Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mardi 8 juin 2010

Ça part en couille...

Hier au soir j’ai commencé un texte parlant de la polémique qu’avait suscité la condamnation du Sinistre Hortefeux pour ses propos racistes...
Polémique quant à l’utilisation médiatique que chacun en a fait, pas sur le fond bien sûr. Car sur le fond, je pense que nous sommes tous d’accord ici : Ce type est un connard, et il est bel et bon que la justice l’ait condamné.
Et puis j’avais envie de taper sur Dray qui a pris sa défense aussi, mais ça c’est autre chose.

Et puis ce matin d’autres sujets autrement plus importants ont attirés mon attention. Comme la suppression du jury populaire par exemple... Ou encore la fin de l’indépendance budgétaire des états européens qui devront dorénavant soumettre préalablement leurs budgets à Bruxelles avant que de les faire voter en Assemblée...

L’abattage judiciaire et le contrôle des états par les lobbys financiers, ça a quand même une autre importance que les propos d’un ministre nostalgique de l’OAS, non ?
Si, quand même.

Alors des deux nouvelles, je ne saurais dire laquelle me déprime le plus. Non, déprimer n’est pas le bon verbe... Inquiéter serait plus juste.
Ce pays part en couille, ce continent part en couille... Et le monde fait de même.

Alors moi ma décision est prise, je vais m’exiler de par les vastes flots pour ne plus avoir à supporter ces dérives... Certains vont peut-être trouver ça lâche (et ça l’est peut-être en effet), mais en même temps je me dis que quelque soit l’endroit où je vais aller, je serais tout de même confronté à cette merde. Sous une autre forme sans doute, mais elle sera là quand même.
La mondialisation libérale est en marche et si rien ne change la loi de la jungle envahira chaque recoin de la planète.
Peut-être finalement est-ce sensé d’aller voir si quelque-part je peux encore trouver un endroit selon mon cœur.
Parce que pour celui-ci, la France, j’ai bien peur de ne pouvoir plus rien y faire...

dimanche 6 juin 2010

Classico

Aujourd’hui c’est dimanche et l’ami Philippe vient de me susurrer une idée bath pour égayer cette journée.

Petite séance de ciné pour tout le monde !

Et pas n’importe quoi s’il vous plaît. C’est du lourd, du cuirassé d’avant guerre que j’vous propose !

A déguster sans modération, sans oublier de bien savourer le goût d’pomme qu’il y a par derrière...

samedi 5 juin 2010

JPL en Guadeloupe, ou l’histoire d’un déni

Parfois, pas souvent mais parfois quand même, l’étrange lucarne qui trône dans nos salons nous montre quelque chose qui nous enrichit. 

Je veux dire par là, que lorsque le programme se termine vous restez là, songeur, avec au fond de vous-même l’impression d’avoir appris des choses, d’avoir entendu les bonnes questions... Bref, d’être moins con que vous ne l’étiez en début de soirée.

Et c’est exactement ce qui m’est arrivé hier au soir en regardant le dernier doc de John-Paul sur la Guadeloupe, diffusé sur France 4.

Bon je sais. Certains vont me dire que je vous parle souvent de lui et de ses reportages. Et c’est vrai. J’aime son travail, mais en même temps cela ne m’empêche pas d’être relativement critique par rapport à ce qu’est devenu son site de la TéléLibre... Que j’ai désormais déserté pour fuir les parasites réactionnaires attirés par des reportages aussi douteux que racoleurs... (Genre Reopen 911 si vous voyez ce que je veux dire)

Mais bon, là en l’occurrence je suis bien obligé de le clamer haut et fort : Ce doc est formidable !

Donc la dernière mouture de JPL dans le cadre de l’émission documentaire JPL en camping-car se déroule en Guadeloupe et se propose de revenir à froid sur ce département français secoué l’an dernier par les événements que nous connaissons tous.

Entre un tourisme indifférent, voire condescendent, et un racisme endémique infiniment plus complexe que la simple opposition noir-blanc, la Guadeloupe n’en finit pas de payer les pots cassés d’un esclavagisme pourtant aboli depuis 1848.

Plus de 150 ans plus tard, ce passé n’est toujours pas digéré. Il est là, présent aux yeux de tous et dans la tête de tous. Noirs, blancs, créoles, métis, békés, touristes, tous vivent avec cette plaie béante au cœur, et personne n’en parle.

Il s’agit là d’un voyage entre le déni et la revendication, entre l’amour et la haine. Où l’on apprend que si les gens se parlaient, mais je veux dire se parlaient vraiment, la monde serait peut-être un peu moins compliqué...

A noter trois épisodes qui m’ont personnellement marqués.
-L’interview d’un Elie Domota beaucoup plus complexe que la plupart des médias ne l’ont représenté. Un homme à la fois plein de contradictions, mais aussi de sensibilité.
-L’affligeante prestation d’un préfet nouvellement nommé. Imbuvable d’ignorance, d’arrogance et d’incompétence.
-Et l’incroyable histoire de l’aéroport de Point-à-Pitre construit non-pas sur, mais avec les ossements des esclaves... Horrible.

Ce documentaire sera rediffusé le samedi 12 juin à 18h35, mais vous pouvez dors et déjà le visionner sur le site de France 4.

Allez ! Je vous mets deux petits teasers pour vous mettre l’eau à la bouche...




jeudi 3 juin 2010

Une paire de crochets

Qu’est-ce qu’on peut faire lorsqu’on n’a rien à dire ? Rien, sinon attendre que le temps vous offre l’occasion, comme ça à l’impromptu, de rebondir sur une phrase, un mot.

Je viens d’entendre à l’instant le ministre Woerth se fendre d’un lapsus savoureux.

Parlant de la problématique des retraites, il déclare en substance : « Les gens peuvent partir quand ils veulent à la retraite, mais compte-tenu de l’allongement de la vie il faut qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent le faire trop tôt sinon ils vivront aux crochets des générations suivantes... »

Le tout prononcé avec un sourire en coin, sous un nez trop grand, des lunettes moches et un crâne chauve.

Je savais, pour l’avoir entendu et lu plus souvent qu’à mon tour, que les chômeurs, les pauvres et les malades vivaient déjà au crochet des braves gens qui payent leurs impôts et qui travaillent. Mais c’est la première fois que j’entends, dans la bouche d’un ministre qui plus est, que les vieux, eux aussi, vivaient aux crochets de la société.

Qu’elle merveilleuse façon de voir les choses... La solidarité s’effaçant devant une paire de crochets.

Il est beau mon pays je trouve, très beau.

mardi 1 juin 2010

Les boustifailleurs

Après ce qu’il vient de se passer au large des côtes de ce Moyen-Orient, le texte que j’avais commencé à rédiger hier sur la petite phrase de Martine Aubry me semble à présent un peu... dérisoire. Limite incongru.

J’imagine que c’est ce qui arrive lorsqu’on essaye de suivre l’actualité et de la commenter... Il faut être sur le coup, réactif, prompt à la réflexion. Et si par malheur vous n’êtes pas tout cela, si par malheur vous décidez d’approfondir un point de vue, une nouvelle viendra chasser la précédente et foutra votre travail intérieur en l’air avec toute la violence d’une porte qui claque.
On est dans l’immédiateté, la surenchère. Un texte chasse l’autre au même rythme que les moments se succèdent et que la vie passe, ponctuant d’instantanés polaroïds ce qui devrait être décrit à la façon d’une toile. C’est si simple d’appuyer sur un bouton. Plus simple que de manier un pinceau.

Alors on devient frénétique. Boulimique. On choppe des automatismes, des tics et des tocs. Action, réaction. Tac au tac.

Pas le temps de digérer. Pas le temps de mâcher, que la bouchée suivante est déjà prête à franchir vos lèvres. A la saillie verbale succède la piraterie d’état. Au braquage, la liste d’une équipe de foot. A la réforme une autre réforme. A une marée noire une faillite. Au massacre d’une famille le suicide d’un père.
L’assiette est pleine et déborde en permanence de cette malbouffe aux parfums entêtants.
Et nous, on avale. 
On gobe. 
On tète. 
Jusqu’à la nausée.

Le nez dans l’assiette, la bouche toujours pleine, nous ne voyons plus rien d’autre et nous ne parlons plus. Nous vivons ce que nous mangeons. Nous mangeons le monde et nous devenons le monde.

Nous sommes devenus des boustifailleurs d’actualité. 
Des dévoreurs de vies.

Mais parfois, une bouchée particulière désaccorde la partition des saveurs. A elle seule, elle vous fait arrêter de mâcher et vous laisse apercevoir la vacuité de tout ça. Elle vous coupe l’appétit.

Alors aujourd’hui c’est décidé, on fait régime.

lundi 31 mai 2010

Revival Eighties

Depuis quelques jours, et dans la perspective d’avoir de la musique pour égayer mes zoreilles pendant mes longues journées de navigation en solitaire, je charge la mule.

Oui je sais, c’est pas bien.

Mais en même temps je n’ai pas trop le choix. Ce n’est pas avec la petite dizaine de cd que j’ai à la maison que je vais arriver à occuper ma circumnavigation. Je risque de m’en lasser assez vite, et pour peu que j’en accroche un ou deux dans les haubans pour effrayer les mouettes, je vais vite péter un plomb d’entendre toujours la même chose. De plus, le bruit du vent dans les voiles c’est bien joli, mais il arrive un moment où ça lasse.

Or donc, je charge la mule. Et parmi les premiers albums que je me suis procuré je me suis tout naturellement tourné vers ceux qui sont chers à mon cœur et que je ne possède pas déjà. Des trucs qui me rappellent ma jeunesse ou des moments importants de ma vie.

Et parmi ceux là, figure en bonne place l’album live de Dire Straits datant de 1984 : Alchemy.

Probablement un des plus grands albums de la terre entière et des proches galaxies. The must of the must. Une galette en or du temps ou les chanteurs savaient ce que c’était que d’être avant tout des musiciens.

Bref, depuis trois jours je kiffe ma race au son des guitares mélodieuse de Roméo and Juliet, Telegraph Road et autres Sultans of Swing. Je m’imagine déjà dans ma solitude humide en train de faire de l’air-guitare sur le pont, mimant avec mes doigts des accords improbables.
D’ailleurs, c’est bizarre. Je me suis rendu compte que même si cela doit faire une bonne quinzaine d’années que je ne l’avais pas réécouté, mes doigts eux s’en souviennent parfaitement. C’est dingue la mémoire des gestes...

En plus, ce disque est particulièrement chargé en émotion, puisqu’il accompagna ce qui furent probablement les plus belles années de ma vie... Donc, forcément je ne vous raconte même pas la nostalgie !

Donc voilà, je voulais vous en faire profiter... Et en cherchant des images pour illustrer mon propos je suis tombé sur cette version de Sultans of Swing.
Et c’est là que je me suis rendu compte que la mode des années quatre-vingts a particulièrement mal vieillie si vous voulez mon avis...

La musique est toujours aussi bonne, mais les fringues ! Doux Jésus ! Quand je pense qu’à cette époque je ne rêvais que d’une chose : Porter un teeshirt sans manche sous une veste aux manches relevées ! Et je ne vous parle même pas de la coupe de cheveux. Court sur les côtés et long derrière ! L’horreur !

Bon, vous faites comme vous voulez, mais je ne vous en voudrais pas si vous préférez écouter sans voir la vidéo !

L’important c’est que vous écoutiez celui qui reste très certainement un des plus grands guitaristes du monde, Marc Knopfler



dimanche 30 mai 2010

Requiescat in pace

Et merde... Voilà une perte qui va me plomber mon dimanche...



Quand je pense qu’hier on parlait de prendre sa retraite à 73 ans et que lui n’en n’avait que 74...
Bel et triste exemple pour illustrer mon propos.

Salut Dennis.