Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mercredi 14 mai 2008

Les OGM bloqués mais pas stoppés

Hier après-midi la surprise fut grande pour l’anti-OGM que je suis. Je pensais seulement garder un œil sur la séance de l’Assemblée Nationale, persuadé que j’étais que le projet de loi allait passer. Tellement sur de mon fait, je me suis concentré sur autre chose. En fait j’avais baissé les bras, j’étais vaincu.
A 19H00, coup de théâtre ! J’allume ma télé et ne voilà-t-il pas que j’apprends qu’une motion de procédure proposée par le député Chassaigne a été votée avec 136 voix contre 135 !
Le texte est donc bloqué. La machine à valider les décisions arbitraires de notre gouvernement s’arrête. Je ne vous cacherais pas que pendant une demi-heure, j’ai sauté comme un cabri dans tous les sens ! Enfin, dans la mesure de mon handicape, bien entendu… Mais l’esprit était là. La tentation fut grande pour moi de me précipiter sur mon clavier pour tenter de vous transmettre ma liesse, mais j’ai préféré attendre ce matin. Histoire d’avoir un peu de recul quand-même.
Alors que c’est-il passé ce fameux mardi 13 mai sur les coups de 18H00 ? Et bien il s’est passé ce qui arrive lorsque les députés de l’opposition sont beaucoup plus mobilisés que ceux du gouvernement. Et pourtant, déjà lors du premier examen du projet à l’assemblée, le cas avait failli se produire. Rappelez-vous le coup de gueule de Nathalie Kosciusko-Morizet et le recadrage des députés qu’avait dû faire notre Glorieux Président élu pour être assuré de la bonne mobilisation de ses troupes. Il semblerait que ces gueulante n’est pas portée ses fruits.
Comment aurait-elle pu d’ailleurs ? Car cette loi qui a pour but « d’encadrer » la future production d’OGM en France ne plait pas à tout le monde, à gauche comme à droite. Mais pour un député de droite, forcément UMP, il n’est pas très bien vu de voter contre les réformes du chef de l’Etat. Alors le mieux à faire est encore de ne pas être présent lors du vote… Avoir autre à chose à faire, une inauguration incontournable en province par exemple !
Bref, c’est une nouvelle claque dans la face de Sarko. Mais, bon il commence à avoir l’habitude et je gage que cela ne l’arrêtera pas bien longtemps. Je vois mal le gouvernement renoncer aux promesses faites aux industriels de l’agro-alimentaire. Il préférera renoncer à celles faites envers son électorat… Pour preuve la contre-attaque a déjà commencée. Le Premier ministre François Fillon a convoqué dés aujourd’hui une commission paritaire. C'est-à-dire, une commission composée de sept députés et de sept sénateurs qui seront chargés de réécrire et de voter un nouveau texte. Le souci est que par cette voie-là, on assiste à un passage en force d’une loi mal ficelée et pas assez éclairée.
Affaire à suivre donc…

dimanche 11 mai 2008

La forêt (3)

Le taillis

Après la futaie régulière, je voulais vous parler aujourd’hui du taillis. Comme vous en avez désormais l’habitude, posez-vous la question de son utilité, et vous comprendrez le pourquoi de sa structure et de sa gestion. Le nom même de taillis comporte en lui la définition de ce qu’il est. C'est-à-dire que le taillis est un espace boisé issu de la taille des arbres au plus près du sol et est fonction de sa capacité à émettre des rejets.

Toutes les essences feuillues de France, et certaine essences résineuses exotiques comme les cyprès, sont capables d’emmètre des rejets une fois coupées. En effet, les arbres feuillus disposent de ce que l’on appelle des bourgeons dormants. Ceux-ci lorsqu’ils sont situés sous l’écorce sont dit adventifs, et sont appelés proventifs lorsqu’ils se développent à partir d’une section de souche ou d’une branche. Les bourgeons dormants ont ceci de merveilleux qu’ils sont capables de se développer très tard et uniquement lorsqu’ils sont mis en lumière. Vous connaissez tous ce phénomène pour l’avoir utilisé vous-même en taillant des rosiers, des vignes ou mêmes des bonzaïs !
Donc les feuillus rejettent. Lorsque l’on coupe une parcelle de feuillus, l’année qui suit vous allez constater l’apparition de multiples petite branches issues des souches restante. Ces tiges vont alors se comporter comme des arbres uniques et se développer comme dans un bouquet de futaie régulière (sauf que c’est le même arbre, avec le même patrimoine génétique). C'est-à-dire que la même histoire de concurrence pour la lumière va recommencer, les tiges vont grimper vers le haut, en se développant à toute vitesse et avec une puissance phénoménale.
Une petite précision cependant ; Lorsque l’on plante un arbre, son développement racinaire est plus ou moins proportionnel à celui de sa surface de ses branches… Je veux dire par là, que lorsque vous regardez un arbre, vous pouvez imaginer que les racines occupent approximativement le même volume que l’arbre lui-même. Un peu comme si un chêne se reflétait dans un lac, l’image renvoyée par l’eau, c’est ce qui se trouve sous la terre. (Ok ?)
Donc pour imaginez à présent la force avec laquelle les rejets vont pousser, dites vous que l’arbre va tenter à tout prix d’équilibrer son ensemble. Il dispose des racines convenant à un arbre entier pour nourrir les quelques pousses qui lui surgissent du tronc ! Résultat, les rejets sont véritablement dopés, suralimentés.
On peut voir sur le schéma ci-contre le cycle de vie d’un taillis. On coupe, on laisse rejeter et pousser, puis on recoupe. Ainsi de suite jusqu’à épuisement de la souche. Epuisement qui n’interviendra qu’au bout de quatre ou cinq cycles de 40 à 50 ans…
Alors à quoi cela sert-il un taillis ? Je vous l’ai déjà dis, une forêt se doit d’être « utile », et c’est bien sur le cas pour le taillis. Et bien un taillis va surtout servir à produire des bois de petits diamètres en un temps record. C’est particulièrement pratique lorsque l’on veut pouvoir récolter du bois de chauffage par exemple. De même la culture en taillis est privilégiée dans la production de châtaignes, la protection des pentes et particulièrement dans tous ce qui vise à protéger la biodiversité…
Une forme de taillis bien connue c’est la haie. Ces haies du bocage normand qui sont à la fois une unité de production pour plein de produits : Cela va des branchages pour le bétail, au bois de chauffage, en passant par les fruits, et ce qui ne gâte rien les haies sont d’excellents réservoirs de faune et de flore ainsi qu’un fixateur de sol hors pairs. Bref, la haie c’est top !

Pour être tout à fait complet, je me dois de vous préciser que l’on peut trouver le taillis mélangé à d’autres formes d’organisations forestières. Par exemple, vous pouvez voir des taillis sous futaie, mélangés ou non… C'est-à-dire que l’on peut avoir un taillis avec quelques grands arbres traités en futaie régulière (voir ci-contre). L’aspect général de la forêt s’en trouve largement amélioré car il devient alors moins monotone et plus riche écologiquement parlant. De plus, économiquement, cela permet d’augmenter la palette de produits à proposer en fournissant au propriétaire quelques grosses billes de bois d’œuvre. Mieux les arbres de la futaie peuvent ne pas être de la même essence que celle du taillis ! Encore mieux, imaginez une futaie de sapins recouvrant un taillis de hêtres… C’est le nirvana pour un type comme moi ! Des verts différents. Un aspect irrégulier hiver comme été… J’ai dit irrégulier ? Ca tombe bien, mon prochain article parlera de la futaie irrégulière !
A suivre…

vendredi 9 mai 2008

L’homme qui plantait des arbres

Aujourd’hui je voulais vous faire partager un film. Il s’agit de « L’homme qui plantait des arbres ».
Appelons ça un dessin animé, si vous y tenez. Pour moi c’est beaucoup plus que ça. L’homme qui plantait des arbres, c’est d’abord un texte, celui de Jean Giono, écrit en 1953. C’est une véritable ode à la sagesse et au respect de la nature. Une ode à la vie.
Cette adaptation canadienne de Frédéric Back, date de 1987 et a remporté de nombreux prix, dont un Oscar. Et puis, bien sur, il y a la voix, superbe, grave, du regretté Philippe Noiret.
Sur le chemin d’un homme il y a toujours un livre, un film, une œuvre d’art quelconque qui influence sa vie. Pour moi, ce petit film en est un exemple.


Pour ceux qui ne connaissent pas, profitez c’est beau à pleurer. Pour les autres…et bien, reprenez en une dose, ça ne peut que vous faire du bien.


Pour des raisons techniques je vous présente cette œuvre en trois petits opus (10+10+4,23mn).
















lundi 5 mai 2008

Le salaire de l’exil

Ce samedi Le Parisien révélait une bien curieuse offre d’emploi proposée par L’ANPE. En fait, il s’agit de deux offres, deux postes à pourvoir en informatique respectivement numérotées 637398L et 637400L.
Comme vous pouvez le constater sur la capture écran que j’ai effectué, il s’agit de postes à pourvoir en Inde, à Pondichery. Le niveau demandé est Bac+2, le salaire est à négocier entre 10000 et 20000 roupies pour 40 heures de travail par semaine… Sauf qu’au court actuel, la roupie est cotée 0,0159 Euros. Ce qui nous donne un salaire compris entre 159 € et 318 €… Par mois !
Ces deux offres sont sur le serveur de l’ANPE depuis au moins le 23 avril et si elles sont encore en ligne, c’est qu’elles n’ont pas encore trouvées preneurs. Pour l’agence, rien de choquant dans ces offres puisque le salaire proposé est quatre à cinq fois supérieur au salaire moyen indien.
Selon le Journal du Dimanche, l'offre à Pondichéry émane d'une agence web fondée en 1997 à Jonzac en Charente-Maritime, développant des services internet et délocalisée à Pondichéry depuis 2007 sous le nom de
Hangar 17 ICT. Son dirigeant, Denis Delcroix, a déclaré: «Je suis dans mon droit, je suis une entreprise indienne, j'embauche aux conditions locales». «La globalisation du marché m'a amené à ce nouveau positionnement stratégique» afin de «continuer à apporter des solutions toujours plus innovantes, à des tarifs ultra-compétitifs», explique son site à l'adresse des clients, parmi lesquels des marques de cognac du groupe LVMH, collectivités, industriels... et l'ANPE elle-même.

Alors la question que je me pose est qui va bien vouloir accepter une telle offre ?
Bac+2, en informatique cela suppose un jeune de 20 ans sans expérience. Il fut un temps, ou l’expatriation pouvait être une expérience personnelle épanouissante, mais surtout rémunératrice. Quel jeune (ou moins jeune) va accepter d’aller vivre à Pondichery, ville enchanteresse s’il en est, pour gagner certes correctement se vie, mais sans rien avoir à se mettre de coté pour un éventuel retour ? C’est un exil définitif ?
De plus, l’annonce ne précise pas si le trajet est pris en charge par l’employeur, ou pas. Sans compter que vu les compétences requise, j’imagine très bien ce futur informaticien bosser pour des développeurs de spam, pop-up et autres merdes qui nous empoisonnent l’écran.
A noter que depuis ce matin le site de Hangar 17 n’est plus joignable pour cause de… Maintenance. C’est peut-être pour ça qu’ils ont besoin d’un informaticien ? Mais vu le salaire, je pense qu’ils vont devoir attendre longtemps.
Monsieur Delcroix, vous n’avez pas de figure.

Le 14 mai 2008. Le site de Hangar 17 est de nouveau disponible. De même, les annonces ont disparues du site de l’ANPE.fr. La question reste entière : Les offres ont-elles été pourvues ou bien l’ANPE les a retirées ?

samedi 3 mai 2008

La croix du bucheron

Aujourd’hui j’ai envie de vous faire découvrir un truc qui, lorsque je l’ai découvert moi-même, m’a épaté. Cela s’appelle la croix du bucheron.
Jeune technicien forestier je me suis vite retrouvé confronté à un problème. Comment estimer la hauteur de tel ou tel arbre ? Question ardue pour qui n’a pas « le compas dans l’œil ». En fait, nous sommes tous inégaux, face cette capacité à estimer les distances. C’est comme ça, on y peut rien. Certains ont le compas, et d’autres pas et moi je fais partie de ces derniers. Alors que je passais pour un bouffon auprès de mes condisciples, je me suis vite rendu compte que dans mon boulot, ne pas arriver à estimer une hauteur pouvait vite se révéler handicapant. Il est certain que l’expérience est importante. Plus vous avez du métier, et plus vous arrivez à être précis. Dans mon cas, au bout de cinq ans, je rajoutais toujours deux ou trois mètres… Lorsque un mètre cube de chêne qualité tranchage vaut 350 €, vous faites gaffe ! Parce qu’à l’échelle d’une parcelle, vous avez vite fait de couler votre estimation de plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Donc, il m’a fallu vite trouver un moyen de me débrouiller. Pour ma part, j’ai arrêté d’estimer les arbres pour la vente, comme ça, le problème était réglé. Bien sur il existe des moyens techniques pour vous aider. Des petits appareils appelés dendromètres (du grec dendron = arbre) sont très précieux et vous donnent des hauteurs assez précises au demi-mètre près. Mais d’abord ça vaut cher ces machins, et puis on n’en a pas forcément sous la main, ou alors c’est le copain qui l’a à l’autre bout de la parcelle…. Bref, y’a plus simple.
Plus simple, c’est la croix du bucheron. Il vous suffit d’avoir sous la main deux stylos identiques ou bien vous ramassez par terre deux morceaux de bois que vous cassez pour les égaliser. Puis vous les positionnez avec votre main de façon à ce qu’ils soient perpendiculaires. L’endroit de l’intersection n’a pas d’importance, mais je vous conseille de coller le bâton horizontal au quart inferieur du vertical. C’est vu ?
Vous vous placez alors de façon à pouvoir faire correspondre en une même ligne invisible, le pied de l’arbre, le bas du bâton vertical et votre œil.
Puis vous vous déplacez vers l’arbre de façon à faire coïncider le haut de l’arbre, le haut du bâton vertical et l’œil.
Lorsque vous êtes arrivé à ce que coïncident ces deux axes, vous vous trouvez exactement à une distance de l’arbre qui est égale à sa hauteur ! Voir schéma ci-contre, AB=BC.
Il ne vous reste plus qu’a mesurer cette distance… Pardon ? Vous avez oubliez votre décamètre à ruban à la maison ? Qu’importe, vos pieds vous les avez, vous n’avez qu’à estimer la distance qui vous sépare du pied de l’arbre avec vos pas. Mieux, avec ce que l’on appelle un double pas.
Comme pour le compas optique, nous sommes tous différents, et je gage que les pas d’un elfe ne valent pas ceux d’un hobbit… Donc, il vous faut savoir quelle est la longueur de vos pas. Vous aurez donc pris soin de mesurer la distance parcourue en faisant deux pas à la maison, et vous faites une moyenne. Pourquoi deux ? Et bien, parce que l’on ne fait pas la même longueur de pas que cela soit avec la jambe droite ou la jambe gauche, tout simplement. Moi, je sais que mes pas font 80 cm par exemple.
Et voilà ! Maintenant vous n’avez qu’à essayer ce petit système simple sur n’importe quoi. Un arbre, bien sur, mais aussi pourquoi pas, la façade d’un immeuble. De plus, je vous garanti que ce truc fait un tabac auprès des enfants ! Je l’ai mainte fois testé, et à chaque fois ça marche.

vendredi 2 mai 2008

Mea culpa

Bien. Suite à quelques commentaires biens intentionnés, je me vois contraint de vous présenter des excuses. A l’instar de notre glorieux Président élu, je reconnais avoir fait des erreurs concernant mon article sur le 1er mai. J’ai affirmé qu’il n’existait que trois jours chômé dans l’année : Le 25 décembre jour de Noël, le 1er janvier jour de l’an, et le 1er mai jour de la fête du travail. Et bien c’est faut. Pour ma défense, je n’ai répété que ce que mon ancien employeur me répétait sans penser que dans son esprit il s’agissait des jours fériés et chômés valables dans son entreprise. Et effectivement, je n’ai jamais travaillé ses trois jours, tout le temps où j’ai travaillé pour lui…
Alors ce matin, je me suis précipité sur le net pour parcourir les sites légaux et chercher plus avant. Il en ressort donc que :
Il existe dans la loi française 11 jours fériés. Le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, l’Assomption (15 août), la Toussaint (1er novembre), le 11 novembre et le jour de Noël (25 décembre).
Le 1er mai est un jour particulier puisque obligatoirement chômé. (Sauf dans certaines entreprises ou le travail ne peut être interrompu, auquel cas il est payé double).
Cela dit, ma petite erreur ne remet aucunement en cause mon écrit précédent, en ce qui concerne la solidarité…
Je prends acte de ma négligence, et je m’engage ici à me documenter encore plus et à remettre en question mes certitudes.
Ce que n’a pas fait le personnage cité plus haut, si je ne m’abuse…


De toutes les pages web que j’ai consulté, c’est celle-ci qui m’a semblée la plus claire.

jeudi 1 mai 2008

Le 1er mai

Nous sommes le 1er mai. Alors, posons-nous la question sur le sens à donner à cette journée.
Pour la plupart de nos concitoyens, il s’agit d’une de ces journées « bénies », où l’on ne travaille pas. C’est comme ça, le jour de la fête du travail, on ne travaille pas.
Pour certains c’est peut-être même l’occasion de faire durer le plaisir en prolongeant ce jour par un pont et ainsi s’en tirer avec un week-end de quatre jours. Ca tombe bien, les beaux jours arrivent et pourquoi ne pas utiliser nos RTT pour récupérer d’un hiver froid et triste. Dommage… Ces beaux projets tombent à l’eau faute de pouvoir d’achat pour être concrétisés… (Mais cela est un autre sujet.)
Pour d’autres, il s’agit de se souvenir de l’ensemble des combats que la classe ouvrière à mené depuis des lustres pour voir sa vie s’améliorer un tant soir peu. Pour ces gens la, les plus actifs vont même jusqu’à défiler dans nos rues avec d’immenses banderoles revendicatrices, et pour une fois les deux principaux syndicats vont le faire main dans la main… Image forte qui souligne encore une fois l’importance de la mobilisation contre les réformes Sarkoziennes.
Pour d’autres encore, ce jour verra également défiler quelques nazillons qui rendront hommage à une pucelle guerrière, malheureux de voir un autre réussir là où ils ont échoué pendant des années et par conséquent de n’avoir plus rien à exiger.
Petit rappel. Dans le code du travail il convient de faire la distinction entre un jour férié et un jour chômé. Des jours chômés, il n’y en a que trois dans l’année : Le 25 décembre jour de Noël, le 1er janvier jour de l’an, et le 1er mai jour de la fête du travail. Point barre. Les autres jours fériés ne sont que des dimanches de milieu de semaine. D’où l’importance d’une telle journée puisque mise au niveau de celle de la naissance du Christ et de la gueule de bois des lendemains de réveillon.
Pour moi, le 1er mai, cela veut dire que je vais me montrer solidaire de cette journée chômée… En ne travaillant pas certes, (ce qui n’est pas difficile pour un chômeur en arrêt maladie me direz-vous), mais surtout en ne faisant pas travailler les autres. Ca, c’est de la solidarité ! En effet, ma participation à ce combat consiste essentiellement à ne pas sortir de chez moi, ne faire aucun achat, c'est-à-dire à ne pas cautionner les ouvertures de magasins. Car il y en a qui sont ouvert ! Boulangers, fleuristes… Qui n’a pas profité d’un 1er mai pour se balader et chemin faisant acheter un petit truc à manger sur le bord du chemin ? Donc si je veux jouer le jeu parfaitement, je reste chez moi. Mais d’un autre côté je vais quand même regarder la télé… Donc cautionner le travail d’une partie des salariés des chaînes de télévision… Damned ! Je ne m’en sors pas !
Voilà mes amis, et pour ceux qui me rétorqueraient que je bosse quand même puisque je viens de passer une heure à écrire cet article, je répondrais que je reste dans ma tête fidèle à mes convictions, et que rédiger mon blog n’est pas un travail, même si j’y mets autant de cœur à l’ouvrage que si s’en était un.

Bon 1er mai à tous !