Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


vendredi 5 décembre 2008

Là-bas si j’y suis…

Je sais que vous, vous qui me faites l’honneur de me lire de temps en temps, et moi, nous partageons tous plus ou moins les mêmes idéaux.
Non, rassurez-vous je ne vais pas vous en faire la liste ici, ce n’est pas le propos de ce billet. Cela serait sans doute un peu long, et qui plus est sans doute aussi un peu démoralisant…
Non, je voulais vous parler d’un truc que j’ai découvert sur le tout nouveau blog Le Funambule. Vous connaissez et vous appréciez Daniel Mermet et sa chronique sur France Inter : « Là-bas si j’y suis » ?
Ne dites pas non, je sais que si !

Bon, et bien je viens de découvrir (Mais peut-être suis-je à la ramasse par rapport à vous… Ce qui n’est pas exclu…) qu’il existait des tas d’endroits de part notre beau pays où l’on pouvait discuter et « refaire le monde » autour d’un verre. Ca s’appelle les « Cafés repaires » et il en existe 110 un peu partout en France.

Pour ma part, j’ai trouvé le mien et j’ai bien l’intention de m’y rendre dès le prochain troisième mercredi du mois… C'est-à-dire le 17 si je ne m’abuse…

Alors si vous voulez trouver le votre, cliquez sur la carte et vous accéderez directement au site WWW.la-bas.org. Il y a certainement près de chez vous un petit troquet sympa qui vous accueillera dans le pur esprit de la chronique de Daniel Mermet et vous pourrez rencontrer plein d’êtres humains qui pensent comme vous !

Casserole !

Oh la jolie surprise que voilà !

Ce matin, alors que la caféine commençait à peine à faire son effet. Alors que d’une main mal assurée j’avais peine à essuyer le caca de mes yeux. Alors que me chatte squattait encore la chaise de mon bureau, et que je cliquais, debout, pour ouvrir mes messages arrivés pendant la nuit… Quoi t’est-ce que je trouve dans ma boite au lettres ? Hein ?
J’ai trouvé un petit message de notre amie Monique !
Un de ces messages qui m’a donné une pêche ! C’est bien simple, j’me sens remonté à bloc pour la journée !
Alors je me suis dis que j’allais vous en faire profiter. A tous.

Il s’agit d’une photo que je vous mets là, en dessous (cliquez dessus pour agrandir), avec juste un petit commentaire…

Savourez mes amis !



"A l'époque, il ne parlait pas encore de couches culottes, mais il connaissait déjà les fuites!"


mardi 2 décembre 2008

30 ans pour allumer la lumière

Toutes les personnes se situant en bout de ligne de bus ou de métros le savent bien, le fait d’être ainsi excentré peut provoquer bien des désagréments… Ben oui ! On n’a jamais suffisamment de moyen de transport, et pour peu qu’il y ait un problème sur la ligne on se retrouve complètement isolé. Moi je le vois bien chez moi, si jamais la ligne 3 des bus de Nice tombe en rade, c’est tout un quartier qui se doit d’échanger les tongs et les escarpins pour des bonnes vieilles chaussures de marche !
Et bien, figurez-vous que cette image fonctionne également à une échelle bien plus grande, et concerne cette fois-ci plusieurs millions de foyers… Il s’agit de l’approvisionnement en électricité de l’est de la région PACA, le Var, les Alpes-Maritimes et Monaco.

Nous, dans notre coin, en bas à droite, nous sommes un peu les parents pauvres de la distribution d’énergie. Avec près de 2 millions d’habitants et la cinquième ville de France comme pôle d’attraction, la principale zone touristique du territoire est alimentée avec une ligne de 400 000 volts. La région étant en forte croissance, ces 400 000 volts, auxquels s’ajoutent quelques autres lignes secondaires de 225 000 volts et quelques barrages hydrauliques suffisent tout juste à assurer l’approvisionnement (Voir carte du réseau en pdf).
Et lorsqu’il arrive une couille sur le réseau, et que notamment la ligne à Très Haute Tension (THT, celle à 400 000 volts) se trouve endommagée par un orage, et bien c’est toute la Côte d’Azur qui se retrouve plongée dans le noir.
Ce fut le cas récemment, ce lundi 3 novembre de 9H30 à 12H10… et auparavant en 2006, en 2003 etc… Et en fait, ça fait plus de trente ans que ça dure.

Alors, quelles sont les solutions ?

La première, celle que l’état essaye d’imposer depuis des lustres, c’est la plus simple. Il suffirait de tirer une THT supplémentaire selon un parcours différent, entre le centre de Boutre et celui de Carros. (Voir carte ci-contre). Comme ça, s’il y en a une qui pète, la deuxième est là pour assurer le coup. Je l’ai dis, c’est la solution la plus simple, et en même temps la plus pragmatique… Et en l’occurrence, pragmatique ici, ça veut dire la moins chère. En effet, il faut quand même le savoir notre production d’électricité en France est essentiellement nucléaire comme le montre le tableau ci-dessous.



Donc, si l’on veut s’en tirer à moindre coût et être « raccord » avec les principaux sites de production d’électricité, la THT est la solution qui s’impose…

La seconde solution serait de privilégier d’autres sources d’approvisionnement.
Ma région est une région de montagne, et ce n’est pas les cours d’eau et les barrages qui manquent, alors pourquoi ne pas augmenter la part de l’énergie hydraulique ? C’est tout con, me suis-je dit, il suffit de changer les proportions du tableau que vous avez vu plus haut, et le tour est joué !

Et bien, en fait ce n’est pas si simple… Lorsque j’ai fouillé le net pour écrire cet article, je suis tombé sur un rapport qui m’a tout de suite expliqué que ma merveilleuse idée, et bien on ne m’avait pas attendu pour l’avoir ! En effet, dans la région PACA, ça fait belle lurette que l’hydraulique est en tête des fournisseurs d’énergie avec 57,5% du camembert !
Force est de constater que tous les barrages de la région (ce sont les points verts sur la carte ci-contre), et bien ils sont déjà à bloc les pauvres… En plus, ils commencent un peu à vieillir. Non, décidément on ne peut pas leur en demander plus.

Alors qu’est-ce qui reste ? L’éolien et le photovoltaïque ? Ça ça serait une bonne idée ! Sauf qu’on n’est pas dans la vallée du Rhône et que le vent ici il est multidirectionnel et capricieux. Le soleil ? Mouais… On n’en manque pas. Mais on fait comment la nuit ? Il faudrait pour ça qu’on puisse stocker des millions de mégawatts, et ça, on sait pas faire… Pas encore.
Pour les petits malins qui pensent à une usine marémotrice du genre de celle de la Rance, je les arrête tout de suite : Y’a pas de marée en Méditerranée ! Et on a beau être dans une zone de failles sismiques, la géothermie c’est pas ça non plus !

Il existe une dernière solution qui serait d’aller tirer du jus ailleurs… Plus près, en Italie par exemple. Sauf que le réseau italien est pourri de chez pourri et qu’il dépend exclusivement de ses partenaires européens. Rappelez-vous, c’était en septembre 2003… Toute la péninsule c’est retrouvée dans le noir pendant plusieurs jours. Non, on vend du courant au italiens mais on ne leur en achète pas. C’est comme ça. D’ailleurs, j’y pense, ne serait-ce pas là une raison supplémentaire pour construire une THT de plus ? Faire du bizness avec les macaronis* ? On va encore dire que je suis mauvaise langue…

Non, vraiment, c’est pas de bol, il va falloir en passer par une ligne supplémentaire…

Oui, mais c’était sans compter avec les personnes concernées par le tracé de cette nouvelle ligne. Parce que je ne sais pas si vous avez déjà vu à quoi ressemble une THT, je peux vous dire que vous ne seriez pas très heureux de la voir débarquer dans votre environnement proche ! Une THT, ça ressemble à ça, (Voir ci-contre), et non seulement ce n’est pas beau, mais en plus on n’est pas très sûr des effets que ça peut avoir sur ceux qui vivent en dessous. Et quand bien même vous n’habiteriez pas sur son trajet, les pontes des hautes sphères décisionnelles avaient prévu de le faire passer par des endroits comme les Gorges du Verdon ! Ça va pas bien la tête ! Des grands machins en fer dans un endroit pareil ! Et puis quoi encore ?

Bref, la résistance s’est organisée pour lutter contre cette solution, et de nombreuses associations se sont frittées avec les pouvoirs publics pendant trente ans pour faire capoter le projet. Ou, tout du moins, exiger que cette nouvelle ligne soit enfouie. Ce qu’EDF se refusait à faire, prétextant le coup astronomique de l’opération.
Ce fut David contre Goliath ! Quelques personnes motivées contre la toute puissance de l’Etat, des édiles azuréens et des capitaines d’industries…
Et que croyez-vous qu’il arriva ? Et bien, comme dans la légende, c’est le petit David qui terrassa Goliath. En effet, après trente ans de luttes acharnées, de manifestations et de négociations houleuses, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, vient d'annoncer hier (Voir article Libération) que la ligne à Très Haute Tension ne se fera pas. A sa place, RTE (Réseau de Transport Electrique), filiale d’EDF, posera une ligne de 225 000 volts complètement enterrée.

C’est-y pas une bonne nouvelle ça ? Alors que la crise est là, on va enfin dépenser du fric correctement. Ça vaut le coup de le signaler quand même !

Bon, bien sûr, on peut se demander pourquoi l’Etat à enfin céder sur ce coup là… J’ai eu beau fouiller et fureter partout sur le net, je n’ai pas trouvé d’explications plausibles à un tel revirement. Donc, à chacun de se faire une opinion. Pour ma part, je pense que le progrès a rattrapé les belligérants. En effet, trente ans après, le coût de l’enfouissement d’une ligne sur une telle distance ne doit plus représenter un obstacle majeur… Mais chut ! On n’aura qu’à dire que c’est dû au Grenelle de l’Environnement ! Comme ça Hulot et Borloo y seront contents !

* Pardon pour les Italiens. Scusi !


lundi 1 décembre 2008

La photo de la semaine


Y z’ont dit à la télé que la mer elle montait et que c’était la tempête… Alors je suis descendu voir ce qu’il en était…
En fait, il faisait beau et le soleil brillait. Au loin les restes nuageux d’un coup de tabac trainassaient alors qu’une houle paresseuse mais ample venait caresser les rochers.

Y faut pas trop les croire quand y disent des choses à la télé… La tempête c’était cette nuit, et quand je suis arrivé, elle était déjà en Italie…

Mais c’est pas grave, parce que c’était vachement joli quand même !


dimanche 30 novembre 2008

Une affaire de principes

La commission Varinard vous connaissez ? Peut-être pas en fait… Parce que dit comme ça, Varinard c’est qu’un nom comme un autre, sans réelle signification. Mais maintenant si je vous dis que cette commission, créée en avril de cette année, a pour but de plancher sur une remise en forme de l’ordonnance du 2 février 1945. Non ? Toujours pas ? Bon ben, si je vous dis que l’ordonnance du 2 février 1945, c’est celle qui dans le code pénal réglemente la justice appliquée aux mineurs…. Ca y-est, ça commence à faire tilt dans vos têtes ? Bien.
Depuis quelques jours, la remise de ce rapport à la ministre de la justice Rachida Dati, qui doit avoir lieux le 3 décembre en vue d’un projet de loi prévu pour juin 2009, soulève de toutes parts un tollé de protestations. On hurle, on crie, on s’insurge officiellement…
Conscient de mon devoir de blogueur citoyen (j’me la pète un peu là !), je me suis donc un peu penché sur la question et je vais tenter de vous faire part de mes réflexions.

Pour commencer, je dois bien admettre que l’argumentaire de Dati, qui est de dire qu’il convient de remettre en forme, de dépoussiérer, d’actualiser, l’ordonnance de 45, semble assez légitime. Il faut bien considérer que la jeunesse de ce début de 21ème siècle, n’a plus rien à voir avec celle de l’après guerre… Sauf que, et ça on le dit moins, si vous regardez bien l’ordonnance en question, celle-ci a été régulièrement amendée et modifiée depuis sa création. 1958, 1974, 1979, 1989, 1993, 1996, 1998, 2001, 2002, 2004, 2005, 2007… Comme on peut le constater à la vue des multiples modifications apportées, la loi n’est pas restée en l’état depuis la Libération. Elle a été constamment aménagée et adaptée en fonction de l’évolution des mœurs et de la criminalité. Donc, exit l’argument de nécessité avancé par madame le ministre.

Mais bon, soit, admettons qu’il faille en venir à une énième adaptation du texte et voyons un peu ce que propose ce fameux Varinard.
Dans l’ensemble, d’après ce que j’ai lu ici ou , ou en encore ici et , sur les 70 propositions qui seront faites, seules deux ou trois apportent un réel changement sur le fond. Les autres ne sont que des adaptations sur la forme, et des propositions d’outils nouveaux pour répondre à la délinquance des mineurs : Bracelets électroniques, emprisonnement le week-end, confiscation des biens (?), etc…
Le premier grand changement, concerne la création d’un vrai code pénal adapté aux délinquants mineurs. Jusqu’à présent, les juristes n’avait pour seul outil que cette vielle ordonnance signé par De Gaulle et se débrouillaient avec en jonglant avec les textes des modifications successives. Depuis des années, certains courants politiques (de droite, voir d’extrême droite) réclamaient ce code, mais s’étaient heurtés à une forte opposition de la part des humanistes de tous bords. En effet, accepter qu’un code existe, spécialement conçu pour la justice des mineurs, c’est admettre qu’il existe réellement une délinquance juvénile, et que celle-ci n’est plus un cas exceptionnel, une erreur éducative, ou encore un manquement sociétal… C’est admettre que, à partir d’une certaine gravité des faits (laquelle, cela reste à déterminer), les parents et la société ne sont plus responsables de leurs enfants et que ceux-ci doivent assumer leurs actes. C’est admettre que nos enfants nous échappent, que nous avons échoués dans notre mission éducative. Un code pénal pour mineur, quelque part, cela institutionnalise l’échec de notre société.
Vous admettrez avec moi qu’il s’agit là d’une pilule plutôt difficile à avaler… Une complète remise en question de ce que nous considérons comme un fait acquis depuis des dizaines d’années : Nos enfants sont ce que nous faisons d’eux, et s’ils partent en sucette, c’est de notre faute.
Avec un code pénal spécialement conçu pour eux, nous admettons notre irresponsabilité. Nous nous déclarons incompétents quant à notre propre progéniture.

Ensuite, la commission Varinard propose de rabaisser l’âge de responsabilité pénale à 12 ans, et c’est sur ce point que la plupart des médias se sont focalisés. Pourquoi 12 ans me direz-vous et non-plus 13, comme cela était auparavant ?
Et bien, on peut trouver un élément de réponse en regardant les chiffres de la délinquance de 2007… « Quand les chiffres globaux montrent une diminution de 3,7 % en 2007, ceux de la délinquance des mineurs continuent à augmenter : + 1 %. Et parmi eux, celle qui augmente le plus est celle des plus jeunes : + 11 % pour les moins de 13 ans, + 10 % pour les 13-16 ans contre +6 % pour les 16-18 ans. » (Source Le Figaro). Voilà, c’est tout con, le gouvernement c’est aperçu que les crimes et délits perpétués par les plus jeunes grimpaient plus vite que dans les classes d’âges supérieures. Automatiquement, je dirais même bêtement, les énarques ont donc considéré qu’il fallait abaisser l’âge de la responsabilité pénale, histoire de pouvoir châtier cette nouvelle délinquance en culotte courte. Nous sommes là dans une posture défensive, certains dirons même répressive, et ils n’auront pas tort… Car depuis que notre Président Glorieusement Elu est au pouvoir, celui-ci à décidé qu’il était vain d’essayer de faire à la fois du préventif ET du répressif. Cela coute trop cher, cela rend les policiers schizos que de jouer au foot avec les gamins pendant les week-ends et les vacances scolaires, et de leur courir après pendant le reste de l’année… Lorsque l’on engage du temps et de l’argent dans de la prévention, les résultats sont aléatoires et celle-ci peut se révéler inefficace. Alors que si ce temps et cet argent est uniquement consacré à la répression, là au moins, on a des résultats tangibles, justifiables et preuve d’efficacité… Encore une fois, nous avons là, la preuve éclatante des bienfaits du pragmatisme à la Sarkozy, et nous nous éloignons encore un peu plus de cette responsabilité dont je vous parlais plus haut.

Je ne suis pas juriste, loin s’en faut, mais il me semble que jusqu’à présent les juges pour enfants, chargés d’établir au cas par cas la culpabilité et les peines encourues par les délinquants mineurs, faisaient preuve avant tout de discernement, et c’était bien là leur principale fonction. Un discernement qui consiste à déterminer si l’enfant est conscient ou pas de ce qu’il fait, s’il a été manipulé ou contraint d’une quelconque façon. Le juge pour enfant n’est pas seulement là pour punir, mais également pour faire la part des choses entre ce qui relève du défaut d’encadrement et ce qui est véritablement délictueux. Enfin, le juge pour enfants est là pour faire en sorte que l’esprit de l’ordonnance du 2 février 1945 soit respecté. A savoir : La primauté de l’éducatif sur le répressif.
Avec cette réforme, à 12 ans, tous les enfants seront susceptibles d’être jugés et emprisonnés s’il y a lieux. Plus question de tenter de déterminer s’ils sont responsables ou non, ils le seront d’office. L’esprit de la loi s’en trouvera alors totalement inversé, le répressif primera sur l’éducatif.

Il me reste un dernier point à aborder avec vous, si vous le voulez bien. Un point qui me semble important, au moins autant que la démission de notre société face à ses enfants.

Cette société qui est la notre, et à laquelle malgré mes airs de gueulard invétéré je suis attaché, est régit par un principe : Les catholiques nomment ça la rédemption, moi je préfère parler de perfectibilité… (Chacun ses mots, mais tant qu’on parle de la même chose…) Les gens changent, et plus particulièrement les enfants. A 12 ans, et même à 13, 14, ou même 16 ans, il me semble qu’il serait infiniment plus profitable à un enfant de rencontrer des éducateurs professionnels chargés de corriger un système de valeur défaillant, plutôt que de se voir incarcérés. D’autant plus, si l’on considère d’une part l’état de notre système carcéral, qui je vous le rappelle est considéré comme juste un peu moins pire que la Moldavie (Voir ici), et d’autre part, les chiffres de la récidive (cinq ans après une libération, le taux de retour en prison d’anciens détenus, tous délits et crimes confondus, est en moyenne de 41 %).
Punir par de la prison, est encore une fois un renoncement. Le renoncement à ce principe de perfectibilité de l’être humain. Et lorsqu’il s’agit de nos enfants, je dis que c’est tout simplement lamentable.

Pour ma part je crois fermement à tous ces principes dont je viens de vous parler. Ils sont le fondement d’une société qui est la mienne et à laquelle je crois.
Je vous les rappelle, histoire que cela soit bien clair pour tout le monde :
Nous sommes tous responsables de nos enfants. L’éducatif doit toujours primer sur le répressif. L’être humain peut, et doit toujours être amené à s’améliorer.

La véritable justice serait que l’on se donne les moyens pour que ces principes perdurent.

Le rapport que va soumettre cette commission va à l’encontre de ces principes premiers, et s’il est suivit des faits, la loi instituant la réforme du code pénal pour mineurs ira également contre ces principes. Voilà pourquoi, moi je dis : NON !
Je sais, j’aurais pu simplement vous dire que je n’étais pas d’accord avec notre PGE, mais je trouvais que c’était un sujet important qu’il convenait d’argumenter un peu… Non ?
Bon ! Allez ! Passez une bonne journée quand même !

lundi 24 novembre 2008

Révolution, manipulation et interrogations...

Le 11 novembre dernier, alors que la Nation reconnaissante décorait quelques tommys (à défaut de nos poilus, épargnés par l’ypérite mais terrassés par l’âge) la police antiterroriste mettait la main sur les dangereux activistes responsables des attentats perpétués contre les lignes de la SNCF…
Ouf ! La France pouvait enfin reprendre sa respiration, douloureusement suspendue depuis que les trains se mettaient à arriver en retard alors que les gauchistes de la CGT ne faisaient même pas grève.
La nouvelle tomba comme une grosse pierre dans l’onde miroitante, il existait, tapie dans l’ombre, une ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome, belle et bien décidée à terroriser notre beau pays.
Stupeur et consternation ! Les vieilles peurs estampillées seventies, patte d’éph’ et patchouli revenaient assaillir le bourgeois libéral déjà bien amoché par la crise financière.

La découverte d’un tel groupe stupéfia donc la ménagère et dopa les ventes du Figaro qui se mit à titrer à tout va sur l’enquête en cours. La personnalité marginale des suspects, la possibilité d’un réseau européen structuré… Bref, des titres bien accrocheurs susceptibles de faire baliser encore plus la ménagère précitée. La ministre de l’Intérieur, relayée en cela par le procureur Jean-Claude Marin, déclara alors estimer que la chienlit représentait quelques 300 personnes dûment fichées et surveillées par les services compétents (sic !).
Dans le genre « discours anxiogène », rien ne nous fut épargné, mais j’aime assez celui-là. On peut y lire notamment que les suspects étaient : «(…) en totale rupture de ban avec la société, vivaient en communauté. ». «Leur vie autarcique, qui n'avait aucune connotation sectaire, garantissait leur clandestinité», précise un policier. Embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Âgés de 25 à 35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme «potentiellement très violents» étaient articulés autour d'un petit «noyau dur» d'activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation. ».
Et de préciser ensuite qu’aucune de ces personnes ne travaillait… Et que deux d’entres eux avaient déjà été plus ou moins repérés lors de diverses manifestations altermondialistes à New-York, Gêne, et à Paris lors des manifs contre le CPE, diverses manifs étudiantes et dans des cortèges contre le fichier EDVIGE.
Brrrrr !!! Moi, quand je lis ça, j’ai peur !
C’est vrai quoi ! Vous vous rendez compte ? Dans un petit village de Corrèze, vit un groupe de hippies qui, puisqu’ils sont à l’écart des autres sont forcément dangereux. Des nihilistes, qu’ils sont ? Ca veut dire quoi au fait nihiliste ? On s’en fout, mais ça fait peur en tous cas ! Ils fuyaient le regard des gens, on vous dit ! En plus, ces fous dangereux, ils n’avaient même pas de téléphone portable, ni d’ordinateur ! C’est dingue ! Le pire, c’est qu’en plus ils ne travaillaient même pas ! Non mais on va où là ! Faut faire quelque chose, on est plus en sécurité chez nous !

Heureusement, quelques journalistes et la plupart des bloggeurs citoyens commencèrent vite à mettre en doute ce discours généreusement et abondamment dispensé par l’Etat et les média à sa solde. Trouvant un peu facile ces arrestations et un peu facile également l’argumentaire utilisé (Voir cet article de Daniel Schneidermann dans Libé). Certains commencèrent même des contre-enquêtes dans le but de tirer au clair ce qu’ils soupçonnaient d’être de la manipulation pure et simple.

Ils n’eurent pas à chercher bien loin… Non, il suffisait de se rendre à Tarnac, en Corrèze, et de poser des questions aux habitants pour vite se rendre compte que ces gens ne vivaient pas cachés. Bien au contraire, ils s’étaient investit dans la gestion d’une épicerie, la seule du village, ainsi que le comité des fêtes, et rendaient des services à l’ensemble de la population de ce petit village de 335 habitants.
Bien vite de nombreux comités de soutien se sont mis en place. J’en ai trouvé un, assez bien fait qui se nomme le Blog de L’ultra-gauche, créé au lendemain de l’arrestation des suspects… Allez-y voir, c’est intéressant.
Treize jours après l’arrestation de neuf de ces dangereux anarchistes, et l’incarcération de cinq d’entre eux sous les chefs d’inculpation d’ « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « dégradations en réunion sur des lignes ferroviaires dans une perspective d’action terroriste », l’affaire n’a pas avancée d’un pouce. Mieux, plus le temps passe, plus on commence à se rendre compte des incohérences qui règnent dans ce dossier.

Tout d’abord, contrairement à ce qui a été annoncé par tout le monde, il n’existe aucune, je dis bien aucune, preuves circonstancielles contre les personnes inculpées. Il n’y a rien, quedalle, zéro, niente… Le dossier est d’un vide intersidéral. Et encore dans le vide stellaire, il y a des corps qui se baladent… Mais là, c’est le désert.

Tous les indices prélevés au domicile des suspects ne sont en fait que des présomptions. On a parlé d’outils divers, de cartes des chemins de fer (ça s’appelle des horaires bande de nazes !), d’un crochet munis d’un embout isolant permettant de fixer les étriers maléfiques causeurs de rupture de caténaire. Sauf que ledit crochet ne fait pas cinq mètres de long comme il le devrait, mais moins d’un mètre… Les fameux étriers, sont des pièces en fer à béton soudées entre elles, on n’a retrouvé ni fer à béton, ni chalumeau… On a bien retrouvé une échelle et du matériel d’escalade… Mais bon, quoi de plus normal dans une ferme, occupée par des jeunes en pleine forme physique me direz-vous ?
Non, ce qu’il aurait fallu, c’est retrouver comme les Experts de Las Vegas, Miami et Manhattan réunis, le font tous les jours, des traces d’ADN, des empreintes… Mais non ! Rien de rien !

Par contre, oui, il faut bien l’admettre, on a retrouvé chez ces révolutionnaires bucoliques un livre intitulé « l’Insurrection qui vient » publié aux éditions de La Fabrique en mars 2007… Dans cet opuscule de 128 pages l’on peut trouver tout une argutie justifiant l’emploie de certaines « méthodes » dans le but de déstabiliser l’Etat moribond…
Mouais… Moi, j’ai à la maison un exemplaire de la bible et plusieurs manuels de maniement d’armes et d’explosifs, ainsi qu’un ouvrage sur la guérilla urbaine et cela ne fait pas de moi un dangereux intégriste religieux non plus… Il ne faut quand même pas exagérer.
Non, c’est clair, ces jeunes bobos ont le cerveau en marmelade à force de lire trop de livre. D’ailleurs c’est bien simple, tous les suspects sont des ultras… diplômés ! Doctorant en histoire et civilisation, masters en archéologie, sociologie, anglais… C’est évident, ces individus ont des tronches bien trop pleines pour pouvoir réfléchir correctement ! Voilà bien le résultat d’un enseignement noyauté depuis des années par les bolchéviques !

Non, mais faut arrêter là… On est en train de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Parce que si l’on va par là, tout le monde peut être un suspect. D’ailleurs, vous-même qui me lisez : Dites-moi ? Vous avez cliquez sur le lien que j’ai mis en surbrillance quant au livre « l’Insurrection qui vient » ? Vous l’avez fait ? Alors maintenant vous aussi vous êtes susceptibles de faire partie du profil type du terroriste anarcho-autonome ! Et si, comme moi, vous avez fait quelques études, que vous avez au fond de votre sac un horaire des bus, ou encore que, toujours comme moi, vous soyez allé à une manif récemment… Là vous êtes bons comme la romaine !
Sérieusement, je me demande si vous faites bien de me lire… On ne sait jamais où ça peut vous mener ce genre connexion.

Il faut vraiment que le gouvernement arrête de nous prendre pour des cons et tente de nous faire avaler des couleuvres grosses comme le poing. Car, pour moi, la démarche est évidente. Alors que le monde libéral s’écroule il est tout à fait commode de faire sortir du bois son antithèse. C’est un classique dans la guerre de l’information, on appelle ça un contre-feu. Cela permet de détourner l’attention, et de focaliser l’esprit du public sur un point prédéfini à l’avance.
Par contre, je ne nie pas qu’il existe un fort sentiment de révolte en France et en Europe ces temps-ci. J’en veux pour preuve la recrudescence des films retraçant la vie des héros révolutionnaires, réels ou supposés. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce genre de sujet est plutôt à la mode en ce moment… Que ce soit le film de Walter Salles sur la jeunesse du Che, Carnets de Voyage en 2004, les deux volets sur Mesrine ou encore le film qui vient de sortir sur la bande à Baader-Meinhof, l’heure est aux héros révolutionnaires et violents.
De tout temps, le cinéma a su être le miroir de notre époque. On peut donc dire que celui-ci reflète une période troublée où les incertitudes sur notre avenir, notre intime conviction des injustices qui nous entourent, le ras le bol d’une certaine forme de société cynique et pragmatique, génère un sentiment de lassitude propre à favoriser des actes de révolte.
Là oui, le gouvernement pourrait s’en inquiéter et vouloir remédier à cela, plutôt que de jouer le jeu de la terreur, et nous sortir d’un chapeau des révolutionnaires de pacotille.

Enfin, et j’en terminerai pour aujourd’hui, je ne pense pas que l’heure soit à la révolution. En tous cas, pas à la révolution armée et aux actes de sabotages. Pas encore. Une révolution, c’est avant tout une idée, un espoir qui se propage au sein du peuple et qui doit imprégner chacun de nous. Une révolution peut tout à fait être pacifique et renverser des gouvernements par la seule force de sa légitimité et par la détermination de ses participants.
Nul n’est besoin de faire dérailler des trains ou de tuer des policiers pour y arriver… Il suffit juste d’y croire et d’agir en son sens.

samedi 22 novembre 2008

J'en ai marre !!!

C’est fini ! Je divorce ! Y’en a marre ! Non mais qu’est-ce que c’est que ce parti à la con ? Même pas capables de se choisir un chef ces abrutits !
Moi, avant d’aller me coucher, j’en étais à Ségo gagnante avec des cris de joies dans les rangs hystériques des désireux d’un avenir qui chante. Et je me réveille avec une Aubry en tête avec 42 voix ! C’est quoi ce pataquaisse ? Y peuvent pas se décider une bonne fois pour toute ?
Ça hurle à la fraude, ça demande qu’on recompte les voix… Et pourquoi pas qu’ils revotent pendant qu’on y est ! Ah bon ? Ils l’ont déjà demandé ... ?
On est où là ? En Floride ?

Non, c’est décidé, je divorce unilatéralement d’avec le PS. Voilà. Terminé. Basta. Stop. J’arrête les frais. Démerdez-vous, mais ne comptez plus sur moi…


C’est vrai quoi… Je ne vais pas passer mon temps à attendre je ne sais pas quel virage à gauche, alors que la politique semble être le cadet de leurs soucis à ces cons !

Bon, je sais bien que le PS et moi, on n’est jamais sorti vraiment ensemble, mais on a flirté quand même pendant plus de vingt ans… C’était une relation en pointillés, certes, mais on se voyait quand même de temps en temps… Que ce soit par affection ou par obligation, nous nous sommes croisés maintes fois au cours de multiples enjeux, locaux ou nationaux…
Mais bon, le PS qui me faisait de l’effet est maintenant définitivement changé en une chose qui me fait horreur, il me faut donc prendre acte et rompre une bonne fois pour toute. Un divorce, ça doit se faire rapidement si l’on ne veut pas qu’il y est des larmes et tout et tout… Heureusement qu’on n’a pas d’enfant pourriez-vous ajouter pour me consoler !
Mais là, la coupe est pleine.

A partir de maintenant, ces guignols ne me verront plus glisser un seul bulletin en leur faveur. Plus un seul, vous m’entendez ? J’suis tellement remonté que même si on se retrouve en 2012 avec les mêmes protagonistes que 2007, et bien je voterais blanc !


Voilà c’est dit. Cochon qui s’en dédit.