Je voulais vous dire…


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vendredi 20 août 2010

Onfray déboulonne Freud, et c’est génial !

Comment vous décrire le ravissement qui est le mien depuis environs six heures ce matin ?
Comment ne serait-ce qu’essayer de vous parler de l’état dans lequel sont mes neurones, leur joie, l’excitation fébrile qui les agite et le plaisir quasi charnel que j’en ressens ?

Impossible. On est à un niveau tel que les adjectifs me manquent.

Bon, reprenons depuis le début, histoire que vous compreniez pourquoi je me fends ainsi d’un préambule aussi dithyrambique.
Hier, alors que je jetais un œil sur un fil de LTL, où entre parenthèse on se fait chier grave, je suis tombé sur un lien qu’une bonne âme proposait à l’encan.

Y voyant le nom d’un personnage particulièrement aimé de moi, le philosophe Michel Onfray, je clique alors derechef. Clic !
Hop ! Me voici alors renvoyé sur le site de France culture qui me propose d’écouter en podcast ni plus ni moins que l’intégralité de la conférence du maitre dans la cadre de la huitième année de l’Université Populaire de Caen. Et cette année le cours est consacré à l’affabulation freudienne.

Waouh... Comment vous dire... c’est bien simple, depuis tôt ce matin je suis avec ça dans les oreilles, et je kiffe grave. Je kiffe grave de chez grave !
Déjà, lorsque le bouquin est sorti, celui-là à droite, je me disais qu’il ferait bien dans ma bibliothèque. Mais là... Là... J’ai l’impression d’être dans l’amphi et en plus d’être un bon élève parce que je comprends tout ! Enfin presque tout... En tout cas l’essentiel.
Et l’essentiel c’est que Papa Freud c’était rien qu’un gros mytho !

Alors si vous aussi vous voulez égayer vos neurones et prendre un pied intellectuel de l’autre monde, cliquez ICI !

Croyez-moi, vous ne le regretterez pas.

PS : Les émissions ont commencé le 26 juillet.

mardi 23 février 2010

Le teeshirt de la discorde

Quelqu’un qui affiche ses idées n’est pas à même de recevoir un enseignement…

Rassurez-vous lecteurs il ne s’agit pas là d’une réflexion à laquelle je vous convie, ni même d’une citation tout droit sortie des annales du baccalauréat de philo, mais bel et bien de la déclaration valant justification d’un professeur du collège Claude-Bernard à Villefranche-sur-Saône suite à l’exclusion d’une élève…

Reprenons l’histoire depuis le début. Le 29 janvier dernier, un prof fait son cour d’histoire-géo ; Le sujet, la Russie… Puis, le voilà qui digresse et atterrie du côté d’Israël et de la Palestine. Il semblerait alors que la nature de ce prof l’amène à balancer quelques critiques bien senties envers le peuple palestinien et a se prononcer en faveur de l’expansion d’Israël…
Dans la salle de classe, une élève de 16 ans, Zeyneb, est choquée par ce qu’elle entend et tente de protester… Peine perdue, le prof n’entend pas se voir contredire.

La jeune-fille n’entend pas elle non plus se taire pour autant, et le lendemain elle débarque en cours avec un teeshirt sur lequel est inscrit « free Palestine ». Teeshirt, il faut quand même le préciser, qu’elle arbore régulièrement au sein de l’établissement depuis deux ans…

Là, forcément le prof, qui s’il est un crétin n’en n’est pas moins pourvu d’un cerveau, comprend qu’il ne reçoit que la monnaie de sa pièce… Et le prend plutôt mal. S’ensuit une confrontation qu’il remporta haut la main, puisque la jeune-fille s’enfui du cours, en larme, et va se réfugier chez sa mère qui travaillait non-loin du collège.

Quelques jours plus tard, Zeyneb se voit notifier son exclusion temporaire de trois jours pour « Départ d’un cours sans autorisation avec refus d’obéissance » et « acte de prosélytisme ».

Soutenu par son académie, le professeur incriminé se fend alors de cette maxime profonde et définitive : Quelqu’un qui affiche ses idées n’est pas à même de recevoir un enseignement…

Moi, c’est cette phrase qui me frappe plus encore que la bisbille administrative dans laquelle se retrouve cette gamine… Parce que qu’est-ce qu’elle nous dit cette phrase ? Elle nous dit que l’école ne doit pas être un lieu d’expression de la pensée politique ? Mouais… Peut-être, et encore ça se discute. M’enfin… J’espère bien que c’est ça… Parce que sinon, cela voudrait dire qu’un esprit où la pensée politique est déjà naissante n’est plus à même d’apprendre… Et là, c’est plutôt grave comme jugement.

Vous savez ma détermination à extirper le religieux de la sphère publique et plus particulièrement de notre Éducation Nationale. Mais doit-il en être de même pour le politique ?

Dans cette histoire, et pour peu que l’on connaisse réellement tous les tenants et les aboutissants, la jeune-fille s’est mise en défaut en quittant son collège. Ok. Mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle l’a fait pour des raisons sérieuses, motivées, et que l’indulgence aurait dû être la règle.
Pour ce qui est du prosélytisme, qu’en est-il de celui affiché par le professeur ? Sera-t-il sanctionné lui aussi ? J’en doute… Et c’est bien pour ça que, là encore, l’exclusion de l’élève me semble disproportionnée, voir carrément injuste au regard de celui par qui le scandale est arrivé.

Cette histoire, pour anecdotique qu’elle puisse être, pose selon moi beaucoup de questions sur le rôle de l’école dans sa mission la plus sacrée qui est, toujours selon moi, de former des citoyens.

Selon moi, il est utopique de vouloir exclure le politique de l’école. C’est utopique car c’est justement à l’école que l’élève apprend à faire ses choix moraux en fonction des informations qu’il glane au fil de ses cours… En tous cas moi c’est comme ça que ma conscience politique a émergé, et je portais fièrement le keffieh pour l’exprimer.
Alors certes, le rôle de l’enseignant est de garder une stricte neutralité dans l’exposé des faits, mais je ne pense pas qu’il doive interdire pour autant l’expression de la pensée politique naissante.
Nous nous plaignons suffisamment du désintérêt croissant de notre jeunesse pour la politique… Ce n’est donc pas en la bridant que les choses s’arrangeront.

Ce professeur est clairement en faute. Il n’aurait pas dû exprimer son avis, mais plus encore il n’aurait pas dû empêcher que l’élève exprime le sien.

Car c’est comme ça que nait un citoyen, en donnant son avis.

lundi 19 octobre 2009

Monsieur Boisgibault

Hier, dimanche, je suis allé rendre visite à mon pote Philippe. Une visite virtuelle, vu que mon pote Philippe il est perdu dans des montagnes qui sont tellement lointaines que j’ai besoin d’une carte pour savoir où ça se trouve.
Mais bon, ça m’a quand-même fait plaisir de le lire, d’autant que grâce à lui j’ai trouvé mon inspiration du jour…
Le Philippe revenait sur un sujet mainte fois évoqué lors des discussions de comptoir, ou de fin de soirée. Le genre de discussion où l’on sort ce qu’on a sur le cœur comme si l’alcool aidant, on pouvait enfin balancer le fond de sa pensée sans plus rien craindre du jugement des autres.

Le coup du permis de voter ça vous parle ? Combien de fois ne nous sommes pas dits que face à la connerie ambiante, à la vulnérabilité de l’opinion publique si facilement manipulable par des promesses foireuses, qu’à l’image du permis de conduire ou celui de chasser, il faudrait également un permis de voter ?
Tout le monde s’est un jour fait cette réflexion. Tout le monde sans exception qu’il soit de droite comme de gauche.

Ah, ça serait si simple… Imaginez un peu : On ferait passer un examen aux adolescents pour leur dix-huitième anniversaire, avec au programme quelques questions sur le fonctionnement de nos institutions… du genre « Est-ce que vous savez comment les lois sont votées ? », « Quel est le rôle du conseil constitutionnel dans la cinquième république ? » Vous voyez, ce genre de questions… Des trucs basiques quoi.

Ouais, mais le problème voyez-vous c’est que même si le gamin de dix-huit ans connait sur le bout des doigts le fonctionnement de notre belle république, il n’y a aucune garantie qu’il vote « bien » pour autant. C’est comme le permis de conduire d’ailleurs. Ce n’est pas parce qu’on a réussit à l’avoir qu’on sait forcément conduire.

D’ailleurs ça veut dire quoi « bien voter ». Ça veut dire voter comme soi-même ? C’est ça ?
Non, j’crois pas…

Selon Philippe il faudrait un truc « qui atteste d’un minimum de connaissances pratiques de l’imposture du discours politique de droite comme de gauche comme du centre. »

Là, je suis plutôt d’accord.

Moi, j’ai eu la chance d’avoir en classe de seconde un prof de français génial, Monsieur Boisgibault. C’était un de ses profs qui vous marquent à vie. Vous voyez probablement de quoi je veux parler, hein ? Un de ses profs qui par sa pédagogie (que ces collègues n’appréciaient pas forcément), par son imagination, par sa patience, a su vous apprendre deux trois chose utiles. Comme je vous l’ai dit, ces deux-trois choses, je m’en souviens encore. Elles ont changées ma vision du monde, ou du moins elles m’ont permis de comprendre, peut-être un peu mieux comment celui-ci tournait.

Vous voulez un exemple ? Et bien, je me souviens par exemple d’un jour où Monsieur Boisgibault nous a demandé de lire plusieurs articles de journaux, et de faire une analyse comparative entre les différentes façons dont une même nouvelle était traitée. Ca n’a l’air de rien maintenant, mais imaginez le gosse de quinze ans que j’étais. Imaginez ce que cela peut représenter d’apprendre à décoder la presse lorsqu’on a cet âge là… Vingt-sept ans plus tard, je m’en souviens encore.

Malheureusement, tout le monde n’a pas eut dans sa vie de Monsieur Boisgibault… De même, souvent, le Monsieur Boisgibault en question vous ne le côtoyez que pendant trop peu de temps pour arriver à profiter pleinement de tout ce qu’il a à vous offrir…

Mais bon, si je vous raconte tout ça, c’est qu’à mon avis le permis de voter il devrait s’acquérir à l’école. Une école avec des monsieur Boisgibault dedans.

Alors, c’est vrai que l’idée n’est pas neuve. Cela fait un bout de temps qu’on en parle de l’éducation politique à l’école. Mais le problème c’est que pour pas mal de gens le fait de mettre éducation et politique dans la même phrase, ça leur fout une trouille bleue. A juste titre d’ailleurs, si l’on pense à ce qui a pu se passer dans l’histoire de bien des pays situés à l’est du notre.
Et puis, j’imagine déjà des voix discordantes, dénoncer la mainmise d’une certaine classe de professeurs, taxée de gauchisme, sur les esprits malléables de nos chères têtes blondes !
Elles n’auraient pas tord dans un sens : Qui se chargerait de définir quelle est la « bonne » vision de la politique ? Cela serait par trop antidémocratique qu’elles nous diraient ces voix…

Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On continu à laisser nos enfants ne rien apprendre sur la façon de « bien » voter ? On compte sur la famille pour transmettre les connaissances utiles et nécessaires à une appréhension pleine et entière du jeu politique ? Quitte à laisser se transmettre de génération en génération, préjugés et visions faussées ? Ou encore, on ne fait rien, et on laisse les médias nous expliquer ce qu’il se passe ? Comme si nous n’étions que des spectateurs d’un spectacle et non pas les acteurs ?

Franchement, je n’ai pas de réponses à tout ça. Par contre, il est une chose que je sais. Je sais que si l’on ne fait rien, le système éducatif actuel couplé avec l’action des médias va continuer à nous fabriquer des gamins sans cervelle qui n’apprendront pas à lire entre les lignes. Et ces gamins deviendront des adultes manipulables à souhait. Car, plus que toute autre chose, c’est de cela que la démocratie à besoin : D’un électorat manipulable.

Mon seul espoir est que chacun dans sa vie est l’occasion de rencontrer un Monsieur Boisgibault. Un professeur qui avait l’amour de son métier, et qui avait à cœur de transmettre certaines valeurs à ces élèves.
Des valeurs qui frappèrent mon esprit d’adolescent. Des valeurs que je n’avais pu trouver même au sein de ma famille. Des valeurs qui me servent encore vingt-sept ans plus tard…

Merci Monsieur Boisgibault.

mercredi 13 mai 2009

Inculture (s)

Au début je voulais juste écrire un petit commentaire dans l’article précédant… Juste quelques lignes pour remercier notre ami Pseudo de nous avoir laissé, négligemment, un lien, comme ça en passant… Un lien qui, il me l’affirmait, avait un rapport avec mon article.

Bon, au début je ne voyais pas vraiment quel était ce rapport…

Je vais être honnête, lorsque j’ai vu au générique du début le sous-titre « Une autre histoire de la culture »... Je me suis dit : « Moi j’veux bien, mais entre la vie d’Edward Bernays et la Culture avec un grand C, il y a sans doute un rapport (puisque c’est Pseudo qui le dit), mais comme ça, a priori, je ne le vois pas… ».

Pas découragé pour autant, je promène alors ma petite souris sur le curseur de la vidéo, histoire de voir en accéléré de quoi ce monsieur en short pouvait bien parler. Le Ministère de la culture, l’éducation populaire, le parapente, mademoiselle Faure, la culture de la tomate… Houla ! Je me dis alors « Ça mon Gwen, c’est du lourd, mais ce n’est pas à huit heure du soir que tu peux te lancer dans un truc de 138 minutes ! ». Car en effet, moi à huit heures du soir, j’ai faim et après une journée derrière mon ordi, je n’aspire plus qu’à une chose : Me vautrer tel l’éléphant de mer moyen, sur mon canapé.

C’est donc le lendemain que je me suis attelé à la tache… Et quand je dis « attelé à la tache », il s’agit là d’une contre-vérité. Car en fait, je me suis plongé dans cette vidéo pour m’en délecter de chaque mots, conscient que ce j’écoutais et ce que je voyais, c’était du caviar. Du caviar pour les neurones, et en ce qui me concerne une source gigantesque d’informations sur un sujet que je ne maitrisais pas du tout.

Alors, ne vous laissez pas impressionner par la longueur de la vidéo. Réservez-vous le temps nécessaire pour déguster tranquillement, et je vous garantis que vous allez adorer !
Pour vous dire, je me rappelle très bien qu’à un moment j’ai regardé le compteur et je me suis dit : « Chouette, il me reste encore 45 minutes ! ». C’est dire…



Ah ! Au fait ! Pseudo avait raison… Il y a effectivement un rapport avec Edward et la manipulation des masses… Je vous laisse le découvrir, et on en reparle dans les commentaires !
D’ailleurs, maintenant que j’y pense, ce que nous dis Frank Lepage a un rapport avec plein de choses… Avec un fil récent de la TéléLibre, avec ce texte que Mob’ m’a envoyée, avec la conversation téléphonique que nous avons eut…

Liens complémentaires : TV-Bruits, SCOP Le Pavé, Educ-Pop, ...