Dessin de Xavier Lacombe. De nombreux autres crobars sont disponibles sur son site : Le journal du clébard.
Résilience
Il y a 7 ans
Je voulais vous dire…
On dit souvent que les fêtes de Noël sont propices aux déprimes en tout genre, au blues chronique, et je me dois de vous l’avouer : Je n’y coupe pas.
Il y a d’abord une cause physiologique à laquelle personne n’échappe, c’est la baisse de l’intensité et de la durée d’exposition à la lumière qui caractérisent ces mois d’hiver. Plus couramment constaté chez les femmes, mais n’excluant cependant pas les hommes (j’en suis !) et les enfants (euh… parfois…), le TAS (Trouble Affectif Saisonnier) est un épisode cyclique par définition qui agit sur nos hormones. Et oui ! On a tendance à l’oublier, mais nous ne sommes que ça en fait. Un bon gros paquet d’hormones toutes plus actives les unes que les autres… Modifiez ne serait-ce qu’une infime composante de cette fragile alchimie, et les conséquences deviennent aussi imprévisibles que disproportionnées.
Et tout ça, c’est la faute (pour une part) à nos hormones, et plus particulièrement à une des plus importantes d’entre elles, la sérotonine.
La seule pratique viable, recommandée par le corps médical, c’est la luminothérapie. Une heure, tous les jours, sous une lampe de 5000 lux devrait pouvoir relever votre taux de sérotonine. Et ce, avant huit heure du mat ils précisent ! Parce que si vous faites ça le soir, et ben… Vous aurez du mal à dormir.
A mon sens, c’est le caractère (prétendument) obligatoire de la chose qui crée le plus de stress. Savoir que l’on doit faire quelque chose, même si l’on n’en a pas envie et malgré les contraintes que cela impose, voilà qui génère du stress.
Bien sûr, il existe d’autres occasions pour réunir une famille que Noël. Mais cette occasion-ci a de particulier qu’elle est sensée s’organiser autour des enfants. C’est donc avant tout, un regroupement générationnel.
Un autre facteur aggravant dans ce genre de confrontation (même amicale) est l’absence d’une ou plusieures personnes sensées être présentes. Lorsqu’il s’agit d’un décès, la nostalgie s’installe et contrarie le processus de deuil en ravivant des plaies partiellement cicatrisées. L’ambiance est « plombée » par l’absent qui se révèle être finalement la personne la plus présente de la soirée. Là encore, les inévitables comparaisons dont je vous ai parlé plus haut se feront, mais avec comme dénominateur commun l’attitude chacun face à la mort d’un autre.
Et voilà ! Je crois que j’ai fais le tour… Moi qui était sensé vous parler ce matin de course au large, voilà que je me suis laissé embarqué dans un discours sur les fêtes de Noël ! Faut le faire quand même ! Vous allez dire que je me répète (il le faut parfois), mais voici encore une explication supplémentaire, s’il en était besoin, de la difficulté que l’on peut avoir à remplir ses obligations. Le côté oblatif des relations humaines, comme de l’écriture, c’est bon pendant un moment, mais à la longue ça gonfle un tantinet… Un peu de narcissisme ne nui pas et j’en veux pour preuve la dextérité avec laquelle mes petits doigts ont virevolté sur le clavier pour vous écrire cet article ! 1986 mots en moins de trois heures, recherches comprises, je ne crois pas avoir fait mieux depuis que je tiens ce blog !