Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mercredi 15 octobre 2008

Les coulisses de la télévision d’état


Que vous ayez, ou que vous n’ayez pas, regardé l’émission de France 2 hier au soir, « Ils font bouger la France », je vous engage à lire attentivement l’article de Jeudi Noir sur cette émission.
En effet, il semblerait (je n’ai pas vu l’émission), que nous ayons eu droit à une belle manipulation médiatique et télévisuelle. En substance, les images que l’on a bien voulu vous montrer, ne sont pas exactement le reflet de l’ambiance qui régnait sur le plateau. De même, le fait que la journaliste-présentatrice soit la femme d’un ministre en exercice ajoute à la confusion.
Bien évidemment, l’émission, ainsi que l’article que je vous propose est à lire en parallèle avec la réforme de la loi SRU que le gouvernement a dans ses cartons. Pour mémoire, il s’agit d’assouplir l’obligation faite aux communes de posséder un parc de logement social supérieur ou égal à 20%...
M’enfin ! Cliquez ICI, et vous verrez bien.

dimanche 12 octobre 2008

C’est dimanche

Bon, aujourd’hui, c’est dimanche… Et qu’est-ce qu’on fait les dimanches ? Rien ! Ou des fois, on fait tout ce qu’on n’a pas pu faire pendant la semaine, boulot oblige.
Moi, j’aime bien les dimanches. Quand j’étais petit, c’était une journée particulière, vraiment différentes des autres. On y vivait un peu comme au ralenti… C’est vrai, c’est le souvenir que j’en ai, les choses semblaient se passer comme si elles avaient moins d’importance.
Oh, bien sûr, il y avait bien des obligations (non, pas la messe !), je pense notamment au déjeuner dominical avec les parents et les grands-parents… Une espèce de rituel qui vers l’adolescence devînt une vraie corvée… Mais impossible d’y échapper ! On se tapait également Jacques Martin pendant deux heures… puis Starsky et Hutch ! (Plus tard il y eut l’Agence tout risque, MacGyver, Rick Hunter ou bien Magnum ! C’était cool !).
Mais, l’un dans l’autre, il me reste cette impression de ralenti. Quand le temps le permettait, ce qui dans le Var veut dire quasiment tous les dimanches, on partait en ballade, ou nous allions visiter des amis. Un pique nique plus rarement, ou bien une sortie au restaurant…
Il faut quand même que je vous dise que le restaurant, pour ma famille, c’était la cafétéria du centre commercial de la ville voisine. Et encore, je me souviens surtout que ma mère me faisait manger un sandwich avant de partir… Histoire que l’appétit de votre serviteur ne fasse pas trop dépenser à la famille ! (Ne rigolez pas ! C’est pas une blague ! Ca m’a traumatisé c’t’affaire…).
Certains dimanches matins, mon père et moi, on allait à la pêche. Levé à la nuit, et de retour vers dix heures avec deux ou trois truites…
Bref, même si les dimanches pouvaient s’avérer limite chiants, ils avaient quelque chose qui, à l’âge adulte, me rend nostalgique… Tout du moins enclin à la glandouille et au lâcher prise.
Pour moi donc, le dimanche c’est fait pour vivre autrement que le reste de la semaine. C’est l’occasion de faire une coupure, de respirer un peu, de s’occuper d’autre chose.

Si je vous parle de ça, c’est parce que un sondage paraît aujourd'hui dans le JDD, sur un sujet mainte fois débattu et toujours sensible : L'ouverture des magasins le dimanche.
Selon l’interprétation que le gouvernement fait de ce sondage, 67% des français y seraient favorables… Quel plébiscite ! Quelle aubaine ! D’ailleurs le gouvernement ne s’y est pas trompé et s’est empressé de sauter sur l’occasion pour relancer le débat.
Doit-on favoriser l’ouverture des magasins, entendez par là surtout les grandes surfaces déjà omniprésentes dans notre paysage de consommateur lambda ?
Luc Chatel, Secrétaire d’Etat à l’Industrie, juge que oui, il faut le faire, car cela créera des emplois et de la croissance (Avec les dents, il a dit le Nain !). Par contre, les syndicats eux, jugent que cela ne fera que déplacer la consommation de la semaine vers le dimanche. En effet, les Français n’ont pas le portefeuille extensible, et ce n’est pas parce qu’on va leur offrir une possibilité supplémentaire de consommer, qu’ils vont pour autant délier les cordons de la bourse.
Bon, ce que le Chatel il oubli de nous dire, c’est que le sondage du JDD est un peu plus nuancé que ça : Tout d’abord, la question posée n’a rien à voir avec l’opinion que les Français ont de l’ouverture dominicale.

Travailler le dimanche est payé davantage qu'en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous?


17% pensent qu’ils seraient prêts à travailler tous les dimanches et 50% jugent que de temps en temps ça suffit largement. C’est quand même pas la même chose, non ? Ca veut surtout dire que 17% des personnes interrogées sont tellement à la rue qu’elles seraient prêtes à aller bosser le jour du seigneur ! Un point c’est tout !

Alors, de là à en tirer la conclusion que 67% (50+17) des Français veulent l’ouverture des magasins le dimanche, moi je dis qu’il y a là une manipulation grossière ! Mais bon, on commence à avoir l’habitude… Mais encore faut-il avoir la présence d’esprit de lire les sondages et d’en faire sa propre analyse.
Par contre, si l’on regarde bien l’article et l’autre question posée aux personnes interrogées :
Etes-vous favorable à l'ouverture des magasins le dimanche? (C’est quand même plus clair !)
Là, les réponses sont beaucoup plus nuancées. 52% sont plutôt favorables voir carrément, et 48% ne veulent pas en entendre parler… C’est sûr qu’avec un tel avis extrêmement partagé, on ne peut relancer une quelconque polémique…

Pour ma part, en guise d’avis, je vais vous raconter une petite anecdote : Il y a quelques mois, un dimanche après midi vers les 16H00, je reçois un coup de fil d’un ami… Celui-ci était avec sa femme et ses deux enfants chez Carouf en train de faire des courses. Outre le fait que ce pauvre garçon se faisait tellement chier, qu’il a préféré abandonné sa famille pour me passer un coup de fil, je me disais en mon fort intérieur : Mais mon pauvre ami ! Qu’est-ce que vous pouvez bien foutre dans un supermarché à c’t’heure ? Vous ne seriez pas mieux en train de faire une balade sur la prom’ ? Ou bien de cocooner tranquillou à la maison ? Je trouvais cette situation extrêmement triste…
Alors, c’est peut-être dû à mon éducation judéo-chrétienne, mais pour une fois je vais la revendiquer ! Le dimanche on ne travail pas ! Et on ne fait pas travailler les autres non plus ! Na !

vendredi 10 octobre 2008

Les conséquences

Depuis quelques semaines, le péquin moyen assiste, impuissant, à l’énorme crise financière qui secoue la planète. Enorme ? Peut-être pas pour tout le monde. En effet, j’ai regardé hier deux reportages, genre micro-trottoir, sur l’impact de la crise sur certaines personnes de la rue… Deux reportages sur deux chaines différentes : Tf1 et France 2.
Ces deux instantanés sont peut-être orientés, sûrement même. Je veux dire par là, qu’il s’agit de restaurer la confiance des petits épargnants en ces temps troublés, et quoi de plus efficace que de montrer l’insouciance de la rue ? La vie de tous les jours plutôt que des traders à la mine déconfite ? Car, en substance, il ressortait du questionnement proposé ; que les français étaient, certes inquiets, mais n’avaient pas vraiment conscience d’être réellement en danger.

Pour eux, ce qui se passe en ce moment ne les concerne pas, ou du moins pas directement. Les bourses qui flanchent une à une, les taux d’intérêts qui baissent, tout ça c’est loin de la réalité concrète de la vie quotidienne. Pour ces personnes interrogées, ce ne sont que les riches, ceux qui possèdent des actions, des entreprises, ceux qui boursicotent et qui vivent de la sueur des autres qui en prennent plein la figure… parce que le péquin moyen, il n’a pas plus de 70 000 euros à la banque ! Le péquin moyen il est protégé par l’état ! Mais si, c’est le président qui l’a dit ! Pour eux encore, il s’agit d’une crise FINANCIERE. C'est-à-dire qui touche les financiers. Pas eux.

Alors je sais, vous qui me lisez, vous vous dites dans vos petites têtes bien faites, que ces gens-là ont tort. Et que le tort tue.
Nos politiques nous rabâchent à longueur de JT que la crise est financière et non pas économique. Qu’il convient de bien faire la part des choses, que les mécanismes ne sont pas les mêmes… Et cetera. Ce que ces bons messieurs oublient de nous dire, c’est que, oui se sont deux choses différentes, mais se sont également deux phénomènes liés entre eux. De l’un découle l’autre.
Lorsque les financiers auront bien accusés le coup, les conséquences pour notre économie se feront alors ressentir. Fermeture d’entreprises, chômage, pauvreté, hausse des prix de l’énergie et de l’alimentaire… Les gens qui se baladent en se gaussant des conséquences de cette crise ne veulent pas imaginer ce futur-là.

Mais, le point qui m’inquiète le plus n’est pas celui-ci. Il est plus général. Le péquin se dit que puisqu’il n’a rien, contrairement aux financiers, il n’a donc rien à perdre. Et ça on sait que c’est faux. Le financier lui, aura toujours de quoi remplir sa gamelle. Le péquin, c’est moins sûr.
Et que dire de ceux de par le monde qui crèvent déjà de faim ? Car, dans cette affaire, finalement, nous n’allons perdre que quelques degrés de confort et de niveau de vie.
Pour eux, les fermetures, le chômage, la hausse des prix se transformeront en famines, en guerres, en révolutions, en émeutes…
Car il ne faut pas se leurrer, c’est ce qui nous attends à court terme ! Oh, peut-être pas nous, ici en France, mais dans des endroits autrement plus importants que notre petit village gaulois. L'Afrique, le Moyen Orient, l’Asie du sud est, les Balkans, l’Europe de l’est…
Le péquin moyen, verra alors se pointer devant sa porte les vraies conséquences de cette crise, et il en sera forcément affecté. La question sera alors de savoir comment il va réagir de le péquin… Sera t’il solidaire et humain, ou défendra t’il son pré carré ?
Alors je veux dire à ces messieurs qui nous gouvernent, les dames aussi d’ailleurs, que je comprends leur discours rassurant. Il vaut mieux mentir au peuple pour qu’il reste calme, plutôt que de lui décrire par le menu ce qu’il va lui arriver. Je comprends, mais je ne cautionne pas pour autant. Car c’est cette absence de connaissances des faits et de ses conséquences qui feront que ce système pourri perdurera. Si les gens avaient un peu plus conscience de ce qui va se passer, peut-être mettraient-ils plus d’entrain pour revoir carrément le système.
Une image me vient à l’esprit : Le navire coule et l’équipage se contente de démonter les cloisons pour boucher les trous… Alors qu’il suffirait de prendre les chaloupes pour rejoindre l’île qui se trouve à l’horizon, et construire un nouveau bateau…. Différent. Plus solide. Plus humain.

mercredi 8 octobre 2008

J'suis sec !

Je sais… Cela va faire une semaine que je n’ai rien publié et franchement, ça me culpabilise un peu. Je sais bien qu’il ne faut pas, que ce qui compte c’est que, d’abords et avant tout, je me fasse plaisir. Je sais… Mais bon, depuis une semaine il ne se passe rien qui m’interpelle plus que ça. J’y suis pour rien !

La crise est là. Les bourses bondissent et rebondissent de lundis noirs en lundis noirs, l’immobilier s’effondre, les français ont peur de devenir SDF…
Bref, la bête meurt, mais elle prend son temps la salope ! Mais va-t-elle vraiment mourir ? Des fois je me demande… La connerie universelle qui régit notre monde fera peut-être que les hommes resteront dans ce système à bout de souffle… Pourquoi ? Ben, parce que c’est plus simple. C’est pas parfait, la preuve, mais au moins ça n’est rien en comparaison de la terreur qu’inspire la création d’un système entièrement nouveau, plus juste, plus responsable… L’inconnu fait toujours peur.
Ailleurs on continu à se faire la guerre, à foutre des gens en prison pour délit de cerveau… Par exemple en Algérie, quatre ans de prison ferme pour avoir mangé pendant le ramadan ! Vlan ! En plein dans les libertés !
Aïe !
C’est drôle, avec le temps j’ai l’impression d’avoir moins mal… Comme quoi, on s’habitue à tout.
Sinon, le Prix Nobel de médecine vient d’être décerné conjointement à deux français ; Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, pour leur découverte du virus de sida ! Eh les mecs, c’était il y a 25 ans ! Faudrait voir à être sur le coup là ! On aurait préféré qu’ils récompensent la découverte d’un vaccin ou d’un traitement efficace… Mais non, c’est pas pour tout de suite. Trop cher qu’ils disent. Ou plutôt, qui ne rapporte pas assez. Vous voyez la nuance ? Encore une conséquence de la loi du marché et du libéralisme économique… Comme quoi, tout est lié finalement.

Moi, en se moment, j’aimerais bien me retrouver sur un voilier au mouillage dans une Crique bien protégée. Une provision de pate, un harpon, quelques hameçons et de l’huile d’olive. Du tabac pour ma pipe aussi… Ben oui, ça serait bien… Mais pour avoir tout ça, il me faut encore participer au système et payer en euros sonnants et trébuchants la base même de mon rêve. Et quand j’aurais plus de tabac ? Je fais comment ? On n’en sortira pas…
Au moins, les couchés de soleil, eux seront gratuits !

Allez ! Bonne journée quand même !

jeudi 2 octobre 2008

Cachez ces enfants que nous ne saurions voir

Bon, je voudrais revenir sur un incident survenu la semaine dernière, dans une école primaire du Val d’Oise. Vous en avez peut-être entendu parler, mais un élève de 11 ans s’est retourné contre son institutrice, et l’a frappé à coup de pied et de poing suite à un incident que des témoins qualifient de « malentendu ». Les infos réelles sont peut claires car, comme toujours lorsqu’il s’agit d’enfant et du milieu scolaire, on se doit de respecter une certaine retenue. Mais bon, en fouillant un peu, on arrive à avoir une vue plus ou moins correcte de la chose. Donc, si vous n’êtes pas au courant de l’affaire, reportez-vous à cet article dans Le Point.fr, ou bien celui-ci dans Le Parisien.fr.
Si je vous parle de ça, c’est que lorsque j’ai vu cette information à la télé, c’était hier, je me suis surpris à avoir une montée de tension ! Vous savez ? Ce genre de phénomène qui se produit quand quelque-chose m’énerve.
Allons bon ! Qu’est-ce qui a bien dû énerver notre Gwendal, vous dites-vous ?
Alors voilà, je vous raconte. A la télé on voyait des vues de l’école primaire, avec une voix off qui narrait l’incident en précisant que l’enfant faisait l’objet d’un suivit « pédagogique particulier ». Puis le journaliste interroge des mères de familles inquiètes, je dirais même apeurées, qui s’exprimaient sur le fait qu’un enfant « comme lui » n’avait pas sa place dans l’école. J’ai même entendu des propos encore plus directs, du genre – Il ne devait pas être là, mais dans un « endroit » spécialisé… (!). Une mère a même déclaré : « Cela fait des années que cela dure Cela aurait pu être un de nos enfants. Imaginez que ma fille lui marche sur le pied : comment aurait-il réagi ? On pense être tranquille parce qu’on laisse ses enfants à l’école, mais ce n’est pas le cas. » Au passage vous remarquerez dans ces derniers propos l’habituelle démission parentale…

Là, mon sang n’a fait qu’un tour ! J’avais l’impression de me retrouver vingt ans en arrière, lorsque je m’occupais d’enfant handicapés mentaux dans un centre de vacance « mixte ». J’avais sous les yeux l’expression même de la peur, de l’intolérance que j’avais bien connue à l’époque, face aux enfants dits « différents ».
Depuis des années, l’école s’est fait une règle d’accueillir en son sein les enfants plus ou moins handicapés. C’est un progrès immense autant du point de vue social qu’humain. Car avant cette démarche, le choix de scolarisation pour ce type d’enfants était on ne peut plus restreint… C’était le placement d’office dans un « établissement spécialisé » ou même, parfois, aucune scolarisation du tout… Bref, je vous laisse imaginer les conditions de vie de ces enfants : L’exclusion d’Etat. Cachons ces gosses que nous ne saurions voir !
Heureusement les choses ont évolués. Pas forcément dans la tête de ces mères interrogées devant l’école, mais en tous cas, maintenant on laisse une plus grande place aux enfants pourvus d’un handicape léger physique ou mental. Pour ce faire il existe ce qu’on appelle « un suivit pédagogique particulier », en clair, l’enseignant dispose de l’aide d’un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS). Mais pas toujours. Mais en tous cas l’incorporation du handicape dans l’école est devenu quelque-chose de courant. Et c’est tant mieux, même si l’on pourrait avoir à redire sur le nombre d’AVS disponibles, leur formation et leur motivation… En effet, ce ne sont souvent que de simples emplois précaires, sous-payés, et leur formation n’est que de 300 heures… Bref, y’a encore du boulot à faire de ce côté-là.

Pour moi, cette histoire illustre bien la problématique du handicape et de sa place dans notre société.
D’un côté nous avons les pouvoirs publics qui tentent de faire une place à ces enfants, de les intégrer au mieux, mais sans vraiment s’en donner les moyens (comme d’hab), et de l’autre nous avons l’hostilité des parents voir même parfois celle de certains enseignants. Et ça franchement, ça me gonfle.
De plus, j’aimerais bien qu’on m’explique comment quelques bleus sur les bras et les jambes, infligés par un garçonnet de 30 Kg tout mouillé, peuvent entrainer une ITT de huit jours… Non ? Pas vous ?

Et enfin, je m’interroge VRAIMENT sur cette institutrice qui, non-contente de se faire porter pâle pendant une semaine, a portée plainte contre l’enfant à la suite de l’incident ! Non, vous ne rêvez pas. Cette dame se retourne judiciairement contre un gamin, qu’elle n’a pas sût gérer ! Mais c’est son boulot bordel ! Si cette instit a un problème avec un élève, qu’elle le règle entre l’établissement, les parents et elle-même ! Pas besoin de mêler les juges et la flicaille à l’histoire ! Quand je vous parlais de l’hostilité de certains enseignants, ce n’était pas des paroles en l’air. Elle existe belle et bien.
Cerise dans le clafoutis, la presse s’en donne à cœur joie pour monter cette histoire en épingle. Les médias jouent sur la désormais « grande peur » contemporaine de ces enfants violents, peut-être même délinquants, voir basanés, en tous cas susceptibles de s’inscrire dans un fichier de sinistre mémoire.
Pour preuve, si vous lisez un peu les commentaires laissés à la suite des articles sur l’incident, peu de personnes s’interrogent comme je le fais aujourd’hui devant vous. On ne lit que des messages transpirants la peur, voir la haine… En tout cas une immense méconnaissance de la question.
Et ça mes amis, plus que tout, je trouve ça navrant.

lundi 29 septembre 2008

Suggestions

Lorsque j’entends, de ci de là tralala, les ténors de l’opposition à la voix curieusement et lamentablement si atone, parler de la politique économique de Nicolas Sarkozy et de sa responsabilité concernant la crise financière qui frappe notre pays : Je me gausse un petit peu.
Depuis le discours de Toulon, ce ne sont que critiques molles et rabâchages stériles dont l’argument principal et plutôt fallacieux est l’hypocrisie du discours de Sarko et la sempiternelle rengaine concernant le cadeau fiscal de 15 milliards d’euros fait au début de la mandature… Je n’entends pas de contre-propositions constructives, ni de suggestions un tant soit peu utiles. Rien. Quedalle.
Si je vous parle de ça, c’est parce que récemment j’ai entendu le député Vert Noël Mamère, en pleine promotion de son dernier bouquin « La tyrannie de l’émotion », critiquer notre Président Glorieusement Élu en lui reprochant essentiellement de tenir un double discours et en mettant en exergue cette réflexion : Comment peut-on adopter une position économique interventionniste et critiquer les parachutes dorés et les salaires mirobolants ET en même temps faire de jolis cadeaux fiscaux ?
L’argument n’est pas faux en soi, mais pour le coup je trouve qu’il est à côté de la plaque.
En face, tout un chacun nous explique que ce qui arrive à notre beau pays n’est surtout pas la faute de Sarkozy ni de ses décisions stupides. Les responsables sont à rechercher de l’autre côté de l’Atlantique, chez les méchants cowboys. Eux n’y sont pour rien, d’ailleurs si on va s’en sortir c’est justement grâce à la politique de Sarkozy… Bon là, je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi de tels propos sont débiles…

Bon, le moins que je puisse dire, c’est qu’ils s’y prennent comme des manches… Alors si je puis me permettre, voici quelques petites réflexions de mon cru.

Que peut-on exactement lui reprocher à Sarko ?
Bon, on ne va pas lui reprocher la crise systémique globale… Faut quand même pas exagérer, il n’y est pour rien le pauvre… On peut, à la rigueur, lui reprocher d’avoir cautionné le libéralisme à outrance, mais c’est tout.
Par contre, ce qu’on peut lui reprocher c’est de n’avoir rien fait pour prévenir cette crise ! En effet, nous savions tous, nous les petits internautes citoyens et fureteurs, que quelque chose allait nous tomber sur le coin de la gueule. Depuis le début de l’année, les informations concernant l’imminence d’un effet domino à l’ampleur mondiale, circulaient sur le net. Dans les forums de discussion, sur les sites des think-tanks (voir Europe2020), on SAVAIT qu’en septembre il n’y aurait pas que les feuilles qui tomberaient… Et si nous, nous savions, on peut raisonnablement supposer que le gouvernement également. Non ? Si, bien sûr… Alors ? Pourquoi personne n’a pris de mesures préventives ?
Ensuite, pour contrer l’argument de droite qui dit que Sarko n’y est pour rien, on peut toutefois lui rétorquer qu’à partir du jour où le gouvernement a prit acte de la crise et entreprit de réagir (?!!), c'est-à-dire le 25 septembre 2008, notre PGE devient effectivement comptable des conséquences de cette crise. Là oui, il existe un point sur lequel taper.

Alors, messieurs-dames de l’opposition, faites un peu votre boulot, il est plus que temps. De même, utilisez des arguments logiques et constructifs pour contrer la communication hors paire de l’Elysée ! Le coup du paquet fiscal, c’est usé à force…
Voilà ! C’est tout ! Bonne journée !

Les dessins sont de Xavier Lacombe.

samedi 27 septembre 2008

CALICO

Un jour, il n’y a pas si longtemps, au hasard d’un clic nonchalamment et négligemment appliqué sur la signature d’un commentaire laissé sur un site, j’ai découvert Calico
Calico, c’est une bouffé d’oxygène qui sent bon la Bretagne. Des textes magnifiques servis par une musique rock intelligente et sensible. Le genre de musique qui sonne bien dans les oreilles, et qui explose littéralement une fois sur scène.
Calico, c’est une formation basique de rock. Un batteur (Gildas Le Goff), un claviériste (Hervé Le Goff), un guitariste (Vincent Crenn), un bassiste (Fabien Autret) et un chanteur touche à tout (Jean-Marie Le Goff). Cinq, le chiffre magique. La base.
Alors oui, je sais, quelques-uns parmi vous se disent : Mais je le connais lui ! Hervé Le Goff, ça me dit quelque-chose ! Et ben oui ! C’est lui qui, parfois, lorsque le groupe lui en laisse le temps, nous gratifie de quelques réflexions savoureusement humanistes sur les fils de La TéléLibre ! C’est lui, le maigrichon planqué derrière son clavier !
Alors, à l’occasion de la sortie du DVD enregistré lors du festival des Vielles Charrues, je vous présente une vidéo qui donne l’eau à la bouche !



Et puis, il y a celle-là que j’aime bien…



Bien sûr, il y a aussi celle-ci ou bien encore celle-là

J’espère que Calico va vous plaire, autant que ça me plait à moi. D’ailleurs, si parmi vous quelqu’un connait une maison de disque, n’hésitez pas ! Ca tombe bien, ils en cherchent une !