Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


vendredi 27 février 2009

Elie, Daniel et la pwofitasyon

Même si je me suis en veille pour un petit moment, ce n’est pas pour autant que j’arrête de regarder et d’écouter ce qui se passe autour de moi.
Aussi, je vous invite à écouter avec intérêt l’émission de Daniel Mermet de ce mercredi 25 février, consacrée à ce qui se passe en Guadeloupe. Daniel y interviewe Elie Domota.
On est bien loin des reportages officiels et spécieux qui ternissent l’image du mouvement guadeloupéen.
Domota porte un regard lucide et honnête sur son île, la lutte sociale qui s’y déroule, et sur l’éventuelle « contamination » sur le territoire métropolitain.
Contamination que je souhaite ardemment, est t’il besoin de vous le préciser…

dimanche 22 février 2009

La photo de la semaine


















Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté mes petites photos. C’est pourquoi aujourd’hui, « la photo de la semaine » se transforme en « Les trois photos de la semaine ».

Voici un Aeonium arboreum de belle facture que j’ai surpris en train de s’épanouir à la vue d’un rayon de soleil matinal…

J’ai beau savoir que cette espèce fleurit en hiver, quand je vois ces fleurs délicates je me dis que le printemps est déjà là !

samedi 21 février 2009

Recherche directeur de droite désespérément !

Salut tout le monde !
Allez, je vous fais un petit billet rapido parce que c’est samedi et que… C’est samedi !
Y’a pas de raison que je vous inflige un truc lourd au début du week-end pour qu’ensuite vous ayez des aigreurs d’estomac… Après, vous allez me le reprocher, me dire que j’abuse dans la colère et la dénonciation, que je vous pourris les fins de semaine… Ça serait pas cool !

Si vous n’avez pas eu l’occasion d’aller sur le site de Rue89 récemment, ou bien que vous ne l’ayez parcouru que d’un œil, pendant que l’autre matait les infos sur la Guadeloupe, vous n’avez peut-être pas entendu parler de ce qui va suivre.

Figurez-vous que je suis tombé sur un article qui parle de recrutement dans l’académie de l’Isère. En effet, à l’école primaire Les Moines, de Saint-Quentin Fallavier, on recherche désespérément un nouveau directeur. Quid de l’ancien ? On ne sait pas. Mais le fait est que le poste est vacant en cours d’année, et que l’inspection académique cherche à le pourvoir… Normal. Sauf que le profil de la personne recherchée est un peu particulier. Jugez plutôt :



Présentation de l’école

L’école les Moines est une école primaire de six classes, implantée dans un cartier populaire. L’école est classée en REP. (Réseau d’Education Prioritaire) La collaboration avec la commune est de bonne qualité. La moitié de l’équipe est installée depuis longtemps. Ces personnes ont une approche militante de l’école qui les conduit à prendre des positions de refus par rapport à certaine demandes institutionnelles (Base-élèves, évaluations nationales).

MISSIONS

Rétablir une loyauté institutionnelle dans cette école, tant dans les rapports avec l’administration qu’avec l’équipe pédagogique. Centrer l’action de l’école sur les priorités nationales.

Et bien oui, mes chers amis, vous lisez bien ! Il semblerait donc que dans cette école sévisse un groupuscule gauchiste militant et que l’académie ait décidé d’y envoyer un directeur-Rambo, chargé de les mettre au pas !
« Rétablir une loyauté institutionnelle ». C’est beau comme phrase… Non ? Moi, j’trouve ça beau. Ça donne tout de suite envie de se mettre au service du pays pour recadrer ces instits rouges et de leur apprendre ce que sont les « priorités nationales » !

Bien évidemment, l’annonce n’est restée en ligne que peu de temps… Le temps pour la profession de s’indigner et au rectorat de réaliser sa bourde et de retirer l’annonce !

J’imagine assez bien les éventuels postulants se présentant devant la commission de recrutement et tenter de prouver à cet auguste aréopage, qu’ils sont de bons français, bien respectueux de l’ordre, de la discipline et des directives ministérielles…

jeudi 19 février 2009

Libérez-nous des libérauuuux-auuuux !!!

C’est souvent comme ça que ça se passe. Moi, au départ, j’avais envie de passer un jeudi pépère, sans trop réfléchir. Enfin… Quand je dis sans trop réfléchir, c’est pas vrai. Heureusement ! Généralement quand le matin je me réveille, la première chose que je me demande c’est, si je vais écrire ou pas. C’est important comme question. Ben oui ! Parce que de mon envie, va dépendre la façon dont je vais organiser ma journée ! Certains vous diront qu’elle n’est pas tant remplie que ça, mais je trouve important de l’organiser quand-même. J’suis comme ça, faut que j’organise, et j’aime pas trop quand il me faut bouleverser mes petits projets…
Donc, je vous disais que ce matin… Bien, j’avais pas envie d’écrire. Je me suis réveillé et l’envie n’était pas là. Ce n’est pas une chose grave en soi. Loin de là. Je vais pas me flageller avec des orties parce que j’ai pas envie d’écrire quand même ! Surtout que lorsque j’ai décidé de ne pas passer ma matinée à choisir mes mots et à vous concocter un billet que j’espère toujours génial, je fais autre chose. Je fais plein d’autres choses… Je joue à dégommer des terroristes, j’écoute de la musique, je fais la tournée des blogs et des sites que je ne vais pas voir tous les jours… Bref, je passe ma matinée tranquillou, sans prise de tête excessive.

Or donc, ce matin alors que j’écoutais la dernière émission de Daniel Mermet sur Là-bas.org consacrée au « krach parfait », tout en essayant de battre mon score au démineur… Mes oreilles se sont mises soudain à frétiller plus que de coutume. Une petite chanson bien enlevée, teintée d’un fort accent québécois a attirée mon attention, avec un petit refrain bien comme je les aime : « Libérez-nous des libérauuuuux-auuuux ! ».
Les oreilles, comme vous le savez, sont reliées par un câble en téflon avec le centre de la curiosité, situé dans la région des lombaires. Aussi, dès qu’elles se sont mises à frétiller, mon rein gauche m’enjoignit de laisser tomber le Démineur, et d’entreprendre une petite recherche…
Et je suis tombé sur ça ! Les Loco Locass !
Ces types sont géniaux ! J’ai appris plein de choses sur eux, et comme je suis d’un naturel partageur, j’ai tout de suite eu envie de vous les faires connaitre ! J’suis comme ça moi !
Alors Mesdames et Messieurs je vous demande de faire un triomphe à nos invités, venus spécialement de la belle province, pour vous aujourd’hui ! Faite du bruit pour les LOCO LOCASS !!!



Cette chanson, « Libérez-nous des libéraux », date de 2003. Elle fut l’hymne des grèves étudiantes de 2005 au Québec, et est utilisée régulièrement dans les mouvements de contestation souverainistes, et par le PQ (Parti Québécois).

Je sais, à part mi quérida Azuldelmar, il y a certainement des paroles que vous n’avez pas compris… C’est pas grave je vous ai mis les paroles en lien ICI.
J’ai trouvé également leur site officiel. Allez y faire un tour, c’est assez sympa !

A toute fin utile, je vous rappelle que le Jean Charest dont les Loco Locass parlent, vient d’être décoré de la Légion d’Honneur par notre PGE… Celui-ci en a profité pour balancer quelques insinuations perfides sur le « sectarisme » du mouvement souverainiste.

Et pour finir, je retiendrais ce petit refrain :

Face à la menace de la braderie on brandit
Le poing de la Patrie à la face des bandits !

Yo !


mercredi 18 février 2009

Révélation



« Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex ? Une Rolex enfin… Tout le monde a une Rolex alors… Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! »

Alors là ! Alors là… Je ne sais plus quoi dire… Les mots me manquent !
Une telle révélation sur le sens de la vie, comme ça dès le matin, franchement ça me bouleverse les chakras ! Mais pourquoi n’ai-je pas compris plus tôt ! Pourquoi mon Dieu ? Oui pourquoi ?
Moi qui pensais bêtement que la réussite n’était pas une fin en soi ! Que le chemin parcouru avait plus d’importance que le but à atteindre ! Que le cap passait avant la vitesse (oui, c’est nouveau, je sais…) ! Que la réussite ne se mesurait pas en carats ni en euros, mais en valeurs intellectuelles et en sentiments !

Cet homme, grand gourou de la communication, conseiller et ami de notre illustre et regretté Tonton, vient de me révéler que je m’étais fourvoyé du tout au tout !

Vite ! Vite ! Je vais faire mes 42 ans cette année, il faut que je me dépêche de mettre des sous de côté si je ne veux pas rater ma vie ! J’ai huit ans pour m’acheter une montre ! Vite ! Si je ne fais qu’un repas par semaine et que j’arrête de fumer et que je mets 250 € par mois de côté pendant huit ans, j’arriverais à me la payer ! Vite, je n’ai que trop tarder en vaines réflexions stériles, en lectures débiles, en stupides relations amicales ! Il faut que je réussisse ma vie avant que ma future montre n’indique cinquante !
Et quand je pense à tous mes amis qui ont plus de cinquante ans et qui n’ont pas de Rolex ! Ca veut donc dire que je ne fréquente que des ratés ! Vite ! Il faut que je coupe les ponts avec ces loosers avant qu’ils ne m’entrainent avec eux !

Quand je pense que ce type est sensé avoir un cerveau bien mieux rempli que le mien ! Non mais c’est pas possible d’entendre des trucs pareils ! Dire de telles inepties, c’est avoir une haute idée de soi-même et une bien piètre conception des autres…

Tiens ! J’ai bien envie de l’envoyer se faire pendre… Au sens propre comme au figuré. Mais finalement, ce rebut de l’humanité ne mérite que mon mépris.

Séguéla, t’est qu’un crétin décérébré. Un mollusque imbu de sa coquille. Un connard aux valeurs nauséabondes.

Voilà. Ce sont des insultes gratuites qui ne mènent nulle part ; Mais putain que ça fait du bien…


lundi 16 février 2009

A la maison pour déjeuner…

06H45 : le jour n’est pas encore levé, et je termine mon bol de café après cette courte nuit… C’est pour aujourd’hui. J’arrive.
Je monte sur le pont, et je vérifie ma Grand Voile et mon Génois… Le vent à tourné pendant que je dormais, et pour une fois cet indispensable sommeil ne m’a pas trop fait perdre de places. Je suis un peu soulagé, mais en même temps je m’en tape un peu… J’ai baissé les bras… L’essentiel n’est plus pour moi d’être bien classé, mais tout simplement d’en terminer avec ce tour du monde.
Même s’il reste virtuel, je suis comme les vrais marins après trois mois de mer et de course non-stop. Je veux que ça s’arrête ! J’en ai plein le cul. J’en ai marre de devoir me battre en permanence contre les autres et contre moi-même…

La lassitude a commencé à s’installer la semaine dernière… Le dimanche 8 février exactement. Ce jour-là j’ai commencé à perdre des places au classement sans que je ne puisse rien y faire… Le matin du dimanche, je caracolais à la 6808ème place, ma meilleure, et je venais de passer le tropique du Cancer. En quelques heures, je perdais 4500 places ! Et la descente aux enfers à continuée toute la semaine… Samedi, il y a deux jours, je commençais tout doucement à remonter dans le classement, mais trop tard…J’étais 25 155ème.

09H10 : 51 milles ! Plus que 51 milles ! Ce qui en langage terrien donne quelques choses comme 94 kilomètres… La ligne d’arrivée étant à 30 milles des Sables, et sachant que mon fier navire avance à la vitesse de 10,6 nœuds, soit 10,6 milles à l’heure, soit 19, 6 Km/h… Je devrais franchir la ligne d’arrivée, matérialisée par un cercle rouge dans… 3 Heures et des poussières. Sauf que, comme le vent est orienté au 62°, je vais devoir tirer un bord… Même pour la fin, rien ne m’aura été épargné et je termine avec le vent dans le nez ! Allez, on dit arrivée, vers midi et demie pour prendre quelques précautions.

10H 00 : Je vire de bord et prends le cap au 13°… Allez ! On dit que je suis là pour le déjeuner… Ok ?

12H33 : Ca-y-est ! Putain de Dieu, ça-y-est ! C’est fini ! 98 jours, 23 heures et 33 minutes que je suis accroché à ce putain d’ordinateur !
Au classement provisoire je me trouve à la 23 671ème place… Sur 326 824 participants, c’est déjà mas si mal ! Ce n’est pas ce que j’avais prévu, mais ce n’est pas si mal pour une première fois…

Alors, si je devais faire un petit bilan de ces cent jours, que dis-je cent jours ! Quatre-vingt dix-huit jours, vingt-trois heures et trente trois minutes, ce serait que … Tout d’abord que je ne m’attendais pas à ce que ce jeux sois aussi prenant. Pas vraiment prenant en termes de temps par jour passé dessus, non… Mais plutôt en termes d’investissement mental. Je veux dire que pendant ces trois mois, je n’ai vécu qu’au rythme des changements de cap et des actualisations de la météo. La première et la dernière chose que je faisais tous les jours, c’était de me connecter et de vérifier mon allure et ma position. Mais, tout au long de la journée je n’étais pas loin en pensée de mon petit bateau virtuel.
Si, vers la fin, j’ai cessé de me battre (car je me suis battu comme un beau diable !), c’est plus parce que je ne pouvais rien contrôler… En effet, après réflexion, ma dégringolade dans le classement n’est pas due à une erreur de stratégie de ma part. Enfin si… Mais en fait non… J’explique :
Sur le logiciel du jeu, vous ne pouvez pas visualiser tous vos adversaires. Ce qui est plutôt normal, car 320 000 c’est beaucoup trop. Vous ne pouvez suivre la course que d’une cinquantaine d’autres. Lorsque le compteur à commencé à tombé, c’est quasiment tous mes cinquante bateaux enregistrés qui sont tombés avec. Ce qui veut dire que quelque part, un groupe non-négligeables de concurrents avaient fait un autre choix de route et qu’au final, cela payait. Ce qui m’a miné, c’était de ne pouvoir les voir ! J’avais beau faire, nous avions beau faire, nous n’y pouvions rien…
Ensuite, j’avouerais que même si je m’y connais un peu en navigation, et bien ce jeu m’en appris quand même. Je me suis dorénavant forgé une maxime : Le cap plutôt que la vitesse ! Une règle que je n’ai pas assez suivie et que j’inscrirais au pyrograveur au dessus de la table à carte de mon futur bateau.

Car je persiste dans mon rêve. Un jour viendra ou je vivrais sur mon bateau, et je promènerais ma maison de par le monde. Même si la crise et mon état de santé chamboulent un peu mes prévisions, je sais qu’un jour les choses prendront une couleur bleue azur.

D’ici là, et bien… Là maintenant, je vais me calmer un peu côté jeu virtuel, mais je crois savoir qu’il existe d’autres courses de par le net. Des courses plus courtes, qui ne demandent pas autant d’investissement et qui me permettront de travailler encore ma navigation. On apprend tous les jours, et la taille de mon ignorance sera toujours supérieure à celle de mes connaissances.
N’empêche que j’avais dis que je serais arrivé pour midi et demi, et à midi trente trois, j’étais là ! Pile pour le déjeuner !

samedi 14 février 2009

Le travail avant la famille

Vous vous souvenez il y a quelques semaines, lorsque la ministre de la Justice, Rachida Dati (que j’aime d’amour, comme chacun sait !), c’est pointée au côté de son seigneur et maître, cinq jours après avoir accouché ? Le barouf que cela avait fait ! Chacun y est allé de son petit commentaire, les uns critiquant, les autres applaudissant…
La polémique semblait même un peu grosse par rapport à l’événement.
D’un côté, nous avions les défenseurs des libertés individuelles qui soutenaient que chaque femme était libre de faire comme elle l’entendait. De l’autre nous avions les défenseurs des libertés collectives qui dénonçaient le mauvais exemple que la ministre donnait en termes de politique familiale.
Au centre de cette polémique, le congé maternité bien sur, mais aussi le congé parental. Bref, toutes les facilités proposées en faveur de la venue d’un enfant et de son éducation.
Il me souvient même avoir lu quelque-part que l’attitude de Mme Dati était une insulte aux droits des femmes… Et qu’en agissant de la sorte, elle remettait, de par sa fonction, en cause des dizaines d’années de luttes et d’avancées sociales…
Le contrepoint de ces déclarations, c’était que la société dans laquelle nous vivons ne laisse souvent pas d’autres choix aux femmes, que de reprendre le boulot aussitôt que possible. Et que, bien sûr, cela ne faisait pas d’elles de mauvaises mères pour autant ! Bien au contraire, celles qui faisaient le choix (libre) de mener de front, carrière et vie de famille, mettaient en avant leurs capacités et s’en enorgueillissaient tout à fait légitimement…

Le brouhaha suscité par cet événement s’apaisa peu à peu, d’autant que ladite ministre se fit débarquer de la galère gouvernementale et envoyée se présenter comme numéro deux sur une petite liste UMP aux élections européennes. Ceux et celles qui s’inquiétaient de voir foulé au pied le droit des femmes, et des parents en général, se calmèrent et passèrent à autre chose. Cela fut d’autant plus facile que dans notre pays, ce ne sont pas les occasions de s’indigner qui manquent.

C’est alors que la nouvelle tomba. Hier, lors d’un discours sur la politique familiale, notre Président Glorieusement Elu à 53% déclara qu’il entendait qu’on lance «une réflexion sur l’évolution du congé parental». En clair, ça veut dire qu’il voudrait le raccourcir.
Son argument massue, outre le fait que selon lui le congé parental peut être un « gâchis pour les familles », c’est bien sûr que les femmes «ne soient pas sanctionnées» quand elles veulent reprendre un travail. Un congé plus court, cela veut dire une remise en selle facilitée et donc un manquement diminué à l’effort de l’entreprise.
Dans la crise que nous vivons, l’argument se tient. En effet, le Président nous l’a maintes fois rabâché ; Il nous faut nous retrousser les manches et bosser plus pour gagner plus. Il est donc légitime que les femmes arrêtent de jouer les feignasses à la maison à pouponner et se remettent au boulot le plus tôt possible. Et encore, je ne vous parle même pas des hommes qui choisissent de mettre entre parenthèse leur vie professionnelle pour élever leurs enfants… Dans le contexte actuel, cela s’apparenterait à de la haute trahison !

Alors bien sûr, la mesure ne se veut pas liberticide. Oh que non ! Il s’agit là de donner le choix à tout un chacun de faire comme il l’entend. «S’occuper à temps plein de son enfant, c’est formidable, à condition que ce soit un choix», qu’il a dit notre PGE ! Il a même pensé à augmenter le nombre de place en crèche de 200 000 d’ici 2012 ! Voilà qui en plus, va créer de l’emploi, c’est formidable !

Sauf que les choses ne sont pas exactement celles que décrit notre Nain National. Je vous invite donc de le vérifier en cliquant sur ce site de Droit Social, et vous pourrez constater que le congé parental n’est pas obligatoire. Et d’une. Que celui-ci peut-être, au choix du parent, d’un, deux ou trois ans. Et de deux.
Enfin, Nicolas Sarkozy nous dit qu’il préfère « que l’on privilégie l’aménagement des horaires de travail et le temps partiel plutôt que l’arrêt total de l’activité». Sauf que le dispositif dispose déjà de la possibilité de transformer son contrat de travail en un temps partiel (entre 16 et 28 heures) !

Tout ça pour dire que ceux qui s’inquiétaient, il y a peu, de la possible remise en question du droit familial ne se faisaient pas de soucis pour rien… Il va nous falloir surveiller de près cette « réflexion » souhaitée par l’Elysée. Car, les parents ont déjà le choix de faire comme ils l’entendent en matière d’éducation postnatale. Ce qui est à craindre, c’est que contrairement à ce qu’a annoncé Sarko, nous ayons droit à une diminution de ce choix.
Dans l’idéologie Sarkozienne, la vraie famille, c’est l’entreprise, et il convient de ne s’en éloigner que pendant un très court laps de temps… Il voudrait nous faire croire qu’il agit pour les femmes et la place qu’elles occupent dans le monde du travail, mais en fait, ce qu’il veut c’est que celles-ci renoncent pour cela aux droits qui sont les leurs.


Je pense, là maintenant, à mon ami P. qui va bientôt terminer son congé parental de trois ans… Je sais que pour lui, ces trois années furent oh combien importantes et bénéfiques. Et pas seulement pour lui. Pour sa fille aussi et pour sa famille toute entière. Il a eut la possibilité de le faire, mais ce ne fut pas facile tous les jours de se voir amputé de plus de la moitié de son salaire… Mais il ne regrette rien. Bien au contraire…

Si nous laissons faire, demain plus personne n’aura la possibilité de vivre de tels moments.