mais je vis bien vite que l’âge de ma Gaëlle la rendait sceptique.Mais j’ai persévéré. Je ne lui ai pas dis combien cette chatte comptait pour moi, j’ai oublié. Je lui ai simplement parlé de la vie qu’on menait tous les deux… Au bout de quelques minutes elle m’a signé un bon d’une valeur de 100 €.Lorsque je l’ai remercié, je sanglotais de nouveau (Putain !).J’ai téléphoné en rentrant à la maison. L’opération s’était bien passée, mais il fallait attendre. Le lendemain j’ai encore téléphoné et on m’a dit que ça allait… Elle avait survécu !Alors, en fin d’après-midi je suis allé la récupérer. Pendant la journée il m’était venu une idée que j’ai soumise au véto ; Je m’étais demandé si dans ma peur panique de perdre ma chatte, je n’avais pas oublié un peu de penser à elle… Quelle vie allait-elle avoir ? Avais-je fais le bon choix ? N’avais pas été égoïste ?Il m’a rassuré sur ce point. S’il l’avait opéré, c’est qu’il pensait vraiment qu’elle aurait une vie à peu près normale.Mais il m’a quand même précisé que les prochains jours seraient durs pour elle… Elle allait souffrir, et ne pourrait pas s’alimenter avant quelques jours. Je dois la ramener demain matin pour qu’il la perfuse (15 €), mais après ça il faudra que je joue de la seringue et que je l’alimente avec de la pâtée mixée et liquide…Mais c’est pas grave, je m’en tape. Elle va vivre et c’est tout ce qui compte. Je vais encore avoir cette fichue chatte dans les pattes pendant de longues, de très longues années…
Pendant que je tape ces mots, Gaëlle est dans un panier. Elle se repose. De temps en temps je la vois qui change de position, mais dans l’ensemble ça à l’air d’aller. Elle ne passe plus son temps à ouvrir et fermer sa gueule, c’est déjà ça. Mais ça va aller. Je sais que maintenant ça va aller…Voilà. Je ne sais pas pourquoi, mais il fallait que je vous raconte cette histoire. J’en avais besoin. Ca m’a permis de me rendre compte de certaines choses sur moi, la vie que je mène, les choses importantes… Alors, je m’en excuse si jamais cela vous a paru long et pesant, mais que voulez-vous, comme je l’ai dit au début : Il n’y a pas que la politique dans la vie, et si jamais vous l’oubliez, la vie justement se charge de vous le rappeler… De façon longue et pesante.
Bon… D’accord. Hier je n’étais pas vraiment de bonne humeur et je me suis laissé aller à un petit écart de langage… Cela ne me ressemble guère. Ou alors il faut vraiment que je sois furax pour m’autoriser de telles libertés. Mais que voulez-vous : J’en ai vraiment marre d’avoir raison.Oh attention ! Je devine que vous vous dites que je verse un peu trop dans la forfanterie et l’autosatisfaction. Bon d’accord, il y bien évidemment une part de narcissisme dans ce que j’écris. Comme tous ceux que l’envie d’écriture titille, ajouterais-je. Mais ce qui m’énerve vraiment n’est pas tant d’avoir raison, c’est plutôt de voir se dérouler les choses malgré le fait qu’on les ait analysées et dénoncées. En fait c’est l’impuissance qui m’énerve. J’ai parfois l’impression de pisser dans un violon et ça m’agace au plus haut point…Et ce lundi, mon énervement, ainsi que cette fichue impression urinaire, c’est trouvé amplifié à la lecture du Figaro…Vous me direz que je n’ai qu’à ne pas lire cet organe de propagande umpiste. C’est vrai, ce serait une bonne chose pour ma tension, je le reconnais, mais en ces temps de combat, je trouve nécessaire de se tenir au courant des mouvements de l’ennemi. Simple récurrence du temps où je servais sous les drapeaux.Donc, ce matin je tombe sur deux articles qui confirment en quelque sorte mon impression d’hier. C'est-à-dire que la machine gouvernementale est en marche.
En premier lieux, nous avons le ministre Hortefeux.Ce sinistre personnage, qui n’a pas tout à fait réussi à se débarrasser de sa défroque nauséabonde de déporteur en série, officie maintenant au ministère du travail, et c’est en temps que tel qu’il répondait à quelques questions sur France Inter dans l’émission Dimanche soir politique.Et qu’apprend-on de la bouche de ce Môssieur Hortefeux ? Hein ? Que face au déficit annoncé de notre Sécurité Sociale (20 milliards d’Euros), il conviendrait de réfléchir à une augmentation de la durée des cotisations… En clair, la vieille lubie du MEDEF qui consiste à vouloir nous faire bosser plus longtemps est toujours à l’ordre du jour. Quand je vous disais qu’une offensive était proche ! Il n’aura pas fallut une semaine pour que la lente, mais sûre, sape de nos institutions commence…Oh, bien évidemment ce n’est pas pour tout de suite. On va attendre 2010 pour réformer le régime général de retraite, mais bon… En attendant nous sommes prévenus.
Ensuite, toujours dans le même organe de propagande élyséen, on apprend qu’un sondage Opinion Way vient conforter la « victoire écrasante » du parti du président. En effet, d’après ce sondeur partisan « Une majorité de Français soutient la poursuite des réformes ».En fait en lisant l’article, on apprend que cette majorité est somme toute relativement restreinte : 57%. Mais bon, cela suffit quand même au journaliste pour affirmer avec aplomb qu’il s’agit là d’un « feu vert » donné au gouvernement par les français.Ainsi, on peu constater que le gouvernement continue à désinformer tous azimuts en affirmant avoir gagné les élections européennes. Mieux, avec l’appui d’une dialectique bien rodée et d’une mauvaise foi évidente, il arrive à transformer une petite majorité en un satisfécit.Bref, il surf sur la vague qu’il a lui-même inventée. C’est pathétique.C’est pathétique, mais ça marche ! C’est bien là le problème !Et c’est ça qui m’énerve. Que ces tours de passe-passe, ces scénarii cousus de fils blancs fonctionnent aussi bien… Et ce malgré le fait que je m’époumone…Mais bon, rassurez-vous gentils lecteurs, je ne vais pas baisser les bras. Je vais continuer à démonter ces mécanos improbables et à gueuler autant que je le pourrais ! Et cela même si parfois j’ai cette fichue impression de pisser dans un violon…
« Il semblerait donc que nos dirigeants syndicaux aient oubliés ces fondamentaux de l’action sociale. Ajoutez à cela une communication inexistante, et on se dirige tout doucement vers un gros bide. Et si gros bide il y a, j’en connais quelques-uns qui, dès ce soir, vont faire leur gorges chaudes de ce non-événement et enquiller sur la remontée du nain dans les sondages… »Qui donc a bien pu écrire ce sinistre augure ? Hein ?Oh ! Suis-je bête… C’est moi ! Et pas plus tard qu’hier en plus…Franchement, j’aurais préféré me tromper… Vraiment. Mais le fait est que c’était couru d’avance. On ne le répétera jamais assez, une manifestation, fut-elle unitaire, organisée un samedi : Ca ne marche pas ! Ils devraient quand-même le savoir depuis le temps !Ajouter à cela l’approche de l’été et une usure légitime des travailleurs et on obtient ce qui est arrivé hier : Un gros bide.Et comme de bien entendu, les gros bides, en plus de nuire à ceux qui les provoquent, ont la manie de profiter à ceux qui n’attendent que ça.Dès la fin de l’après midi le Figaro titrait déjà : « Mobilisation en recul contre la politique anticrise de Nicolas Sarkozy ».Vous noterez, en passant, que ce titre est habilement rédigé, puisqu’il sous-entend sans vergogne que les manifestants qui défilaient dans la rue hier sont contre les efforts que notre président s’échine à déployer pour nous sortir de la crise… Ce qui revient à dire que ces personnes sont ni plus ni moins pour la crise. Mais bon ! Rassurez-vous braves gens ! Ils sont en recul !Donc, comme je l’avais subodoré, cette manif devient un atout dans la manche de notre PGE. Mieux, avec l’appui d’une dialectique bien rodée et d’un plan média ad hoc, cette erreur monumentale va se transformer en un soutien à la politique du gouvernement.Putain ! Ça fait chier d’avoir raison !Allez… Bon dimanche quand-même…
« Lorsque l’on a la prétention de vouloir tenir un blog qui s’est donné pour but de parler de politique et de société, la moindre des choses, c’est quand même de se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, et a fortiori dans son propre pays. »Voilà le genre de reproches que je me faisais à moi-même ce matin, et je peux vous dire que c’est vraiment pas cool de commencer la journée comme ça.Bon, d’accord, je ne me suis pas infligé cette critique bien judéo-chrétienne exactement en ces termes. Et puis, je vous l’avoue, ce n’est pas la première chose qui me soit venue à l’esprit non plus… Mais le fait est, qu’au bout de quelques minutes de ma petite revue de presse matinale, c’est quand même à ce genre de constatation à laquelle je suis arrivé. Et franchement : Ça me fait chier.Vous vous demandez sans doute pourquoi je me mets à être grossier de si bon matin… Et bien c’est parce que je viens de me rendre compte que ce samedi, c’est jour de manif. Et pourquoi je n’étais pas au courant ? Hein ?C’est vrai quoi… D’après ce que j’ai lu, il s’agit de la dernière mobilisation intersyndicale (presque) de la saison et je n’en entends parler que le jour même ? C’est quoi cette histoire ?Réflexion faite, je me rends compte qu’en fait je n’y suis pour rien. Si je n’étais pas au courant, c’est tout simplement parce que les médias n’en n’ont pas parlé, point barre.D’accord, je veux bien admettre qu’ils avaient peut-être autre chose comme sujet de conversation ; Un avion qui tombe, les élections européennes et la déroute du PS, le silence de Ségo la Sainte, le discours bien consensuel et pétri d’obscurantisme d’Obama, les élections en Iran… (Que sais-je encore ?) Mais apparemment il n’y avait pas de place pour une manif de protestation contre la politique de notre nano-président…Alors je vous le dis, puisque j’imagine que vous êtes aussi non-informé que moi, cette journée est sensée s’inscrire dans la continuité des rassemblements du 29 janvier, 19 mars et 1er mai… Sauf que de mémoire de gauchiste, une manif organisée un samedi est quelque-chose de complètement inutile, voir de contre productif. C’est d’ailleurs ce que semble penser Force Ouvrière en se désolidarisant « partiellement » de cette journée d’action. FO (d’après Libé), parle de « simulacre de journée d’action », et Jean-Claude Mailly soutient qu’il n’est pas « un GO du social ».Je serais plutôt de son avis… Pour moi, la réussite d’une journée d’action se mesure avec deux critères : La mobilisation d’une part, et l’ampleur de l’emmerdement maximum provoqué d’autre part.Et je serais même tenté de dire que le second critère prime sur le premier. Pour s’en persuadé il n’y a qu’à constater l’efficacité des actions des agriculteurs, des pêcheurs ou des routiers quand ils s’y mettent.Il semblerait donc que nos dirigeants syndicaux aient oubliés ces fondamentaux de l’action sociale. Ajoutez à cela une communication inexistante, et on se dirige tout doucement vers un gros bide. Et si gros bide il y a, j’en connais quelques-uns qui, dès ce soir, vont faire leur gorges chaudes de ce non-événement et enquiller sur la remontée du nain dans les sondages… C’est là, que ce genre d’action devient contre-productif : En servant la soupe au gouvernement. C’est vraiment donner le bâton pour se faire battre, voilà ce que j’dis !
Donc, pour ma part, et une fois n’étant pas coutume, je n’irais pas manifester cette fois-ci. Pour les raisons que viens d’évoquer, mais aussi parce que la manif à Nice est pour une fois organisée à 14H30, et qu’à cette heure là, je dors.Mais bon, rien ne vous empêche de vous y rendre vous-même, aussi je vous joins un lien vers une infographie qui recense l’ensemble des 160 cortèges.Bonne manif si vous y allez, et en attendant de connaitre vos impression je vous souhaite un bon weekend !
Bien ! Les élections européennes sont maintenant derrière nous, avec les résultats que vous savez, et il est donc temps pour le gouvernement de passer à autre chose… C'est-à-dire de reprendre son lent et difficile travail de réforme de la société française.Enfin… C’est comme ça qu’ils voient les choses, eux.Parce que j’en connais (probablement de fieffés gauchistes) qui n’hésitent pas à comparer l’action du gouvernement à une casse systématique de nos acquis, sociaux et démocratiques.Mais bon, on ne va pas ergoter sur la sémantique pendant des heures, le fait est que la machine est maintenant rodée, et cette jolie machine de destruction massive vient de nous faire une brillante démonstration de sa terrible efficacité. Une fois encore.
Tout a commencé avec une proposition quelque-peu incongrue du clébard de service, j’ai nommé Frédéric Lefebvre. Ce vil personnage que l’on sait être le démineur en titre de son seigneur et maitre (ai-je besoin de citer son nom ?) proposait que les personnes en arrêt de travail pour cause de maladie ou bien en arrêt pour cause de maternité, continuent à travailler chez eux… (Voir article) Bien évidemment, et comme d’habitude, cette mesure était présentée comme étant une possibilité de travailler plus pour gagner plus et uniquement destinée aux volontaires…Le tollé fut immédiat et unanime. A tel point que dès le lendemain, ses collègues et amis ainsi que le propre maitre du clébard désavouèrent celui-ci, et sa proposition fut enterrée encore plus vite qu’elle était née.Au moment de cette affaire, je m’étais interrogé sur cette proposition… Je me demandais vraiment où il avait bien pu trouver une idée aussi débile et surtout pourquoi il nous la sortait à ce moment-là. Ne voyant pas immédiatement une réponse à mon questionnement, j’en conclu donc qu’il s’agissait d’une manœuvre de diversion destinée à nous faire oublier les élections européennes. Je me trompais.Je me trompais car cette semaine nous avons eu droit à une deuxième et une troisième salve, avec le même objectif : Remettre en question le statut de l’employé en arrête de travail, et par là même notre sécurité Sociale.
Ce mardi, la Tribune publiait un article mettant en avant un rapport de la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie et titrait en lettre grasses et accusatrices : Plus de 10 % des arrêts de travail sont injustifiés (!)
Bon, je ne vais pas m’éterniser sur le parti-pris d’un tel titre, surtout que si l’on se renseigne un peu, on s’aperçoit très vite que la conclusion est hâtive et injustifiée (voir article de Rue 89). Pour vous la faire simple, il est tout à fait normal que l’on trouve un pourcentage plus élevé de « fraudes » chez une partie d’un public préalablement classé « à risque » que sur la totalité de ce public. C’est un peu comme si vous disiez que 50% des gens qui toussent ont la grippe : Ça ne veut en aucun cas dire que 50% de la population soit malade pour autant ! Et même si cela était, le montant des sommes engagées ne dépasserait pas les 100 000 euros, soit 0,015% du budget de la Sécu…Donc, encore une fois, nous avons eu droit à une belle et bonne désinformation des familles. Avec comme objectif premier de diviser les français comme l’UMP le fait depuis des années en mettant d’un côté les bons, ceux qui bossent et qui se lèvent tôt, et les autres, les parasites, les paresseux et les assistés.Troisième étape, et sans doute pas la dernière, la députée UMP Marie-Anne Montchamp, annonçait hier devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale que le déficit de la Sécurité Sociale serait bien plus élevé cette année que prévu initialement dans le budget.Enfin… Quand je dis « bien plus élevé », il s’agit quand même de 20 milliards d’Euros alors que l’on n’en attendait que 10 ! Et d’après ce que j’ai pu lire ICI, la faute reviendrait à la crise et aux destructions d’emplois qu’elle génère…Sauf que la dette de l’état envers la Sécu se monte à 13,6 milliards d’Euros… Et ça, on oublie bien souvent de le rappeler…Je ne sais pas pour vous, mais moi si je mets bout à bout ces trois faits, je vois clairement se dessiner une offensive prochaine à destination de notre protection sociale.
On le sait, les libéraux ne peuvent supporter que la collectivité prenne en charge les plus déshérités, les laissés pour compte de la croissance et les travailleurs malades. Pour eux, la société n’a pas à s’embarrasser du travailleur qui perd son emploi ou qui tombe malade. Les assurances privées ne sont pas faites pour les chiens (quoique…) et si le plébéien n’est pas assez lucide pour comprendre ça, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.Donc, si l’on veut en arriver à supprimer cette aberration libérale qu’est l’assurance maladie, il faut d’abord et avant tout discréditer ses utilisateurs… On insinue que les malades pourraient quand même bosser du fond de leur lit. Ensuite on se pose la question de savoir s’ils le sont vraiment… Malades je veux dire. Puis, on rappelle que le système coute énormément à la collectivité et que, c’est vraiment pas de bol, la crise va faire que ça va couter de plus en plus cher…Sincèrement, j’espère bien me tromper, mais je suis persuadé que nous n’en n’avons pas fini avec cette offensive en règle. Vous allez voir que d’ici peu, on va nous sortir que notre Président Glorieusement Elu souhaite engager une « réflexion » sur l’assurance maladie et que de cette « réflexion » jaillira une belle et bonne réforme. Une réforme qui laissera nos concitoyen se démerder seuls avec leur misères quotidienne, dès lors, soigneusement entretenue.A suivre donc…